Les Lanciers et Chasseurs

Dimanche 16 août 2009
                                 La lance est l’arme de prédilection des cavaliers polonais….
  "Kopia" était le nom de cette arme du temps des Hussards ailés.

               Napoléon refusa de mettre cette arme en service dans l'armée française, et ce n’est qu’en 1811 qu’il finit par accepter  , alors que nos premiers polonais en 1799 faisaient déjà cliquer au vent leur lance sous la légion dites du
 « Danube » ( image de gauche) cavalerie confiée au colonel Grawroski, elle comprenait 492 ulans.        
 
                                En 1807 le nouveau Duché de Varsovie va créer sa propre armée et comptera les 6 premiers régiments de lanciers polonais nommés Ulans, équipé de lance.
            Mais ceux qui apportèrent le début d’une véritable institutions à cette arme furent bien les « Lanciers de la Vistule » issus de la légion du Danube qui déjà en 1808 en Espagne firent parler d’eux un certain 13 juin à Mallen ou le nom de « los infernales picadores » paroles qui allaient devenir par la suite le surnom des cavaliers polonais, qui signifie l’expression des « cavaliers de l’enfer » ou encore les « lanciers infernaux ».


                               Avant 1811 les lames des lances de nos ulans polonais possédaient toutes une particularité qui se trouve en dessous de la lame du fer, un renfort en forme de boule en bossage sphérique qui permettait de créer un état de choc propice à désarçonner son adversaire et indiquait la limite de pénétration c’est à dire une sorte de sécurité afin que notre cavalier ne perde pas sa lance au combat et puisse ainsi retirer avec aisance son arme de tout corps.
                               Cette arme par excellence pour ceux qui savent s’en servir fut demandée au début de la création du 1er régiment des Chevau-Légers polonais de la Garde, mais Napoléon refusa, considérant que pour une mêlée seule le sabre dit arme offensive et défensive était la seule que devait avoir sa cavalerie..

                             C’est probablement à Wagram 1809 ( la planche de droite montre bien cette lance prise par notre garde, remarquez l' aiguilette portée à droite conforme au règlement de cette année ) que nos chevau-légers  auraient enlevé quelques lances pour s’en servir contre les Uhlans de Schwarzenberg et contribuant ainsi à la fuite des autrichiens, que Napoléon révisa son opinion sur cette arme.

                                Mais une autre histoire sur l’attribution de cette arme, persiste. En 1809 sur l’initiative du colonel Krasinski une représentation est faites devant l’Empereur ou un maréchal des logis du 1er chevau-légers renverse avec sa lance, deux dragons de la Garde, devant cette efficacité au combat Napoléon accueille favorablement la distribution de cette arme tant convoitée.
                               
                                    Toujours est-il qu’en 1809 le régiment reçoit les lances à flammes rouge et blanche. Au début timidement puisque seul le 1er rang en possédait ensuite fin 1811 tout le régiment en plus de la carabine pour revenir en 1813 lors de la réorganisation à ce que le 1er rang seulement possède cette  arme et seulement la carabine pour le second.

 FABRICATION DE LA LANCE POLONAISE


                               Avant 1808 de part une méconnaissance de cette arme aucune manufacture française ne peut fabriquer la lance dites « polonaise ». Elle était produite localement en Pologne.
            Vraisemblablement plus lourde, sa hampe en bois ( noyer ou frêne) est de section carrée sous le fer dans la partie où se fixent les attaches.
           C’est ce modèle qui servit pour la fabrication à Klingenthal en 1809-1810 aux premières lances afin d’équiper nos lanciers, avec des modifications importantes.

La planche de dessin ci-dessus  représente différentes types d'armes,   les trois à droite sont de fabrication, année 1811 et celle de gauche la lance dite "polonaise" avec sa boule.

            Durant quatre ans (1811-1814) la manufacture de Klingental fabriqua Jusqu’ à 23 660 pièces. Ne voulant pas rentrer trop dans le détail de la fabrication de cette arme je donnerais rapidement que quelques indications :
                     
                     Sa fabrication en 1811 est répartie entre plusieurs corps de métier ; Les parties en fer et en acier, qui sont le fer de lance et le sabot, occupent des ouvriers qui les forgent, émoulent et liment.
                      Les vis sont faites par des hommes désignés a ces taches qui les forgent, liment, taraudent et trempent.
                     La partie bois sera en frêne, la hampe sera ronde. L ‘ensemble sera posées puis ajustées par des menuisiers.
                     Voici une planche, ci-dessus, représentant à gauche, sans la hampe, le fer de la lance avec l'attache et les 10 vis, et à droite  les sabots de cette arme. Et tout en bas la hampe en bois.
               La dimension de cette arme est variable, cela est du au changement de fabrication et décrets mais elle varie entre 265cm et 276 cm.
  Quelques exemples de mesure en 1811 : Pour la partie fer de lance la longueur de la
pointe au talon de la lame est de 21,65cm la largeur de la pointe de 1,35 cm. Pour celle du sabot sa longueur est de 13,60cm et par exemple une simple vis a une longueur de 1,80cm. Enfin le poids de la lance en 1811 avec la hampe comprise est de 1,96 kg.



LE MANIEMENT DE LA LANCE

   Voici les ordres de maniement de la lance en 16 planches (extrait de l'excellent livre, Wojsko polskie de Morawski et Nieuwazny, édition Karabela)

  
                                                                                                         
                     
        

        
       
 
 

 

  

    
        Les "pointez" ne sont sûrs qu'autant que si les ongles sont au dessus.
  
  
 

 





 Question:
   que faites vous si des cavaliers ennemis vous suivent et vous serrent de près ?
       Il faut vous servir contre eux des à droite, à gauche ou alentour parez, qui deviennent puissamment offensifs, lorsque vous les employez bien.
                                          









                               
                        
 






  

                                                                                                     
            











                           De part sa grande expérience en la matière, le général De Brack, ancien capitaine de lanciers et auteur des « avant postes de cavalerie légère » nous fait part de quelques consignes d’utilisation de la lance.

                  Elle est l’arme blanche par excellence, elle a un effet moral puissant, dont les coups sont souvent fatals à l’ennemi.
                 Tenez votre lance à pleine main et serrée, les ongles au-dessus, et ne jamais employés un mouvement qui nécessitera les ongles en dessous.
                 Faites en sorte que votre hampe soit toujours plaquée sur votre corps et sur votre avant bras.
                  La lance sera portée à droite, son sabot (photo 1 et 1b) reposant dans une botte adaptée à l’étrier.

 A l’aide de la dragonne se trouvant au centre de notre hampe, il est possible de passer le bras droit à des fins d’utilisation personnel de sa main (photo 2) Et c'est aussi un ordre celui de "Reposez Lance"
                  Il est formellement recommander de ne jamais piquer la pointe dans le sol, dans un souci de soin afin de ne pas émousser le fer de la lame.

        A l’arrêt former un faisceau (photo 3) ou faite reposer votre arme toujours debout.

        Sur votre droite (photo 4) voici une manière de laisser son arme debout, elle passe dans l'étrier et la dragonne de la lance tient sur le pommeau de la selle.
Il est évident dans un souci de commodité, votre cheval ne doit pas bouger.

                

    

Pour tout soldat, il y a honte de perdre son arme. Mais il y a un cas où il est permis à un lancier d’abandonner sa lance, c’est celui où il traverse le corps d’un ennemi.

    -De Brack raconte :
        « A Reichenbach, le plus brave lancier du régiment fut tué, et cela pour récupérer son arme plantée dans le corps de son ennemi, malgré mes ordres et surtout son entêtement d’ honneur, j’eus beau lui crier, « laisse ta lance est payée » il ne me crut pas, et coupé des siens, il périt accablé par les coups de l’ennemi.

LA FLAMME DE LA LANCE


                         Ont ne peut oublier la flamme faite de différente couleur, mais celle que l’on retient est bien ceux portée par nos « los picadores » et les légendaires chevau-légers lanciers polonais de la Garde, qui sont le rouge et le blanc….
-Pourquoi ? certainement les couleurs nationale polonaise, couleur reprise plus tard par les futurs chevau-légers français.
                         Pour les ulans polonais les couleurs sont variables en fonction du régiment :
     Le 7e par exemple semblait avoir eu des flammes à 3 bandes horizontales le jaune, bleu et rouge. Le 11e le rouge en haut et bleu en bas et une pointe blanche partant de la hampe.
      Ceux des régiments lithuaniens (17 à 21) le fanion (flamme de lance) était bleu et blanc, le bleu en haut.
       La longueur de la flamme elle aussi était variable, mais une longueur de 65 cm semble celle la plus utilisée.
   


  La flamme de lance peut-être plier dans un étuit.
comme le lancier de la vistule ci-dessous.


J’arrête ici le survol rapide de l’étude de la lance. En souhaitant d’avoir comblé vos lacunes a ce sujet.



  Mes sources :

    Wojsko polskie de Morawski et Nieuwazny  "Gwardia" édition Karabela
     Les Traditions n° 206, 104,169,222 et 60
Le livre de Charmy "Splendeur des uniformes de Napoléon"
    "Avant poste de cavalerie légère" de de Brack
    Une aide de P. Fontanel
 
Les photos sont de ma soeur que je remercie, prisent sur les journées de Waterloo.
Par M.patrice
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Samedi 16 mai 2009
               Lors de la campagne de 1812 l’armée française séjourne quelques semaines dans la capitale de la Lithuanie. Les paysans lithuaniens d’abord heureux de profiter de l’arrivée de cette armée pour secouer le servage et se libérer de leurs maîtres déchantèrent rapidement devant le nombre de maraudeur qu’apportait la grande armée.
              Les Bavarois, les Hollandais Les Wurtembergeois ravagèrent un pays déjà dans une misère profonde.
               Malgré cette nouvelle épreuve du mal, le gouvernement provisoire de la Lithuanie décida de lever une armée : il ne mit sur pied que cinq régiments de cavalerie tous ulans du 17e au 21e, quatre régiments d’infanterie, une gendarmerie à cheval et une garde nationale sans oublier les Tartares lithuaniens…..Les régiments de cavalerie et d’infanterie rejoignirent les forces du Duché de Varsovie sauf les tartares qui seront directement incorporé à la Garde impériale.

       Le 17e régiment de cavalerie, en bas à gauche (ulans) dont en voici une légère description fut de cela…..

    Créer au frais du comte Michel Tyszkiewicz en juillet 1812.
Composé de 4 escadrons tout le régiment ainsi que toutes les troupes lithuaniennes passent aux ordres du général prince Giedroyc et entre de suite en campagne.
              

   Les Variantes de l'uniforme du 17e
  
Le réglement de 1810 stipule des couleurs distinctives qui dans la réalité ne sont pas toujours respecté. C'est le cas pour le 17e, la couleur donné dans le réglement est le suivant :
___col cramoisi avec passepoil au col blanc et revers bleu foncé
   et par opposition un témoignage d'époque d'un officier danois qui vit le régiment en avril 1813 décrit l'uniforme :
___ bleu foncé, pantalon de cheval à bande rouges; et revers de couleur de chair !!

                 L 'officier de droite, à revers bleu foncé, date de 1813.  Il participe à divers combat pour enfin se replier sur l’Allemagne. Dirigé ensuite sur Brême et Hambourg il est attaché à la division danoise.

                Par décret du 1er juillet 1813 l’Empereur créer le 13e corps de la Grande Armée qui est mis sous les ordres de Davout, ce corps comprend les 3e et 40e division d’infanterie et la division danoise.
                Ce régiment sera fait prisonnier dans la défense de Hambourg.

   UNIFORME DE L'OFFICIER ET DU TROMPETTE
   
        L'officier en haut à droite porte une Kurtka fond bleu turquin avec col, parements et passepoils amarante, Boutons dorés demi rond de 15mm pour les plus grands et 11 pour les petits. Sa Schapska en cuir verni noir surmonté d'un galon en fil d'or, Visière en cuir noir cerclée de métal doré, la plaque est aussi doré, haute de 100mm et large 150mm marqué du chiffre 17.                    
           Aigle polonais juste au-dessus de la plaque et au bord et au-dessus de cette emblème se trouve une tête de lion avec un anneau qui permet le passage d'un cordon, L'angle gauche est muni d'un crochet servant a fixer une gourmette de 950mm.
            A gauche en bas la belle plaque des officiers du 17e remarquez l'emblème de la Lithuanie qui se trouve au centre de l'aigle polonais ainsi que le chiffre 17  à droite en bas la schapska cette angle nous permet de voir le crochet tête de lion..
                           
                                                                   
                                                                                  
    

 



Le trompette à gauche est splendide, une remarque importante la visière noire bordé de cuivre et le cavalier lithuanien. Sur la boucle du ceinturon l'emblème polonais . La schabraque est noire avec des dents de loup de la couleur amarante.
             
      






       

     LA TROUPE ET LA COMPAGNIE D' ELITE

   Rare sont les descriptifs du 17 ulhan... le plus difficile c'est sa schapska soit elle porte une plaque comme le décrit "knôtel" c'est a dire avec un bandeau de cuivre portant le numéro du régiment soit directement le cavalier lituanien, cet emblème est mis soit dessus un demi soleil ou bien encore directement.

    En 1812 lors de la premier année de sa parution au sein de la grande Armée, sa tenue est comme celle de son officier en haut à gauche.
 Puis en 1813 il change de tenue en bas a gauche

     
                                     
   

            Sa compagnie dite d'élite, en bas à droite, en 1812. A remarquer la schapska de couleur amarante et sa plaque en demi soleil.
      Le régiment se distingue durant les opérations dans la région de Lûbeck et dans Hambourg dont voici en bas à gauche la tenue des troupiers en 1813.
            

 




 













Mes sources  :
  L'armée de Napoléon, uniforme du 1er empire .
  Historia du 17e ulans par Tyszkiewicz
  L'armée du Duché de Varsovie par J V Chelminski
  Tradition n°169 "les régiments de uhlans du Duché de Varsovie par Y.Martin
  Images :
 le 1er officier à cheval et le trompette par S. Glinska, la schapska de l'officier vient du musée de Wiena,  tirés du livres Historia du 17e           
    
 
  





Par M.patrice
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Dimanche 7 septembre 2008
Historique du 8 ème :

        Ce régiment est formé en Podolie galicienne, en été 1809, aux frais de Kazimierz Rozwadowski et des habitants de Podolie. A ces origines sous la dénomination de 2ème de lanciers franco-galicien son fondateur en prend le commandement en août 1809.
        Le régiment se trouve au 1er novembre de la même année à Biala et à Sandomierz, ses effectifs sont de 817 hommes et 34 officiers répartis sur 4 escadrons. Ensuite il est affecté à la 2ème division du général Dabrowski de la 5ème brigade sous les ordres du général Kaminski.

        Par ordre de Poniatowski en décembre 1809, il devient le 8ème régiment de cavalerie du duché de Varsovie. En mars 1811 le colonel Rozwadowski quitte son régiment pour laisser la place au prince Radziwill.
        Durant la même année le régiment fait partie de la 3ème division de cavalerie polonaise basé à Lipno.
         Le 1er janvier, il se prépare à la campagne de Russie, il est à Plock avec un effectif de 522 hommes et 26 officiers, il possède 62 chevaux d’officier et 556 pour la troupe. 13 officiers et 193 hommes de troupes sont détachés et sans compter les 14 malades qui sont à l’hôpital, ce qui portent en tout, officier compris à 768 cavaliers. On compte également, 6 officiers et 62 hommes, au dépôt de Posen. Il forme à ce moment là avec le 13ème hussards, la 3ème brigade de la 1er division sous les ordres de Zayoncheck.

        Le 13 juin sous les ordres de son général de brigade, le général Bruyères, il arrive à Marienpol où il reste établi jusqu’à nouvel ordre.
    Dans la matinée du 28, l’Empereur fait son entrée dans la capitale de la Lithuanie, précédé par le 8ème lanciers, un honneur pour le régiment.
    Le 1er juillet, il forme avec le 6ème lanciers polonais, le 2ème hussards prussien, le 6ème d’artillerie à cheval et le 1er bataillon bis du train, la 15ème brigade de cavalerie légère. La campagne de Russie est en route. Et notre régiment se différencie le 25 juillet au combat de Vitebsk.
A gauche trompette de compagnie d'élite et officier
        Le 26 avec à sa tête, Murat, et au cotés du 6ème lanciers polonais, il pousse une charge vigoureuse sur un ennemi qui s’avance sur la plaine.              
              Le 8ème culbute, seul un premier carré russe et relance une seconde charge sur un autre carré avec l’aide du 6ème qui finiront par disperser. La division Bruyères se distingue une fois de plus à la Moskowa, où il charge les cuirassiers ennemis qu’elle rejette sur le feu l’infanterie polonaise. Le 6ème et le 8ème ainsi que le régiment de hussards prussiens font preuve d’une grande bravoure au combat.

        L’armée française évacue Moscou durant cette retraite de Russie, le colonel Radziwill est nommé major au 1er régiment de chevau-légers lanciers de la Garde. Il est momentanément remplacé par le chef d’escadron Dwernicki, qui lui-même sera remplacé en quelques semaines par le colonel A. Potocki.
         Nous sommes en 1813, le 8ème se replit sur Posen avec un effectif de 8 officiers et 206 hommes.
         Après des combats qui remplit d’éloge notre régiment, il se retrouve à la bataille de Wachau, où là avec le 4ème corps de cavalerie il culbute, une fois de plus une division de cuirassiers russes .
          A Grobern sa propre division est prise sur son flanc par une autre de cavalerie autrichienne, le régiment se replie sur les hauteurs de Wachau.
        Le 19 il repasse le fameux fleuve l’Elster, où Poniatowski trouve la mort, pour se diriger sur Sedan et être dissous comme toutes les troupes du duché de Varsovie.
        Il a alors un effectif de 47 officiers et 347 hommes de troupe ce qui est beaucoup à comparaison à d’autres régiments polonais.
   A gauche un lancier à cheval de la compagnie d'élite et un lancier ordinaire


Son Uniforme :

        Kurtka de drap bleu foncé de coupe polonaise, doublée de même drap : Col droit et de couleur rouge fermé par 3 agrafes, revers bleu foncé, parements des revers rouge et passepoils des parements rouge. Boutons plat de métal jaune portant le numéro du régiment. Au nombres de 7 par côté des revers, 3 à chaque poche, 2 sur le dos, 2 pour les épaulettes. Gilets blanc.
         Le pantalon est de même couleur que la Kurtka avec deux bandes rouges.
         La  Czapka "Schapska" est de couleur noir. Chaque angle du carré porte un sabot métallique argenté avec un crochet pour les cordons. Le numéro du régiment sur le devant et en relief le tout  sur la plaque dorée en forme de demi soleil  et au dessus l'aigle polonais. la croix de malte sur la cocarde qui est portée à gauche de la coiffe ainsi que le plumet. Le plumet est noir pour la troupe et blanc pour les officiers supérieur.
          Le manteau de couleur bleu foncé avec col haut et la rotonde retombant jusqu'à la ceinture.
       Armement :
        sabre recourbé à poignée de métal jaune avec fourreau en fer et avec deux bracelets et anneaux en métal. Pistolets en métal jaune.


        En petite tenue :
    Frac de couleur bleu foncé sans revers, avec la doublure de même couleur, boutonné par devant au moyen de 9 boutons. Col fermé par trois agrafes parements en pointe avec passepoil, le tout fermé par 2 petit boutons. Poches en long à trois pointes, les boutons, demi bombés sont en métal jaune.

        En tenue d'exercice et de corvée:

L
a veste est blanche et le bonnet de police de couleur bleu à bande rouge...

         La flamme de la lance:
             A l'origine en haut blanc, en bas rouge et coté hampe de couleur bleu en pointe comme ci-dessous. La hampe est de couleur marron

         












Ci-dessus ; un lancier avec la flamme de la lance en 1809,
le colonel du régiment , le prince Radziwill et à droite un trompette
des compagnies ordinaires.

L'autre planche ; un chef d'escadron, un lancier vers 1811-1812 en tenue de route ou campagne avec Schapska recouverte de toile et un autre lancier à cheval avec lance en 1812
.




mes sources:
L'armée du grand duché de varsovie par J.V. CHEMINSKI
L'armée de Napoléon
Magazine Tradition n° 170 page 29

Planches
les 3 premières CP collection privé
les 2 dernières par Domange sur l'Armée de Napoléon

Par M.patrice
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Vendredi 8 août 2008
                      Les Ulans ( ulanow) polonais,en polonais ulan s'écrit sans le h et utilise une lettre particulière de son alphabet le"I barré" qui correspond au "w" chez nous, est une évolution logique de ces cavaliers armée de la lance. Ils sont guères que les descendants des célèbres Hussards ailés du 16 et 17ème siècles.

                 Sous l'empire, l 'improvisation rapide pour créer une nouvelle armée, suivie de  l'individualisation des officiers, la provenance des hommes qui composent cette armée et les ressources du pays, qui sont le nerf de la guerre, bref un amalgame de choses diverses qui concourt à une observation variée pour ce qui est de la tenue que portaient telles où telles unités de cavalerie à une date précise, 1807--1815, ce qui rend la recherche plus difficile.
                Plusieurs témoignages convergent vers un fait indéniable c'est qu'il existe une grande part de différence entre le règlement de 1810 pour ce qui est de la tenue des uniformes et celle réellement portée.
                                                                                                                         Schapska de uhlan
A savoir : Les régiments polonais de cavalerie sont numérotés « à la suite » et non pas par arme :
                                                                                                                           
LE DEBUT DES ULANS :

                      Le maréchal Davout alors commandant en chef de toutes les troupes du duché de Varsovie passe en revue le 16 août 1807, les trois anciennes légions polonaises qui sont alors changées en divisions.
            Chaque division comprenait  4 régiments d'infanterie et 2 de cavalerie (1 de lanciers et 1 de chasseurs)
il fut donc créer  3 régiments de Ulans :
Placé par ordre dans les régiments de cavalerie polonaise
 le 2éme sous les ordres du Colonel             TYSZKIEWICZ
le 3éme sous les ordres du Colonel               LONCZYNSKI
et le 6éme sous les ordres du Colonel           DZIEWANOWSKI

Pour la campagne de 1809 nos trois régiments de ulans sont basés :
pour le 2ème à Varsovie qui d'ailleurs sera le seul régiment de uhlans à avoir participé à cet engagement
pour le 3ème il se trouve à la frontière de Silésie
et le 6ème à la frontière de la Vistule et de la Netze.

       Suite à l'annexion de la Galicie au duché.  Poniatowski reprend l'initiative et va recruter 10 régiments de cavalerie dont le 8e, 11e, 12e, 15e et 16e ulans en Galicie et sur le duché même le 7e et 9e ce qui va porter au nombre de 10 régiments de ulans fin 1809 début 1810 :

Ce qui nous donne en 1810 :
                                                          2e ulans sous les ordres de      PAC                     
      le 8e avec son trompette                     3e ulans sous celui de                R ADZIMINSKI
6e ulans sous les ordres de        PONGOWSKI
7e ulans sous les ordres de        ZAWADZKI
8e ulans sous celui de                Prince RADZIWILL
9e ulans sous les ordres de        PRZYSZYCHOWSKI
11e ulans sous celui de              Comte POTOCKI
12e ulans sous celui de               RZYSZCZEWSKI
15e ulans sous les ordres de       TRZECIECKI
16e ulans sous celui de               Comte TARNOWSKI


 Au début de la terrible campagne de Russie, la Grande Armée libére la Lithuanie. Le sentiment patriotique y est assez fort pour que l'on recrute 5 nouveaux régiments de cavalerie tous des ulans soit le 17e, 18e, 19e, 20e et 21e.

17e sous les ordres du colonel          TYSKIEWICZ
18e sous les ordres du colonel          WAWRZECKI
19e sous celui de                                 RAJECKI
20e sous les ordres du colonel          OBUCHOWICZ
21e sous les ordres de                         ?????????
 
             Tout ces régiments  sont formés à 4 escadrons de 2 compagnies et d'un état-major qui vont participer à la campagne de Russie, campagne qui verra bon nombres de polonais disparaître et les régiments de ulans fondre comme neige au soleil. Suite a cette malheureuse campagne les régiments de ulans sont formés comme suit :
Le 3e ulans sera reformés avec les reste du 11e, le 6e avec celui du 16e le 8e avec le 12e et pour finir le 16e avec les débris du 20e. le 2e ulans, restant avec ce qui lui reste de cavaliers, sont sous les ordres de DABROWSKI.
ils formeront les régiments suivant : 2e, 3e, 6e, 8e et 16e lanciers

             A la fin novembre 1813 toute cette cavalerie est rassemblée à Sedan reste environ 2000 cavaliers la plupart démontés. C'est alors que Napoléon décide le 3 décembre 1813 une réorganisation  avec les débris, de 2 régiments de lanciers.
le 1er sous les ordres du colonel      KURNATOWSKI
et le 2e sous celui de                       SIEMONTKOWSKI
                    Les deux régiments sont formés par le général Comte de Flahaut. Les 15 décembre 1814 un décret définit l'uniforme de ses deux régiments, il devra être le même, quand à la coupe, que celui des lanciers polonais de la ligne, coupe conforme dans les confections prescrite par le décret de 1812.                    
                   En 1814 le général PAC prends le commandement des  deux régiments ainsi que celui des éclaireurs (non polonais) pour formée une brigade attachée à la Garde.

 L'ensemble de tous les polonais, sauf ceux de la Garde, quitteront la France le 1er mai 1814.


UNIFORMES :
           En grande tenue la Kurtka de drap bleu foncé de coupe polonaise, doublée de même drap ; col droit avec 3 agrafes, revers, parements carrés, la kurtka fermée de bas en haut par des agrafes. Poches en long. Passepoils autour des revers, parements, poches, et sur les coutures postérieur des manches du dos. Manteau à manches de couleur bleu foncé avec un col haut et la rotonde retombant jusqu'a la ceinture.
              Boutons plats en métal jaune avec le numéro du régiment au nombres de 7 de chaque coté des revers, 3 à chaque poche, 2 sur le dos, 2 pour les épaulettes. gilets blanc. Giberne coffret cuivre.
Le pantalon en drap bleu foncé porté par dessus les bottes, avec double bandes de1/2 pouce chacune.
              La Czapka "schapska" traditionnelle soit de couleur bleu foncé ou encore noir, la plaque dorée avec le numéro du régiment en relief au dessus de cette plaque l'aigle polonais de couleur argenté, cocarde nationale avec crois de Malte dessus le tout portés à gauche de la coiffe , plumet noir pour la troupe et banche pour les officiers supérieurs.

               Pour les deux régiments de lanciers après 1813 l'uniforme est le suivant :  
Le fond de l'habit sera bleu la couleur distinctive du 1er sera écarlate et celle du 2e cramoisi.

      Ci-contre le 2e régiment après 1813, notez la flamme au couleur bleu et blanche.







      A gauche une planche toute symbolique venant de Gembarzewski, père de l' uniformologie polonaise.
  les ulans de 1810 à 1813
            Par ordre de numérotation des régiments de ulans en commençant en haut à gauche par le 2e, 3, 6, 7, 8, 9, 11, 12, 15, 16, 17, 18, 19, 20 et 21.
              Notez le 20e avec son uniforme vert et la particularité de sa plaque de Schapska en demi soleil et celui du 21e le revers orange.
la plupart des Schapskas sont de couleur bleu foncé. Le colback ou le shako au centre décalé sont ceux des Cie d'élites. le colback est fait en principe de fourrure d'ours.



LES TROMPETTES :

La kurtka de couleur blanche, collet et plastron de couleur régimentaire, pantalon bleu foncé. Plumet et gordon rouge sur une Schapska de couleur blanche.
Les trompettes des compagnies d'élite possèdent le colback blanc avec flamme rouge retombant sur le coté gauche, plumet rouge.

  EQUIPAGE DE CHEVAL ET ARMEMENT :
          Selle à la hongroise, avec palette de troussequin bordée de métal jaune. Schabraque de drap bleu foncé, avec siège d'astrakan noir. Portemanteau rond de drap bleu foncé portant le numéro du régiment.
          Harnachement de cuir noir, avec toutes les pièces métalliques jaunes. Mors, poitrail, croupière  jaune. Portemanteau rond portant le numéro du régiment.
          Le sabre, en principe du modèle français An XI , recourbé à poignée de métal jaune avec fourreau en fer, pistolets garnis de métal jaune. et la lance d'environ 2,873m.
        Pour ce qui est des flammes la couleur est variable suivant les régiments, ainsi le 7e semble avoir eu des flammes de couleur jaune, bleu et rouge en bandes horizontales et égales de haut en bas. La hampe a aussi était parfois décorée de stries bleu et blanc.
        Enfin pour des raisons, économiques, les ulans utilisées aussi des armes de prise : Autrichiennes et Prussiennes.




                                                         


 













                    
 


Pour finir ce paragraphe je vous laisse méditer et apprécier cette définition.
Le mot uhlan vient du tartare « Oglan » qui signifie « brave guerrier ».
Un brave du 6e Régiment



Les sources pour ce paragraphe :
le livre de J.V CHELMINSKI ET A. MALIBRAN "l'armée du duché de Varsovie"
le livre de CHARMY " splendeur des uniformes de Napoleon---- infanterie et régiment étrangers"
le livre de NAFZIGER "poles and saxons of the Napoleonic wars"
les magazines de tradition n° 169 page 39 texte  de Y. MARTIN...... n° 104 page 5 texte de A. PIGEARD
et une recherche sur le net sur le site en anglais de "polish army during the Napoleonic"
Les planches :
3 cartes postales ???
Planche 173 du livre L'armée de Napoléon, uniforme du 1er empire de 1797-1815
Planches d'uniformes du livre " zolniers polski 1797 1814" de GEMBARZEWSKI
le brave du 6e domaine public
Par M.patrice
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