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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 10:03

 

   Les trompettes de 1807 à 1814

           Les renseignements les plus fiables, bien que très incompletss, que nous possédons sont ceux du général Comte Zaluski, publiés sur les Carnets de la Sabretache, dont en voici un court extrait.
   «  Au début, les trompettes étaient habillés tout en cramoisi, la passementerie argent et blanc, mais plus tard, ils reçurent des czapskis blancs à plumets rouges et des kurtkis blancs avec les revers cramoisis ; ils montaient des chevaux blancs avec des schabraques en drap cramoisi, portant sur chaque cotés et sur le devant , la lettre N couronnée, les pans de derrière ornés de l’aigle impériale, également couronnée…. »

           Il faut avouer que le tout nouvel uniforme des trompettes ne semble pas avoir marqué les contemporains de l’époque puisque aucun tableau et dessin mise à part ceux de Adam, au crayon et réalisé en 1809, nous donne une silhouette, mais hélas sans couleur.

            Donc nous savons à présent que la tenue des trompettes au tout début de leur apparition, étaient en drap cramoisi avec certainement le collet, les revers, les parements, les retroussis, les passepoils du dos, ceux des manches, des poches et de la patte de ceinturons en blancs avec un faible galon d’argent qui bordait le collet, les revers et les parements.

           Toujours d’après Zaluski, la passementerie était en argent et blanc ainsi que l’aiguillette et l ‘épaulette, mais également le cordon de la czapski sans oublier la dragonne de sabre. Le pantalon cramoisi était à double bande et passepoil d’entre deux blancs,  ainsi que le lacet de fermeture et son bouton.

          D’après les pièces d’archives, les trompettes n’avaient pas de seconde tenue, c’est donc en kourki cramoisi qu ‘ils ont fait la campagne de 1808 en Espagne et de 1809 en Autriche.
          D’ailleurs tout comme la troupe c’est fin 1809 que l’aiguillette change de cotés d’épaule.
       numérisation0036                                             
Pour ce qui est de la schabraque, toujours d’après les écrits de Zaluski, elle était de même couleur que la troupe c’est à dire bleue, image en bas à droite, puis il leur fut délivré, aux trompettes, vers 1809-1810, une schabraque en drap cramoisi, à gauche, qui restera sans changement jusqu’en 1814.
La schabraque de grand uniforme ou « grande tenue » était galonnée de fil où en laine blanc et non en argent, de plus toujours avec le portemanteau.
                   numérisation0035
            A droite trompette 1807




Trompette 1809/1810




           

Nous ne savons pas exactement quand apparut la tenue blanche, nous la datons vers début 1810, au moment des fêtes du second mariage de Napoléon.



          numerisation0037.jpgA partir de 1810 la nouvelle tenue  eut les couleurs inversées et en même temps quelques nouveautés furent introduites dans la tenue de nos splendides trompettes, par exemple le ceinturon et la banderole de giberne.

Trompette 1810 Grande tenue



            C’est dans cette même période que fut aussi introduite la tenue bleue, moins salissante et plus robuste, cette petite tenue était aussi peu coûteuse mais néanmoins plus séante.numerisation0038.jpg 
    C’est le bleu céleste qui fut choisi comme couleur de fond, le pantalon de tenue ainsi que de route furent semblable à ceux de la troupe mise à part la couleur, le bleu turquin de la troupe devient pour les trompettes le bleu céleste.


                                                    Trompette en petite tenue  1810



Les deux planches ci-dessous représentent la tenue de route
 sur cette tenue, ont peut y rajouter le manteau roulé en travers de la poitrine, en partant du haut à gauche pour finir en bas à droite.

 numerisation0041.jpg
                                                  numerisation0042.jpg
Trompette 1809








                        

                         




                                                                                                                                                     Trompette 1810


                        L’instrument du trompette c’est à dire la trompette était de couleur argentée. Avant 1810 le cordon long d’environ 3m20 était en soie avec un tiers d’argent et deux tiers de fil blanc, le tout entrelacé avec à chaque extrémité, un gland à tête d’argent..Après 1810 le cordon était 1 tiers argent et 2 tiers cramoisi.

            numerisation004343.JPG  


    Le tablier de trompette n’apparut que début 1810 en même temps que la nouvelle tenue des trompettes. Ce tablier était en étoffe de soie cramoisi de 45cm de cotés.
      L’avers portait un aigle d’or couronnée, tenant dans ses serres des flammes brodées d’or et de fils rouges et une banderole en argent avec « Chevau-Légers Polonais » en lettres noires, le tout sur un soleil rayonnant en fils d’argent rehaussés en paillettes.
      Le revers, avait un N couronné, brodé en or rehaussé de paillettes, au milieu d’une grande couronne de laurier en argent, surmontée d’une banderole en tissus d’argent portant en lettre noires «  Garde Impériale ». Quatre cordonnets en argent servaient à suspendre le tablier à la trompette.

 



 Pour finir en guise de conclusion ;
    Les premiers trompettes en 1807 portent la kurtkis blanc avec la schabraque identique à la troupe avec aiguillette sur le bras droit, puis cette même schabraque devient cramoisi vers 1808 avec toujours l'aiguillette à droite.
    Ce n'est que fin 1809 début 1810 que la petite tenue bleue apparait avec aiguillette à gauche, de même que la nouvelle tenue aux couleurs inversées.





Sources et planches

les sources sont largement inspirée par "Rousselot" et "Charmy"

Les planches exclusivement de Moraswski du livre "Wojsko polskie" la Garde

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 11:50

            
       LE 1er REGIMENT DE CHEVAU- LEGERS LANCIERS DE LA GARDE
 La création de ce régiment hors du commun commence en 1806 durant le mois de décembre.

       Suite à l’entrée de Napoléon à Varsovie une garde d’honneur fut créée et commandée par le comte Oginski.  
       Cette garde peu nombreuse mais d’une belle tenue et dont le zèle ne se ralentit pas un seul instant,
 fît naître chez l’ Empereur l’idée d’attacher à sa garde un corps de cavalerie entièrement polonais.
            C’est ainsi que le 2 mars 1807 par un décret impérial, il sera formé à Varsovie même un pulk (régiment) de cavalerie légère polonaise composé de quatre escadrons, qui sera incorporé dans la cavalerie de la veille garde.
             Le décret précise que chaque polonais pourra entrer dans ce régiment  que ce soit : le noble, le bourgeois et l’habitant des campagnes.
              Les défauts corporels, le manque d’éducation, les mauvaises mœurs pourront seuls les exclure. Cependant, tout polonais qui voudrait entrer dans ce corps devra être, autant que possible, domicilié en Pologne et avoir un garant de sa moralité ou de sa fidélité.

              Dans ce corps d’élite, qui fut tout à fait formé en un mois on y trouve un grand nombre de polonais de marque qui prirent du service, soit par sentiment patriotique, et  d’une manière générale favorable immédiatement au rétablissement de leur nationalité.
              A peine arrivés à Chantilly,  les voilà partis sur la route de l’Espagne. Ils entrèrent avec Murat dans Madrid pour se trouvaient au moment de l’insurrection madrilène du 2 mai 1808.
             Le 20 août le reste du régiment arrive dans la péninsule Ibérique sous le commandement de son colonel V.Krasinski. Ils ne tardèrent pas à se faire remarquer, le 14 juillet à Rio-Seco puis à Burgos et enfin le 30 novembre à Somosierra ou ils prennent place dans la légende des héros.
              Après la distinction obtenue aux prix du sang versé en Espagne, un autre élément contribue à la construction de la gloire de cette cavalerie hors du commun  ; Wagram 1809, ou chargeant contre les uhlans autrichiens ils récupèrent la lance de leur ennemi pour continuer le combat, s’emparent de plusieurs canons , culbutent pas moins de 4 régiments de cavalerie et cerise sur le gâteau font prisonnier le Prince d’Auersperg.
               D' après certains écrits, c'est à ce jour là que Napoléon leur attribua cette arme redoutable qui donne une assurance de supériorité et suscite un surcroît d’ardeur. Au début il accorda cette arme seulement au premier rang,  puis finit en 1811 par l’accorder au reste du régiment, pour qu’en 1813 lors de la réorganisation du régiment l’on revienne à l’ancien décret, lances pour le premier rang et carabines pour le second.

              Placés en avant-garde de l’armée, au début de la campagne de Russie et sous le commandement de leur chef historique V. Krasinski, les Chevau-légers Lanciers polonais de la Garde prennent Wilna, écrasent des Russes au passage de la Dwina et s’immortalisent à Witepsk.
              Ils sont de toutes les charges, franchissent tous les obstacles, passent les rivières en semant la mort sur leur passage culbutent et sabrent dans un ouragan de fer.

  A Moskowa ils chargent jusqu'à 3 fois ; les deux tiers du régiment sont détruits.
     Lors de la retraite, ils sont admirables à Wiasma, à Krasnoê, diffusant la
mort partout où le 1er régiment de chevau-légers lanciers de la Garde croise le fer avec l’ennemi tout en laissant dans les plaines glacées leurs morts dans un linceul blanc. Au passage de la Bérézina ils sont placés en défense, le régiment y perd une cinquantaine d'hommes.

-"a savoir que  lorsque un homme est rayé des contrôles, cela ne signifie pas  obligatoirement qu'il a été tué mais que privé de son cheval, il est compté comme disparu et abandonné a son sort...."
              

       D'après un état de situation du 28 décembre 1812, le régiment rentre en campagne avec 79 officiers et 1085 cavaliers et 1109 chevaux il en sort en fin de campagne 54 officiers 416 cavaliers et 276 chevaux.

                En 1814 ils sont les premiers sur les champs de bataille et quittent la mêlée les derniers.
                Lorsque le 1er régiment portent les premiers coups, a la seule vue de ces cavaliers qui chargent, cela réveille dans l’esprit de leur ennemi une inquiétude grandissante de peur et de respect. Le régiment est de toute  les batailles jusqu'a l'abdication de l' Empereur.

    Les mémoires de K.Szpotanski, sous-officier au régiment raconte :

 " l" empereur nous a lancés comme ses lévriers à la chasse. Nous n'avons pas eu de repos et nous nous y sommes habitués. Ayant à manger ou non, ayant à boire ou non, nous avons combattu. L'âme et le corps se sont durcis, fuir était une honte, tandis que courir et se battre, un plaisir ; et nos chevaux ont été comme du fer: une bataille suivait une autre ils ont supporté tous les efforts".

      Liste des batailles  :
En janvier : le 27 à St Dizier, le 29 Brienne-le- chateau..........En février le 1er et le 2 La Rothière, du 10 au 14 Champaubert, le 11 Montmirail, le 12 à Chateau-Thierry, Vauchamp et Villeneuve le 14. le 18 Montereau, Troyes le 24........En mars Rocourt le 3, Braisne le 4, Berry au bac le 5, Craonne le 7, le 8 Laon, Reims le 13. Fère Champenois pour le 18, Arcis sur Aube les 20 et 21, Vitry le 23, St Dizier à nouveau le 26, Bourget le 29 et enfin Paris le 30.
 


                   Le 1er avril de cette même année on le retrouve à fontainebleau, où il reste jusqu’au 11. Ce jour là, le général Krasinski fait réunir ces Lanciers ainsi que le 3éme régiment d’éclaireurs et les placent à la suite du régiment des Chasseurs de la Garde. Napoléon ayant abdiqué relève le serment de fidélité au polonais et leur laisse la possibilité de rentrer dans leur foyer.
                                        

                   Seul un détachement de 109 chevau-légers, tous volontaires, placé sous les ordres du baron Jerzmanowski, suit l’Empereur à l’île d’Elbe, le détachement sera nommé "Escadron Napoléon".

                    Pour les cent jours, seul un escadron fut formé avec beaucoup de difficulté. La valeur de ces hommes dont la légende les précèdent ne seront pas avares de charges, les hussards anglais en feront les frais ainsi que les dragons de Cumberland. Nos lanciers sabrent jusqu’au coucher du soleil dans un élan suprême de sacrifice avec à leur tête le général Colbert et aux côtés des Lanciers Rouges.
           
                     Leurs dernières charges épiques finissent de remplir les pages de la gloire du grand livre de la Légende Napoléonienne.
                                                                                 
                                                                                                           

LancierpatriceMes sources :                                                                                                         
 Wojsko polskie "gwardia" de Morawski et Nieuwazni
Histoire de la garde imperiale de E.Marco de Saint-Hilaire
Napoléon "1814 Campagne de France" de J.Tranié et J.C Carmigniani
L'armée du Duché de Varsovie de J.V Cheminski et A.Malibran

Napoléon 1er magazine n°1 de J.P Blay

 

 

La Schapska collection privé
planches de Rousselot  dans l'ordre d'apparution 1,2,5
planche n°3 de Moraski
 le soldat blessé tiré du livre uniforme du 1er Empire du CDT Bucquoy

 

 


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