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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 17:55

 

 Je ne vais pas vous écrire le combat de Mir, je laisse cela à plus compétant que moi.

    Par contre un descriptif de la tenue des polonais ayant participés à ce combat serait plus favorable et des plus intéressant.

   numerisation0024.jpg C’est la 4éme division de cavalerie légère du général Rozniecki, ci-contre, qui participa le 9 et 10 juillet 1812 au combat de Mir.

    Cette division comprenait La 28éme brigade du général Dziewanowski et la 29éme brigade du général Turno. Face à elle, la cavalerie russe de l’Ataman Platov comprenant plusieurs régiments de cavalerie ainsi que de l’artillerie à cheval.

 

LA 28 éme BRIGADE du général DZIEWANOWSKI :

 

2e Lanciers ; colonel Tyszkiewicz            7e Lanciers
3 escadrons            3 escadrons
soit 25 officiers et 570 cavaliers            soit 33 officiers et 639 cavaliers
Notre lancier est en grande tenue            Notre lancier est en grande tenue

2et7

                           

                                                 11e Lanciers ; colonel Potocki
                                                 3 escadrons
                                                 soit 27 officiers et 526 cavaliers
                    Notre lancier est un cavalier de la compagnie d'élite en tenue de campagne

      11rgt-ciea.jpg

 

LA 29 éme BRIGADE du général TURNO :

 

                                            3e Lanciers   
                                            3 escadrons  
                                            soit 26 officiers et 632 cavaliers  
                                           Notre lancier est en grande tenue  

                                         3rgta.jpg

 

15e Lanciers ; colonel Trzecieski 16e Lanciers ; colonel Tarnowski
3 escadrons 3 escadrons
soit 31 officiers et 697 cavaliers soit 31 officiers et 657 cavaliers
Notre lancier est en grande tenue Notre lancier est en grande tenue

15rgtaa.JPG

      Voici ci-dessous quelques trompettes des régiments ayant participés à l'affaire de Mir

   trompette237                           2é Rgt                                   3é Rgt                                          7é Rgt 

               En grande tenue                     En grande tenue                         En grande tenue


      L'armement des lanciers polonais consistaient en plus de la lance, d'une paire de pistolet et d' un sabre de plusieurs modèles. Le plus à droite est un sabre français, modèle de l'an XI. Celui du centre, d'un sabre de chevau-léger autrichien et enfin le plus à gauche l'arme d'un hussard autrichien.

                      sabre.JPG

 

      Dans chaque régiment, sous le nom de Flanqueur, un certain nombre de lanciers étaient équipés d'un mousqueton de cavalerie, et cela en plus de l'armement principal.

                                                              flanqueur15-16.JPG

                                             15é Rgt                                                    16é Rgt

                                            Le modèle de l'an IX de fabrication française.                      armea1.JPG

                                      Ou encore le mousqueton autrichien, modèle 1798         armeb1.JPG

   Pour conclure.

                    Dans la 4éme division de cavalerie, chaque brigade comprenait un vieux régiment, les 2éme et 3éme. Les autres unités formées en 1809 comptaient dans les rangs un grand nombre de recrues peu entrainées. La partie équipement était aussi insuffisante d'où la variété d'armement différente dans chaque régiment. Il est impossible à ce jour de savoir précisément comment était habillé nos lanciers au moment de l'affaire de Mir. Probablement en tenue de campagne comme celui de notre cavalier d'élite du 11éme, mais rien n'est sur.

    

                                        image17-640x425.jpg

 

 

 

 

Mes sources:

Pour les planches exclusivement :

   "wojsko ksiestwa warszawskiego" volume I et II des éditions "karabela"

Textes:

Tradition 257 et 258

Campagne de russie de J.tranié et J.C Carmigniami

Souvenirs de deux généraux polonais au service de la France...Edition Historique TEISSEDRE

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Published by M.patrice - dans La Cavalerie
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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 17:34

                    A partir des troupes levées en 1806, furent créé, en 1807, 3 régiments de chasseurs à cheval, le 1er, 4ème et 5ème. Chaque régiment fut incorporé dans une  légion polonaise de 1807/1810.

 

                                         LA TENUE

                         Au début, 1806, et malgré toute les idées reçues, nos chasseurs à cheval étaient diversement vêtus. Nos fiers cavaliers portaient la kurtka de couleur bleue turquin, cette tenue semble avoir été portée par nos chasseurs jusqu’en 1810.

         ----Voici une courte description, , chasseur-en-nb.JPGci-contre 3 officiers, décrivant l'armée polonaise à Cracovie en 1809. A prendre avec beaucoup de réserves d'authenticités.

  Fig A " Colback avec plumet et flamme rouge vif. Cordon en argent. Kurtka, pantalon et schabraque en bleu turquin. Collet, passepoil, bande de pantalon rouge vif. Banderole de giberne, épaulettes et galon de schabraque or. Boutons de même. Harnachement noir avec garniture laiton." 

   Fig B et C "glands des flammes de colback en or. Buffleterie noire avec ornements en laiton, schabraque rouge vif avec galon et franges en or. Dragonne en argent"

   Le changement de couleur de cette tenue commencera progressivement à partir de 1808, dans l'ensemble des régiments de chasseurs à cheval.

  

                      En 1810, Poniatowski promulga le nouveau décret sur le règlement des uniformes et administration du Duché de Varsovie. Règlement qui prescrit le nouvel uniforme de couleur verte, comme celui des chasseurs de Napoléon.  

  Voici les prescriptions pour les nouveaux uniformes des chasseurs à cheval. 

                Kurtka vert foncé, doublé de même drap. Col droit fermé par 3 agrafes ; parements en pointe. La kurtka est fermée par 9 boutons bombés de métal jaune ; 2 boutons à chaque poche. Le pantalon long de même drap (vert) avec double bande de 1 pouce de large chacune ; le bas du pantalon est fermé par 6 agrafes. Col, parements, bandes, de la couleur distinctive du régiment. Gilet de drap blanc sous la kurtka. Gants blancs à crispin. Epaulette à dessus en écailles de métal jaune avec frange blanche pour les compagnies du centre, rouge pour les compagnies d'élite. En service le pantalon de drap blanc à la française.

                                    kurtka

                               Compagnie du centre                             Compagnie d'élite

                                   

                Les compagnies d’élites et les officiers sulbaternes paradaient en colback de fourrure d’ours à dessus avec la flamme de la couleur du régiment, orné pour la parade de cordons et d’un plumet. La calotte, du même drap que le col, forme des plis réunis au centre par un large bouton d'or.

              chasseur avant 1810 

Sur la planche de gauche, vous apercevez deux uniformes du 5ème régiment, celui de droite, date de 1810 et celui de gauche 1807, la distinction se faisant grâce aux revers.

   

 

Pour la petite histoire Il semblerait que le 5ème ait porté la tenue bleue jusqu'à la fin de l’année 1810 .

   

      Leur uniforme différait entre régiment par la couleur du col, des revers (avant 1810), des manchettes et des passements

  


   Chasseur-bonnet.JPGA droite ; les plumets et à gauche les bonnets de police des 3 régimentsChasseur-plumets-copie-1.JPG

 

  n° 1 le 1er régiment......n° 2 celui du 4ème......n°3 le 5ème

    

    

   

 L’habillement des chasseurs comprenait aussi une ample capote ronde avec pèlerine qui protégeait le cavalier, son équipement et ses armes de la pluie et des intempéries. le manteau est de couleur verte.

    EQUIPAGE DE CHEVAL 

    Toujours après 1810.

                Pour la troupe, schabraque de drap vert à angles arrondis, bordés de passepoils de la couleur distinctive. la selle de cuir noir. Harnachement en cuir noir, avec toutes les pièces métalliques jaunes. Etriers en fer. Portemanteau de drap vert, rond, portant sur les bouts le numéro du régiment.  Pour les compagnies d'élites, schabraque à peau de mouton, avec la bordure dentelée à la couleur du régiment.

 

    LES OFFICIERS

                                  Grande tenue : Est la même que celle de la troupe. le collet à la couleur distinctive avec un cor brodé en or de chaque côté. Le colback, pour les officiers subalternes, avec cordelière en argent. Calotte de la couleur du régiment.  Jugulaire en cuivre doré. Pour les officiers supérieurs, shako avec cordelière argent, plumet blanc. Banderoles de giberne, en cuir noir ou rouge, bordé d'or,  ornements or devant et derrière. Giberne à coffret de cuivre, patelette en cuir noir ou rouge bordée de cuivre. 

chasseur-officier-ok.JPG

                                   Petite Tenue : Frac de drap vert foncé doublé de même. Col droit fermé par 3 agrafes. Parements en pointe de la couleur du col, fermé par 2 petits boutons. Frac boutonné par 9 boutons de métal jaune. Poches en long dans les plis des basques, à 3 pointes, avec 3 boutons. Pantalon de drap blanc à la française, ou de drap vert foncé ; bottes à la hongroise, bordées à leur partie supérieur d'un petit galon de fil noir avec un gland en avant. Le pantalon pour le service journalier en drap vert ou gris, garni de cuir noir entre les jambes et sur la jambe gauche et cela pour résister au frottement du sabre.


Les officiers arborent le chapeau chasseur officier1surtout en petite tenue.

        

 

      EQUIPAGE DE CHEVAL.chasseur equip

      Schabraque en drap vert, galon or liseré vert avec cor de chasse dans les coins. Demi-scabraque en peau de mouton noire festonnée de drap de la couleur distinctive. Port manteau rond en drap vert bordé or avec en son centre un cor brodé or.

                                                          A droite, officier supérieur en grande tenue

              

     

 

       TROMPETTE

   trompette5chasseurok.JPGLes trompettes se distinguaient par un bel uniforme blanc à distinctive propre à chaque régiment et cela pour les rendre visible de loin sur le champ de bataille. Les brandebourgs sont de la couleur du régiment ; cordons de trompette argent et cramoisi.

 

    chasseur-trompette1.JPG            

 

 

 

 

 

                                    

 

 

 

              COMPOSITION et MISSION

       Chaque régiment de chasseurs est composé d’un état-major et de trois escadrons de 2 compagnies de 170 hommes chacune.

        Chasseurs.jpgEn temps de paix, les chasseurs s’acquittaient d’un service de frontière et de renseignement, et prenaient part à des expéditions punitives pour le recouvrement des sommes dues à l’armée.

      Les soldats (cavaliers) étaient le plus souvent des fils de paysans âgés de 21 à 28 ans accoutumés aux chevaux depuis l’enfance. Les cadres de commandements des chasseurs, comme celui des autres régiments de l’armée polonaise, provenaient dans leur majorité d’un enrôlement volontaire. Les anciens officiers des Légions Polonaises et ceux du service français, représentaient de précieuses valeurs de combats, ils avaient une grande expérience militaire et connaissaient bien le maniement de la cavalerie sur un champ de bataille ou pour éclairer l'armée.

A gauche en haut ; le trompette du 4ème avec un officier. 1810

En haut à droite ; trompette du 5ème saluant un officier du même régiment. 1810

    En bas à gauche ; cavaliers du 5ème, celui à cheval est un chasseur de la compagnie d'élite. 1812

    En bas à droite ; à pied un chasseur de la compagnie d'élite avec un chasseur des compagnie ordinaire du 4ème. 1812

       La première campagne des chasseurs à cheval fut sa participation à la guerre contre l’Autriche en 1809. Les 1er et 5ème régiments furent lancés contre les autrichiens, pendant que le 4ème combattait avec succès la guérilla prussienne en Allemagne.

       Leurs missions consistaient en des reconnaissances, de la protection et des poursuites. Ils se battirent contre les hussards et la terrifiante infanterie autrichienne, et ils prirent part, à pied, à l’assaut de nuit du retranchement du pont de Sandomierz (1809).

       En 1812, toutes les unités mises sur pied dans le duché de Varsovie furent envoyées en Russie. La majeure partie de la cavalerie polonaise, dont nos Chasseurs (1er et 5ème), constitua la division du général Kamienski affectée au IVème corps de cavalerie du général de Latour-Maubourg comme groupe de poursuite rapide. Tandis que le 4ème fut laissé au Ve corps de Poniatowski.

      Durant la réorganisation de l’armée polonaise en 1813, suite à la désastreuse campagne de Russie, le 4ème régiment fut transformé en uhlans, et le 5ème incorporé dans le 1er régiment de chasseurs. La défaite de Leipzig sonna  la fin de l’existence de la cavalerie polonaise et entre autre celle  des chasseurs dont le courage et le dévouement furent un exemple pour tous.

 

                                      ARMEMENT

      Les chasseurs étaient armés du sabre provenant de prises faites aux Prussiens, aux Autrichiens. Après 1810, pour une aide accrut, suite à un financement de la France sur l’équipement des armées polonaises, Ils reçurent des armes de fabrication française et parfois de fabrication polonaise. Leur équipement était constitué d’armes à feu, pistolets et mousqueton à silex en plus du sabre. Malgré cette aide française, les soldats polonais et en particulier nos 3 régiments de chasseurs, manquèrent d’arme à feu. Pour pallier à ce manque, il n’est pas impossible, mais d’une façon éphémère, que nos chasseurs se soient équipés de lances (sans flamme). On trouve des récits de combat du 1er régiment,  équipé de cette arme avec laquelle nos cavaliers participèrent avec des uhlans polonais à la bataille de Baranow (1809). On retrouve également le port de la lance en 1813.

 

 

                 HISTORIQUE DES REGIMENTS

  Le 1er régiment. Distinctive rouge                         

  chasseur-1rgt.jpg Il fût créé en 1807 à Piaseczno, ville proche de Varsovie son 1er colonel fût Dombrowski (Dabrowski) et ensuite le colonel Przebendowski. Major Montrezor. Chefs d’escadrons Adamowski , Dembowski.

   On trouve le régiment à la bataille de Raszyn pour la campagne de 1809. On le retrouve, ensuite, dans le Vème Corps du prince Poniatowski en partance pour la campagne de Russie.   Il perd la moitié de ses hommes, dans la bataille de Romanow (1812) contre les cosaques.

   Puis il participe à la bataille de Borodino. A partir du mois d’août 1813 et jusqu'à la Bataille des Nations, le 1er régiment se retrouve presque toujours en première ligne. Il se bat contre les Russes, les Prussiens et les Autrichiens.

        Chasseurs du 1er régiment, années 1806/1807. Ex cavalerie du régiment de cavalerie nationale du colonel J.M Dabrowski.

   On retrouve sa trace à Wachau avec comme mission la protection des batteries françaises. Le dernier fait d’arme de se régiment date du 18 octobre 1813, alors qu'il reculait devant l’ennemi qui attaquait, il fit soudainement demi-tour et battit les chevau-légers autrichiens désordonnés par cette subite attaque.

 

  Le 4ème régiment. Distinctive cramoisi                              

    Il est formé à Plock en juin 1807. Il est commandé par le colonel Micinski avec comme chasseur-4-rgt.jpgmajor Zajaczek et chef d’escadron Gorski et Lubowiescki. Le 25 novembre il compte 4 escadrons il fait partie de la brigade de cavalerie attachée à la 1ère division d’infanterie polonaise.

    Pour la campagne de Russie, il se trouve au Vème corps, celui de Poniatowski, 16ème division, 18ème brigade. Il combat à Smolensk, Moskova, Vinkovo comme le 5ème régiment.

    Il est dissous le 22 décembre 1813, dans la place de Dennewitz, il ne lui reste sous le drapeau que 35 officiers et 36 chasseurs.

       Officier subalterne en grande tenue du 4ème régiment 1809 1812

 

 

  Le 5ème régiment. Distinctive jaune-orangé

  chasseur-5rgt.jpg Il est formé à Gnesen, dans le département de Posen, le 2 janvier 1807 sous le n°1. Il deviendra par décret du 4 juillet 1807 le régiment de cavalerie numéro 5. Il entre dans la division Dombrowski, dans la composition du 10è corps placé sous les ordres de Lefebvre.

  Par la suite et après Danzig il entre sous les ordres de Mortier alors chef du 8è corps. Immédiatement il se distingue à Friedland (1807), son chef de régiment le colonel Turno y est présenté à l’Empereur pour la bonne conduite de son régiment. Au 1er novembre, le régiment est à Varsovie et Praga, il présente un effectif de 40 officiers, 872 hommes, sans compter les 2 officiers et les quelques 105 hommes détachés.

 

        Chasseur de la compagnie d'élite en grande tenue du 5ème régiment 1810.

                Le 20 mars 1810 le colonel Kazimierz Turno est nommé général de brigade. Il est remplacé par le colonel Zygmunt Kurnatowski. Cette même année il présente un effectif de 33 officiers et de 669 hommes.

                 Le 5ème combat à Moskowa, Taroutino, Vinkovo on le retrouve aux ponts de la Bérézina. Le 9 mars 1813 lorsque son commandement est repris par Zimmermann il ne compte plus que 6 officiers et  140 hommes. Vers la fin du même mois, les débris du régiment sont versés, au 1er régiment de Chasseur à cheval qui se trouve à Zittau.

 

 

          

           FIGURINISTES

Amis pousseurs de plombs et figurinistes. 

 

DSCN0966.jpg 

 

Après 1810 ; l' uniforme est vert, ainsi que la DSCN0968.jpgschabraque avec couleur ditinctive. Les trompettes avec leur bel uniforme blanc.

Avant 1810 ; Vers les années 1806,1807,1808. L' uniforme est bleu turquin. La schabraque est plus petite, sans couleur distinctive.

                                 5ème Chasseurs 1810 (15mm)

 

 

 

 

 

Sources.

Tradition Hors série " Napoléon et les troupes polonaises"

"wojsko kiesestwa Warszawskiego" de Morawski et Wielecki, textes et images.

 "Pôle and saxons" de Nafziger, textes

"L'armée du Duché de Varsovie" textes et images 

"Splendeur des uniformes de Napoléon" de Charmy

Planche, inconnue, en N/B d 'officier et extrait des tenues.

Un grand merci à Pierre Toussaint, de Belgique, pour l'aide et l'envoie des planches en N/B. 

La caricature du trompette est de Julien Vanderberge




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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 19:36

     Voyons à présent et de façon rapide les troupes dites « pospolite » de la pologne.

La définition polonaise est la suivante « ruszenie pospolite » ( polonais pour "mouvement commun", en français le terme est "levé en masse" est aussi utilisé), est un anachronisme terme décrivant la mobilisation des forces armées.

 

    En 1806, Napoléon, se rapprochait des terres polonaises et devant cette avancée inespérée mais souhaitait, dans certaines régions polonaises éclatèrent des insurrections locales contre les Prussiens.

    Une partie de la Pologne libérée, Napoléon confia à Dombrowski l’organisation d’une armée polonaise. Cependant pour former une armée surtout de cavalerie, cela demander du temps de l’argent et beaucoup de moyen matériel. numérisation0021

               numerisation0020.jpg       

 Au-dessus un voïvodie de la pospolite de Kalisz et celui de droite celle de la grande Pologne.                  

     C’est ainsi que pour palier rapidement à une cavalerie les pospolites furent mobilisés, cette troupe issue de la noblesse, était mobilisable depuis le moyen âge, car tout noble en effet propriétaire d’un domaine, avait le devoir de se présenter en personne, armé monté et accompagné d’un écuyer ou encore de se faire remplacer. Chaque pospolite était regroupé au sein de sa région appelé voïvodie.

     numerisation0022.jpgC’est donc plus de 5000 cavaliers, armée de lance et de sabre, qui défiat les prussiens et cela  malgré leur incompétence militaire. Les pospolites prirent Stupsk et luttérent prés de Gdansk puis battirent le corps franc du comte krockow et firent prisonnier son commandant. numerisation0023.jpg

 

 

  Par la suite en 1807 certain pospolite furent versés dans les régiments de cavalerie. D’autres préférant retourner auprès de leur domaine.

 

Ci-dessus un compagnons du corps de cavalerie de la voïvodie de Sieradz  et à droite le porte bannière de celle de Gniezno.

 

 

Source :

    Toutes les planches sont tirées des excellents livres sur les "ulans"

des éditions "Karabela"


   

  

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 10:01

                                 La lance est l’arme de prédilection des cavaliers polonais….

  "Kopia" était le nom de cette arme du temps des Hussards ailés.

               Napoléon refusa de mettre cette arme en service dans l'armée française, et ce n’est qu’en 1811 qu’il finit par accepter  , alors que nos premiers polonais en 1799 faisaient déjà cliquer au vent leur lance sous la légion dites du
 « Danube » ( image de gauche) cavalerie confiée au colonel Grawroski, elle comprenait 492 ulans.        
 
                                En 1807 le nouveau Duché de Varsovie va créer sa propre armée et comptera les 6 premiers régiments de lanciers polonais nommés Ulans, équipé de lance.
            Mais ceux qui apportèrent le début d’une véritable institution à cette arme furent bien les « Lanciers de la Vistule » issus de la légion du Danube qui déjà en 1808 en Espagne firent parler d’eux un certain 13 juin à Mallen où le nom de « los infernales picadores » paroles qui allaient devenir par la suite le surnom des cavaliers polonais, qui signifie l’expression des « cavaliers de l’enfer » ou encore les « lanciers infernaux ».


                               Avant 1811 les lames des lances de nos ulans polonais possédaient toutes une particularité qui se trouve en dessous de la lame du fer, un renfort en forme de boule en bossage sphérique qui permettait de créer un état de choc propice à désarçonner son adversaire et indiquait la limite de pénétration c’est à dire une sorte de sécurité afin que notre cavalier ne perdent pas sa lance au combat et puisse ainsi retirer avec aisance son arme de tout corps.
                               Cette arme par excellence pour ceux qui savent s’en servir fut demandée au début de la création du 1er régiment des Chevau-Légers polonais de la Garde, mais Napoléon refusa, considérant que pour une mêlée seul le sabre dit arme offensive et défensive était la seule que devait avoir sa cavalerie..

                             C’est probablement à Wagram 1809 ( la planche de droite montre bien cette lance prise par notre garde, remarquez l' aiguillette portée à droite conforme au règlement de cette année ) que nos chevau-légers  auraient enlevé quelques lances pour s’en servir contre les Uhlans de Schwarzenberg et contribuant ainsi à la fuite des Autrichiens, que Napoléon révisa son opinion sur cette arme.

                                Mais une autre histoire sur l’attribution de cette arme, persiste. En 1809 sur l’initiative du colonel Krasinski une représentation est faite devant l’Empereur ou un maréchal des logis du 1er chevau-léger renverse avec sa lance, deux dragons de la Garde. Ce serait devant cette efficacité au combat, que  Napoléon accepta  la distribution de cette arme tant convoitée.
                               
                                    Toujours est-il qu’en 1809 le régiment reçoit les lances à flammes rouge et blanche. Au début timidement puisque seul le 1er rang en possédait ensuite fin 1811 tout le régiment en plus de la carabine pour revenir en 1813 lors de la réorganisation à ce que le 1er rang seulement possède cette  arme et seulement la carabine pour le second.

 FABRICATION DE LA LANCE POLONAISE


                              Avant 1808 de part une méconnaissance de cette arme aucune manufacture française ne peut fabriquer la lance dite « polonaise ». Elle était produite localement en Pologne.
            Vraisemblablement plus lourde, sa hampe en bois ( noyer ou frêne) est de section carrée sous le fer dans la partie où se fixent les attaches.
           C’est ce modèle qui servit pour la fabrication à Klingenthal en 1809-1810 aux premières lances afin d’équiper nos lanciers, avec des modifications importantes.

La planche de dessin ci-dessus  représente différentes types d'armes,   les trois à droite sont de fabrication, année 1811 et celle de gauche la lance dite "polonaise" avec sa boule.

            Durant quatre ans (1811-1814) la manufacture de Klingental fabriquera Jusqu’ à 23 660 pièces. Ne voulant pas rentrer trop dans le détail de la fabrication de cette arme je ne donnerai rapidement que quelques indications :
                     
                     Sa fabrication en 1811 est répartie entre plusieurs corps de métier ; Les parties en fer et en acier, qui sont le fer de lance et le sabot, occupent des ouvriers qui les forgent, émoulent et liment.
                      Les vis sont faites par des hommes désignés à ces tâches qui les forgent, liment, taraudent et trempent.
                     La partie bois sera en frêne, la hampe sera ronde. L ‘ensemble sera posé puis ajusté par des menuisiers.
                     Voici une planche, ci-dessus, représentant à gauche, sans la hampe, le fer de la lance avec l'attache et les 10 vis, et à droite  les sabots de cette arme. Et tout en bas la hampe en bois.
               La dimension de cette arme est variable, cela est du au changement de fabrication et décrets mais elle varie entre 265cm et 276 cm.
  Quelques exemples de mesure en 1811 : Pour la partie fer de lance la longueur de la
pointe au talon de la lame est de 21,65cm la largeur de la pointe de 1,35 cm. Pour celle du sabot sa longueur est de 13,60cm et par exemple une simple vis a une longueur de 1,80cm. Enfin le poids de la lance en 1811 avec la hampe comprise est de 1,96 kg.



LE MANIEMENT DE LA LANCE

   Voici les ordres de maniement de la lance en 16 planches (extrait de l'excellent livre, Wojsko polskie de Morawski et Nieuwazny, édition Karabela)

  
                                                                                                         
                    
        

        
       
 
 

 

  

    
        Les "pointez" ne sont sûrs qu'autant que si les ongles sont au dessus.
  
  
 

 





 Question:
   que faites vous si des cavaliers ennemis vous suivent et vous serrent de près ?
       Il faut vous servir contre eux des à droite, à gauche ou alentour parez, qui deviennent puissamment offensifs, lorsque vous les employez bien.
                                          









                               
                        
 





  

                                                                                                     
            











                           De part sa grande expérience en la matière, le général De Brack, ancien capitaine de lanciers et auteur des « avant postes de cavalerie légère » nous fait part de quelques consignes d’utilisation de la lance.

                  Elle est l’arme blanche par excellence, elle a un effet moral puissant, dont les coups sont souvent fatals à l’ennemi.
                 Tenez votre lance à pleine main et serrée, les ongles au-dessus, et ne jamais employér un mouvement qui nécessitera les ongles en dessous.
                 Faites en sorte que votre hampe soit toujours plaquée sur votre corps et sur votre avant bras.
                  La lance sera portée à droite, son sabot (photo 1 et 1b) reposant dans une botte adaptée à l’étrier.

 A l’aide de la dragonne se trouvant au centre de notre hampe, il est possible de passer le bras droit à des fins d’utilisation personnelle de sa main (photo 2). C'est aussi un ordre? celui de "Reposez Lance".
                 --- Il est formellement recommandé de ne jamais piquer la pointe dans le sol, dans un souci de soin afin de ne pas émousser le fer de la lame.

        A l’arrêt former un faisceau (photo 3) ou faites reposer votre arme toujours debout.

        Sur la droite (photo 4) voici une manière de laisser son arme verticale, elle passe dans l'étrier et la dragonne, l'ensemble est maintenu sur le pommeau de la selle. Il est évident que dans un souci de commodité votre cheval ne doit pas bouger.

                

    

Pour tout lancier, il y a honte de perdre son arme. Mais il y a un cas où il est permis d’abandonner sa lance, c’est celui où il traverse le corps d’un ennemi.

    -De Brack raconte :
        « A Reichenbach, le plus brave lancier du régiment fut tué, et cela pour récupérer son arme plantée dans le corps de son ennemi, malgré mes ordres et surtout son entêtement d’ honneur, j’eus beau lui crier, « laisse ta lance est payée » il ne me crut pas, et coupé des siens, il périt accablé par les coups de l’ennemi.

LA FLAMME DE LA LANCE


                         On ne peut oublier la flamme qui est faite de différentes couleurs, mais celle que l’on retient est bien celle portée par nos « los picadores » et les légendaires chevau-légers lanciers polonais de la Garde, qui sont le rouge et le blanc….
         représentant les couleurs nationale polonaise, couleur reprise plus tard par les futurs chevau-légers français.
                         Pour les ulans polonais les couleurs sont variables en fonction du régiment :
     Le 7e par exemple semblait avoir eu des flammes à 3 bandes horizontales le jaune, bleu et rouge. Le 11e le rouge en haut et bleu en bas et une pointe blanche partant de la hampe.
      Ceux des régiments lithuaniens (17 à 21) le fanion (flamme de lance) était bleu et blanc, le bleu en haut.
       La longueur de la flamme elle aussi était variable, mais une longueur de 73 cm au plus grand et de 48,7 au plus court semble celle la plus utilisée.
La dimension sur la hauteur est de 48,7.


  La flamme de lance peut-être plié dans un étui.
Comme le lancier de la vistule ci-dessous.


J’arrête ici le survol rapide de l’étude de la lance. En souhaitant d’avoir comblé vos lacunes à ce sujet.



  Mes sources :

    Wojsko polskie de Morawski et Nieuwazny  "Gwardia" édition Karabela
     Les Traditions n° 206, 104,169,222 et 60
Le livre de Charmy "Splendeur des uniformes de Napoléon"
    "Avant poste de cavalerie légère" de de Brack
    Une aide de P. Fontanel
 
Les photos sont de ma soeur que je remercie, prisent sur les journées de Waterloo.

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 10:21

               Lors de la campagne de 1812 l’armée française séjourne quelques semaines dans la capitale de la Lithuanie. Les paysans lithuaniens d’abord heureux de profiter de l’arrivée de cette armée pour secouer le servage et se libérer de leurs maîtres déchantèrent rapidement devant le nombre de maraudeurs qu’apportait la grande armée.
              Les Bavarois, les Hollandais Les Wurtembergeois ravagèrent un pays déjà dans une misère profonde.
               Malgré cette nouvelle épreuve du mal, le gouvernement provisoire de la Lithuanie décida de lever une armée : il ne mit sur pied que cinq régiments de cavalerie tous ulans du 17e au 21e, quatre régiments d’infanterie, une gendarmerie à cheval et une garde nationale sans oublier les Tartares lithuaniens…..Les régiments de cavalerie et d’infanterie rejoignirent les forces du Duché de Varsovie sauf les tartares qui seront directement incorporé à la Garde impériale.

      Le 17e régiment de cavalerie,  dont en voici une légère description historique

  HISTORIQUE DU REGIMENT

  Créer au frais du comte Michel Tyszkiewicz en juillet 1812, dans la contrée de Wilna, ce régiment et celui du 19éme feront cause commune.  
    Le régiment fut commandé dans l'ordre  par Tyszkiewicz lui même Kozlowski et Brzechffa, le premier major fut Giedroyc et les chefs d'escadrons Strowski et Soltan .  
    Pendant la retraite de russie, il sera sans aucun doute un régiment actif, puisque en décembre 1812 il lui manque cruellement des officiers.
     Le 11 février 1813 le 17ème ainsi que le 19ème se trouvaient à Zirke sur la Warta, les deux régiments étaient sous les ordres du général Giedroyé. Dans la nuit du 11 au 12 février les régiments furent attaqués par surprise par le corps russe du général Tchernitcheff et par quelques cosaques. Malgré une défense et une résistance opiniâtre les régiments furent complètement défaits et subirent des pertes énormes en morts en blessés et prisonniers. Le  Comte Tyszkiewicz y fut blessé de trois coups de lances et fait prisonnier. Le régiment pris une part active à la conquête de Hambourg et passa sous les ordres de Davout. Lors du siège de cette ville, occupée alors par les Français, plusieurs officiers du 17éme se distinguèrent à cette époque tout particulièrement et furent portés à l'ordre du jour.

  -----Tel  que cette affaire : Joseph Kaszyc, détaché de la garnison pour une reconnaissance dans les environs , rencontra et attaque corps à corps, le célèbre colonel prussien Schill, le blessa d'un coup de sabre et le fit prisonnier. Puis ce même officier, lors de la retraite de Lübeck à Remberg en Danemark, Kaszyc se jeta avec 20 lanciers de son régiment au milieu du camp ennemi et fit 50 prisonniers, s'empara de 200 chevaux et d'une grande quantité de caissons et de bagages.

  
 
  
L'UNIFORME .

      ulans-123.JPG    D' après  l'historique du 17éme par le Comte J. Tuszkiewicz descendant direct du créateur du régiment, laisse à croire que de toute évidence la tenue est la suivante ;
           Le régiment avait la tenue bleu foncé, avec col amarante, des revers bleu foncé avec liseré amarante. Les cordons et les boutons dorés. Pantalon bleu foncé à liseré amarante. Deux gilets, l'un amarante et l'autre blanc avec liseré.
        Les lanciers portent pour la parade des pantalons à la Hussarde et des bottes à la polonaise, découpées en rond.

       Pour la petite tenue on se servait de pantalons longs boutonnés de 18 boutons sur les côtés, doublés de cuir chez les soldats. plaque-17e.jpg
     La Scahpska quant à elle, porte un aigle de Pologne au-dessus du chiffre 17.
 
                
            

  

 

UNIFORME DE L'OFFICIER
   
        L'officier en haut à droite (1er planche) porte une Kurtka fond bleu turquin avec col, parements et passepoils amarante, Boutons dorés demi rond de 15mm pour les plus grands et 11 pour les petits. Sa Schapska en cuir verni noir surmonté d'un galon en fil d'or, Visière en cuir noir cerclée de métal doré, la plaque est aussi doré, haute de 100mm et large 150mm marqué du chiffre 17.                    
           Aigle polonais juste au-dessus de la plaque et au bord et au-dessus de cette emblème se trouve une tête de lion avec un anneau qui permet le passage d'un cordon, L'angle gauche est muni d'un crochet servant a fixer une gourmette de 950mm.num-risation0025.jpg
            A droite et en haut,  la belle plaque des officiers comme celle de la troupe du 17e,
  remarquez l'emblème de la Lituanie qui se trouve au centre de l'aigle polonais ainsi que le chiffre 17  à droite en bas la schapska cette angle nous permet de voir le crochet tête de lion..
                           
                                                                   
                                                                                 
  

  LE TROMPETTE



Le trompette à gauche est splendide, une remarque importante la visière noire bordé de cuivre et le cavalier lithuanien. Sur la boucle du ceinturon l'emblème polonais . La schabraque est noire avec des dents de loup de la couleur amarante.


Je joins une liste de nom de trompettes ayant appartenu au 17é.

Martin Nagajski...Joseph Lipinski...Joseph Murawicz...Mathieu Leszcynski...Joseph Micewicz...Thomas kuzynowicz...Vincent Karpowicz...Cyprien Waszynski...          
      






       

     LA COMPAGNIE D' ELITE

   Les seuls renseignements que nous avons en possession sur la tenue des compagnies d'élite, se portent uniquement sur une couleur de ponceau spécifique à la compagnie.


      Le régiment se distingue durant les opérations dans la région de Lûbeck et dans Hambourg dont voici en bas à gauche la tenue des troupiers en 1813.
Tenue qui laisse encore quelques réflexions sur sa réelle existence.
            

 




 













Mes sources  :
  L'armée de Napoléon, uniforme du 1er empire .
  Historia du 17e ulans par Tyszkiewicz
  L'armée du Duché de Varsovie par J V Chelminski
  Tradition n°169 "les régiments de uhlans du Duché de Varsovie par Y.Martin
  Images :
 le 1er officier à cheval et le trompette par S. Glinska, la schapska de l'officier vient du musée de Wiena,  tirés du livres Historia du 17e           
    
 
  





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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 17:01

                  Messieurs les Officiers de Hussards :

       L’habit dans son état général est identique à celui de la troupe, bien que l’inspiration de l’uniforme soit autrichienne (voir au début de leur création le shako de forme évasée) Le règlement au niveau de l'habit laisse aux officiers un certain degré de liberté, habituelle chez les Hussards.
      Le nombre des officiers au sein du régiment reste typiquement français.           
Soit :
    1 Colonel : officier supérieur qui commande le régiment
    1 major : adjoint au colonel
     2 chefs d’escadrons : chaque officier commande deux escadrons
    8 Capitaines de première et de seconde classe : chacun commande une compagnie (les classes permettent de distinguer les officiers du même grade en se basant sur l’ancienneté et la solde)
    8 lieutenants de première et seconde classes : officier adjoint au capitaine   
    16 sous-lieutenants.
                                                                          


   




            

Au dessus à gauche :
Colonel (5 chevrons) du 10e (a) et du 13e(b)    Au dessus  Capitaine du 10e(a) du 13e(b)
 Major du 10e et du 13e                                      Lieutenant du 10e et du 13e
 Chefs d'escadrons du 10e et du 13e                 Sous-lieutenant du 10e et du 13e

        La distinction des grades se fait principalement par des galons portés sur les manches du dolman "voir dessin du haut" et sur la pelisse au-dessus du parement, en forme de chevrons pointe vers le haut.
    La couleur distinctive des officiers est identique à celle de la troupe.
 blanc pour le 13e
 jaune pour le 10e (à gauche)
placés sur  les brandebourgs, soutaches et boutons ainsi que les parements et galons, sur le pantalon les broderies à la Hongroise et sur les bottes (gland et galon) puis sur le galon du shako.

         



                           La grande tenue

              La pelisse doublée de drap cramoisi a 5 rangs de boutons de 18 à 20 selon la taille du cavalier, la fourrure est en astrakan noir (10e) ou blanc (13e) suivant le régiment. Ornement soutaché sur le dos. Dolman à col cramoisi, même soutache et brandebourg que la pelisse.               
              Une ceinture en soie cramoisie avec des olives de la couleur argent pour les deux régiments.
              Le shako est parcouru par un galon spécial pour les officiers, fait de cercle de la couleur du régiment ; le colonel  dessin à gauche 13eme en porte deux rangs. La fourragère pour les deux régiments est en argent.
              La culotte bleue est soutachée sur les coutures avec broderies à la Hongroise sur les cuisses. Les bottes à la Hongroise en cuir noir verni avec galon et gland à la couleur.
              La banderole de giberne, de cuir noir avec en son centre un large galon en argent bordé de chaque coté d’un galon plus fin, portant une giberne en coffret argenté avec aigle polonais.
             La sabretache de cuir de couleur noire avec aigle polonais galonné en argent. Quelques officiers portent par fantaisie une sabretache de couleur rouge.
             Manteau rond de drap blanc.
             Harnachement à la Polonaise avec cuir noir et chabraque en drap cramoisi avec galon jaune pour le 10e et blanc pour le 13e. Demi-selle en peau de mouton noir . Numéro du régiment sur les plaques du croisillon, du poitrail et de la croupière.

           La petite tenue d’été celui de gauche sur le dessin avec le shako                   
          
           Dolman bleu foncé avec col cramoisi bordé de soutache à 5 brandebourgs et 3 rangs de 5 boutons. Tenue exclusivement polonaise puisque chez les hussards français c’est une tout autre tenue.
           Gilet blanc, Pantalon de drap gris garni de cuir gris entre les jambes, des bandes de drap cramoisi, portant chacune 6 boutons de métal blanc.

               La tenue d'hiver celui de droite en bonnet de police

            La pelisse de drap bleu foncé à 5 brandebourgs, garnie d’astrakan blanc ou noir suivant le régiment.   Le bonnet de police est de type français avec galon en argent.

        


   Les colonels portent des tenues richement soutachées, privilège dû exclusivement à leur grade. Leur schabraque possède un large galon et le siège est en peau d’ours au lieu de mouton noir.
Le dessin de gauche représente le colonel du 10e avec un trompette.


               En matière d’armement le règlement pour les officiers reste concis. Le sabre à lame recourbée a des provenances diverses : fourniture très souvent familiale, ou par des prises de guerres autrichiennes ou prussiennes, et plus rare d’une fabrication inspirée du modèle français An IX. Les pistolets sont garnis d’argent et au nombre de deux.


Les noms des officiers supérieurs des régiments ;
  Le 10e Hussards
Colonel : Nepomucen Uminski
Major : stanislas Ziemiecki
Chefs d’escadrons : Stanislas Osipowski ...inconnu....
 
 Le 13e Hussards
Colonel : jozef Tolinski
Major : Alexandre Oborski
Chefs d’escadrons : Stanislas Rojewski et Thomas Nosarzewski


réactualisation mars 2010

Mes sources et planches :
  L'armée du Duché de Varsovie par J.V chelminski et A.Malibran
 Worjsko Ksiestwa Warszawskiego par Morawski et Wielecki (planches)
 Tradition n°181 Les hussards du Duché de Varsovie de Y.Martin
  Poles and Saxons of the Napoleonic War par Nafziger

Figurines en 25mm par Franck
Une aide de P.Frontanel

 

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 09:44



                            Comme vous le savez, au Duché de Varsovie, seulement 2 régiments de hussards virent le jour le 10e et 13e, voir le chapitre sur les hussards.  Il me semble indispensable de voir à présent la tenue des trompettes.

          Avant de commencer, un petit rappel sur les trompettes :
          Sachant que les hussards du duché de Varsovie avaient le même règlement que les hussards français.
             On retiendra que les trompettes étaient au nombre de 16 par régiment plus un brigadier trompette à l’état-major.
             Le rôle du trompette est de  maîtriser parfaitement les 28 sonneries réglementaires que ce soit dans les quartiers ou en campagne, en bataille c'est lui qui transmet les ordres reçus de ses supérieurs grâce au son de son instrument.
           Placé au sein de son régiment, lorsque celui-ci est déployait en bataille, se trouve au centre et à vingt pas en arrière du régiment, en déplacement en colonne il est au centre du régiment dans l’intervalle des deux premiers escadrons, lors des revues on le place à quatre pas à droite du régiment et pendant une charge le trompette est derrière la troupe.
           De toute évidence le trompette reste un cavalier important au sein de sa compagnie c’est lui qui transmet les ordres reçus de par le bien des sonneries, et par conséquence son uniforme doit être reconnu par ses officiers, d’où l’intérêt de porter un uniforme reconnaissable au premier coup d’œil.

ci contre trompette du 10e avec un officier .

            Mais revenons à nos hussards polonais :
           
             Les trompettes des deux régiments se présentaient plutôt bien. Avec leur grand bonnet de fourrure rousse de renard surmonté par un plumet. Le caractère national des trompettes étaient souligné par la couleur rouge et bleu et sur la sabretache un grand aigle polonais.

           Reconnaissable avec son colback : de fourrure rousse en peau de renard :
Celui de gauche représente le colback de trompette du 13e avec flamme en rouge  et celui de droite celui du 10e.
          
La flamme du 10e est rouge ainsi que la base de son plumet tandis que le 13e est bleu et la base du plumet idem. La seule chose qui est identique c’est le cordon, blanc avec la couleur cramoisi. 

                      bonnet-de-trompette.JPG                                           

                 La pelisse (en polonais la metyk) des trompettes reste pour les deux régiments identiques c’est à dire blanche, avec brandebourg tressés de fils blanc et cramoisi ou jaune et cramoisi, bordée de fourrure rousse de renard.               
           L’uniforme comprend 3 rangées de 18 à 20 boutons selon la taille.
Les boutons pour le 13e sont blanc et ceux du 10e sont jaune comme pour le régiment.
                                  
                                                                                  Ci contre une pelisse du 10e               



             Le dolman quand à lui change suivant le régiment et avec seulement deux couleurs de base qui sont le bleu et le rouge, les brandebourgs sont blancs et cramoisi ou jaune et cramoisi suivant le régiment et en respectant toujours le galon de couleur blanc pour le 13e et jaune pour le 10e.
             Une remarque de plus qui a son importance, les bottes du 10e sont jaune et celui de son confrère, le 13é,  rouge.
                              Celui de gauche et un dolman du 10e et celui de droite du 13e
         pelisse-trompette.JPG                                                               
              
                                   L’armement du trompette reste identique à celle de la troupe. Le clairon ne possède pas de bannière mais un cordon blanc ou jaune avec du cramoisi suivant le régiment. Ci- dessous nos trompettes avec pelisse.
     trompette10.jpg

 







 

J'attire votre attention sur le fo
nd de la sabretache du trompette, rouge pour le 13e à gauche et noir pour le 10e à droite.

                                                                                                   
               Pour les trompettes d’élites une petite différence, la schabraque en peau de mouton de couleur blanche avec des dents rouges sans couverture.



  .




   Mes sources :
  Kawaleria de ryszard Morawski et Henryk Wielecki
   Les trompettes de cavalerie dans la grande armée de A. Pigeard  TRAD n° 215
  L'armée du Duché de Varsovie par J.V Chelminski et A.Malibran


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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 09:42

Historique du 8 ème :

        numérisation0002Ce régiment est formé en Podolie galicienne, en été 1809, aux frais de Kazimierz Rozwadowski et des habitants de Podolie. A ces origines sous la dénomination de 2ème de lanciers franco-galicien son fondateur en prend le commandement en août 1809.
        Le régiment se trouve au 1er novembre de la même année à Biala et à Sandomierz, ses effectifs sont de 817 hommes et 34 officiers répartis sur 4 escadrons. Ensuite il est affecté à la 2ème division du général Dabrowski de la 5ème brigade sous les ordres du général Kaminski.

        Par ordre de Poniatowski en décembre 1809, il devient le 8ème régiment de cavalerie du duché de Varsovie. En mars 1811 le colonel Rozwadowski quitte son régiment pour laisser la place au prince Radziwill à gauche.
       

           Durant la même année le régiment fait partie de la 3ème division de cavalerie polonaise basé à Lipno.
         Le 1er janvier, il se prépare à la campagne de Russie, il est à Plock avec un effectif de 522 hommes et 26 officiers, il possède 62 chevaux d’officier et 556 pour la troupe. 13 officiers et 193 hommes de troupes sont détachés et sans compter les 14 malades qui sont à l’hôpital, ce qui portent en tout, officier compris à 768 cavaliers. On compte également, 6 officiers et 62 hommes, au dépôt de Posen. Il forme à ce moment là avec le 13ème hussards, la 3ème brigade de la 1er division sous les ordres de Zayoncheck.

        Le 13 juin sous les ordres de son général de brigade, le général Bruyères, il arrive à Marienpol où il reste établi jusqu’à nouvel ordre.
    Dans la matinée du 28, l’Empereur fait son entrée dans la capitale de la Lithuanie, précédé par le 8ème lanciers, un honneur pour le régiment.numérisation0003
    Le 1er juillet, il forme avec le 6ème lanciers polonais, le 2ème hussards prussien, le 6ème d’artillerie à cheval et le 1er bataillon bis du train, la 15ème brigade de cavalerie légère. La campagne de Russie est en route. Et notre régiment se différencie le 25 juillet au combat de Vitebsk.
Eb haut trompette de compagnie d'élite et officier. A doite celui de la ligne en grande tenue.
        Le 26 avec à sa tête, Murat, et au cotés du 6ème lanciers polonais, il pousse une charge vigoureuse sur un ennemi qui s’avance sur la plaine.              
              Le 8ème culbute, seul un premier carré russe et relance une seconde charge sur un autre carré avec l’aide du 6ème qui finiront par disperser. La division Bruyères se distingue une fois de plus à la Moskowa, où il charge les cuirassiers ennemis qu’elle rejette sur le feu l’infanterie polonaise. Le 6ème et le 8ème ainsi que le régiment de hussards prussiens font preuve d’une grande bravoure au combat.

        L’armée française évacue Moscou durant cette retraite de Russie, le colonel Radziwill est nommé major au 1er régiment de chevau-légers lanciers de la Garde. Il est momentanément remplacé par le chef d’escadron Dwernicki, qui lui-même sera remplacé en quelques semaines par le colonel A. Potocki.
         Nous sommes en 1813, le 8ème se replit sur Posen avec un effectif de 8 officiers et 206 hommes.
         Après des combats qui remplit d’éloge notre régiment, il se retrouve à la bataille de Wachau, où là avec le 4ème corps de cavalerie il culbute, une fois de plus une division de cuirassiers russes .
          A Grobern sa propre division est prise sur son flanc par une autre de cavalerie autrichienne, le régiment se replie sur les hauteurs de Wachau.
        Le 19 il repasse le fameux fleuve l’Elster, où Poniatowski trouve la mort, pour se diriger sur Sedan et être dissous comme toutes les troupes du duché de Varsovie.
        Il a alors un effectif de 47 officiers et 347 hommes de troupe ce qui est beaucoup à comparaison à d’autres régiments polonais.
   A gauche un lancier à cheval de la compagnie d'élite et un lancier ordinaire

Son Uniforme :

        numérisation0008Kurtka de drap bleu foncé de coupe polonaise, doublée de même drap : Col droit et de couleur rouge fermé par 3 agrafes, revers bleu foncé, parements des revers rouge et passepoils des parements rouge. Boutons plat de métal jaune portant le numéro du régiment.

Au nombres de 7 par côté des revers, 3 à chaque poche, 2 sur le dos, 2 pour les épaulettes. Gilets blanc.
         Le pantalon est de même couleur que la Kurtka avec deux bandes rouges.

A gauche, Uhlans de la compagnie d'élite, épaulette cuivre à franges rouge.

        La  Czapka "Schapska" est de couleur noir. Chaque angle du carré porte un sabot métallique argenté avec un crochet pour les cordons. Le numéro du régiment sur le devant et en relief le tout  sur la plaque dorée en forme de demi soleil  et au dessus l'aigle polonais. la croix de malte sur la cocarde qui est portée à gauche de la coiffe ainsi que le plumet. Le plumet est noir pour la troupe et blanc pour les officiers supérieur.
          Le manteau de couleur bleu foncé avec col haut et la rotonde retombant jusqu'à la ceinture.
       Armement :
        sabre recourbé à poignée de métal jaune avec fourreau en fer et avec deux bracelets et anneaux en métal. Pistolets en métal jaune.


        En petite tenue :
    Frac de couleur bleu foncé sans revers, avec la doublure de même couleur, boutonné par devant au moyen de 9 boutons. Col fermé par trois agrafes parements en pointe avec passepoil, le tout fermé par 2 petit boutons. Poches en long à trois pointes, les boutons, demi bombés sont en métal jaune.

        En tenue d'exercice et de corvée:

L
a veste est blanche et le bonnet de police de couleur bleu à bande rouge...

         La flamme de la lance:
             A l'origine en haut blanc, en bas rouge et coté hampe de couleur bleu en pointe comme ci-dessous. La hampe est de couleur marron

         












Ci-dessus ; un lancier avec la flamme de la lance en 1809,
le colonel du régiment , le prince Radziwill et à droite un trompette
des compagnies ordinaires.

A droite ; un chef d'escadron, un lancier compagnie d'élite vers 1811-1812 en tenue de route ou campagne avec Schapska recouverte de toile et un autre lancier à cheval avec lance en 1812
.




mes sources:
L'armée du grand duché de varsovie par J.V. CHEMINSKI
L'armée de Napoléon
Magazine Tradition n° 170 page 29

Planches
les 3 premières CP collection privé
les 2 dernières par Domange sur l'Armée de Napoléon

L'officier Le prince Radziwill et le trompette ordinaire de Morawski

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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 17:46

                      Les Ulans ( ulanow) polonais, (en polonais ulan s'écrit sans le h et utilise une lettre particulière de son alphabet le"I barré" qui correspond au "w" chez nous), sont une évolution logique de ces cavaliers armée de la lance. Ils sont guères que les descendants des célèbres Hussards ailés du 16 et 17ème siècles.

                 Sous l'empire, l 'improvisation rapide pour créer une nouvelle armée, suivie de  l'individualisation des officiers, la provenance des hommes qui composent cette armée et les ressources du pays, qui sont le nerf de la guerre, bref un amalgame de choses diverses qui concourt à une observation variée pour ce qui est de la tenue que portaient telles où telles unités de cavalerie à une date précise, 1807--1815, ce qui rend la recherche plus difficile.
                Plusieurs témoignages convergent vers un fait indéniable c'est qu'il existe une grande part de différence entre le règlement de 1810 pour ce qui est de la tenue des uniformes et celle réellement portée.
                                                                                                                         Schapska de uhlan
A savoir : Les régiments polonais de cavalerie sont numérotés « à la suite » et non pas par arme :
                                                                                                                           
LE DEBUT DES ULANS :

                      Le maréchal Davout alors commandant en chef de toutes les troupes du duché de Varsovie passe en revue le 16 août 1807, les trois anciennes légions polonaises qui sont alors changées en divisions.
            Chaque division (légion) comprenait  4 régiments d'infanterie et 2 de cavalerie (1 de lanciers et 1 de chasseurs)
il fut donc créer  3 régiments de Ulans :
Placé par ordre dans les régiments de cavalerie polonaise
 le 2éme sous les ordres du Colonel             TYSZKIEWICZ
le 3éme sous les ordres du Colonel               LONCZYNSKI
et le 6éme sous les ordres du Colonel           DZIEWANOWSKI

Pour la campagne de 1809 nos trois régiments de ulans sont basés :
pour le 2ème à Varsovie qui d'ailleurs sera le seul régiment de uhlans à avoir participé à cet engagement
pour le 3ème il se trouve à la frontière de Silésie
et le 6ème à la frontière de la Vistule et de la Netze.

       Suite à l'annexion de la Galicie au duché.  Poniatowski reprend l'initiative et va recruter 10 régiments de cavalerie dont le 8e, 11e, 12e, 15e et 16e ulans en Galicie et sur le duché même le 7e et 9e ce qui va porter au nombre de 10 régiments de ulans fin 1809 début 1810 :

Ce qui nous donne en 1810 :
                                                          2e ulans sous les ordres de      PAC                     
      le 8e avec son trompette                     3e ulans sous celui de                RADZIMINSKI
6e ulans sous les ordres de        PONGOWSKI
7e ulans sous les ordres de        ZAWADZKI
8e ulans sous celui de                Prince RADZIWILL
9e ulans sous les ordres de        PRZYSZYCHOWSKI
11e ulans sous celui de              Comte POTOCKI
12e ulans sous celui de               RZYSZCZEWSKI
15e ulans sous les ordres de       TRZECIECKI
16e ulans sous celui de               Comte TARNOWSKI


 Au début de la terrible campagne de Russie, la Grande Armée libère la Lituanie. Le sentiment patriotique y est assez fort pour que l'on recrute 5 nouveaux régiments de cavalerie tous des ulans soit le 17e, 18e, 19e, 20e et 21e.

17e sous les ordres du colonel          TYSKIEWICZ
18e sous les ordres du colonel          WAWRZECKI
19e sous celui de                                 RAJECKI
20e sous les ordres du colonel          OBUCHOWICZ
21e sous les ordres de                         ?????????
 
             Tous ces régiments  sont formés à 4 escadrons de 2 compagnies et d'un état-major qui vont participer à la campagne de Russie, campagne qui verra bon nombres de polonais disparaître et les régiments de ulans fondre comme neige au soleil. Suite a cette malheureuse campagne les régiments de ulans sont formés comme suit :
Le 3e ulans sera reformés avec les reste du 11e, le 6e avec celui du 16e le 8e avec le 12e et pour finir le 16e avec les débris du 20e. le 2e ulans, restant avec ce qui lui reste de cavaliers, sont sous les ordres de DABROWSKI.
ils formeront les régiments suivant : 2e, 3e, 6e, 8e et 16e lanciers

             A la fin novembre 1813 toute cette cavalerie est rassemblée à Sedan reste environ 2000 cavaliers la plupart démontés. C'est alors que Napoléon décide le 3 décembre 1813 une réorganisation  avec les débris, de 2 régiments de lanciers.
le 1er sous les ordres du colonel      KURNATOWSKI
et le 2e sous celui de                       SIEMONTKOWSKI


                    Les deux régiments sont formés par le général Comte de Flahaut. Les 15 décembre 1814 un décret définit l'uniforme de ses deux régiments, il devra être le même, quand à la coupe, que celui des lanciers polonais de la ligne, coupe conforme dans les confections prescrite par le décret de 1812.                    
                   En 1814 le général PAC prends le commandement des  deux régiments ainsi que celui des éclaireurs (non polonais) pour formée une brigade attachée à la Garde.

 L'ensemble de tous les polonais, sauf ceux de la Garde, quitteront la France le 1er mai 1814.



UNIFORMES :
           En grande tenue la Kurtka de drap bleu foncé de coupe polonaise, doublée de même drap ; col droit avec 3 agrafes, revers, parements carrés, la kurtka fermée de bas en haut par des agrafes. Poche en long. Passepoils autour des revers, parements, poches, et sur les coutures postérieures des manches du dos. Manteau à manches de couleur bleu foncé avec un col haut et la rotonde retombant jusqu'a la ceinture.
              Boutons plats en métal jaune avec le numéro du régiment aux nombres de 7 de chaque coté des revers, 3 à chaque poche, 2 sur le dos, 2 pour les épaulettes. Gilets blanc. Giberne coffret cuivre.
Le pantalon en drap bleu foncé porté par dessus les bottes, avec double bandes de1/2 pouce chacune.
              La Czapka "schapska" traditionnelle soit de couleur bleu foncé ou encore noir, la plaque dorée avec le numéro du régiment en relief au dessus de cette plaque l'aigle polonais de couleur argenté, cocarde nationale avec crois de Malte dessus le tout portés à gauche de la coiffe, plumet noir pour la troupe et banche pour les officiers supérieurs.

               Pour les deux régiments de lanciers après 1813 l'uniforme est le suivant :  
Le fond de l'habit sera bleu la couleur distinctive du 1er sera écarlate et celle du 2e cramoisi.

      Ci-contre le 2e régiment après 1813, notez la flamme au couleur bleu et blanche.







      A gauche une planche toute symbolique venant de Gembarzewski, père de l' uniformologie polonaise.

  Les ulans de 1810 à 1813

            Par ordre de numérotation des régiments de ulans en commençant en haut à gauche par le 2e, 3, 6, 7, 8, 9, 11, 12, 15, 16, 17, 18, 19, 20 et 21.
              Notez le 20e avec son uniforme vert et la particularité de sa plaque de Schapska en demi soleil et celui du 21e le revers orange.
la plupart des Schapskas sont de couleur bleu foncé. Le colback ou le shako au centre décalé sont ceux des Cie d'élites. le colback est fait en principe de fourrure d'ours.
  

Notes
A propos de la tenue du 19éme uhlans. Une erreur qui semble venir du début du 20éme siècle, attribue au 19é, la distinctive jaune. Et malgré cela, ont trouve une peinture anonyme qui date de 1812, représentant l 'officier Medeksa avec la distinctive rose. De plus pour appuyer cette dernière découverte, le musée de Vilna posséde une Kurtka avec distinctive rose.
L'erreur semble provenir d'un dessin d' un célèbre peintre militaire polonais. Evidement des contre-verses existent sur cette distinctive.  Quoi qu'il en soit toutes représentations du 19éme régiment avec distinctive jaune seraient fausse. Pour ma part je n'en suis pas si sur.


LES TROMPETTES :


La kurtka de couleur blanche, collet et plastron de couleur régimentaire, pantalon bleu foncé. Plumet et gordon rouge sur une Schapska de couleur blanche.
Les trompettes des compagnies d'élite possèdent le colback blanc avec flamme rouge retombant sur le coté gauche, plumet rouge.

  EQUIPAGE DE CHEVAL ET ARMEMENT :
          Selle à la hongroise, avec palette de troussequin bordée de métal jaune. Schabraque de drap bleu foncé, avec siège d'astrakan noir. Portemanteau rond de drap bleu foncé portant le numéro du régiment.
          Harnachement de cuir noir, avec toutes les pièces métalliques jaunes. Mors, poitrail, croupière  jaune. Portemanteau rond portant le numéro du régiment.
          Le sabre, en principe du modèle français An XI , recourbé à poignée de métal jaune avec fourreau en fer, pistolets garnis de métal jaune. La lance d'environ 2,873m.
        Pour ce qui est des flammes la couleur est variable suivant les régiments, ainsi le 7e semble avoir eu des flammes de couleur jaune, bleu et rouge en bandes horizontales et égales de haut en bas. La hampe a aussi était parfois décorée de stries bleu et blanc.
        Enfin pour des raisons, économiques, les ulans utilisées aussi des armes de prise : Autrichiennes et Prussiennes.




                                                         


 



numérisation0003









                    
 

Pour finir ce paragraphe je vous laisse méditer et apprécier cette définition.
Le mot uhlan vient du tartare « Oglan » qui signifie « brave guerrier ».
Un brave du 6e Régiment


mise à jour le 26 /6/10
Les sources pour ce paragraphe :
le livre de J.V CHELMINSKI ET A. MALIBRAN "l'armée du duché de Varsovie"
le livre de CHARMY " splendeur des uniformes de Napoleon---- infanterie et régiment étrangers"
le livre de NAFZIGER "poles and saxons of the Napoleonic wars"
les magazines de tradition n° 169 page 39 texte  de Y. MARTIN...... n° 104 page 5 texte de A. PIGEARD
et une recherche sur le net sur le site en anglais de "polish army during the Napoleonic"
Les planches :
3 cartes postales ???
Planche 173 du livre L'armée de Napoléon, uniforme du 1er empire de 1797-1815
Planches d'uniformes du livre " zolniers polski 1797 1814" de GEMBARZEWSKI
le brave du 6e domaine public
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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 09:21

             Seulement  2 régiments de hussards furent créés en Pologne, le 10ème et 13ème.               
    -Respectivement le 10ème en 1809 à Posen et dans la même année le 13ème à Lublin.
    -La différence de l'uniforme entre les deux régiments est simple, le 10e  avait les brandebourgs et ornements de l'uniforme de couleur jaune et boutons en cuivre, tandis que ceux du 13e sont en blanc.
    -Les deux régiments sont à 4 escadrons de 2 compagnies
Descriptif de l' état-major d'un régiment :
    1 colonel                                       1 aumônier
    1 major                                          1 porte étendard
    2 chefs d'escadrons                     2 adjudants sous officiers
    1 payeur                                        1 trompette major
    2 adjudants-majors                      1 vétérinaire
    1 médecin de 1er classe              5 maîtres ouvriers (armurier
    2 médecins de 2é classe                  sellier,tailleur, culottier, bottier )
    2 médecins de 3é classe

       -Prenez note que seul dans les régiments polonais ont y trouve des aumôniers.
       -Les colonels des régiments de hussards sont respectivement, pour le 10é Jan Uminski
et pour le 13é J. Tolinski "1809-1813" et jan Sokolnicki "1813"

L'historique du 10éme est le suivant :
Il est formé en 1809 à Posen sous la dénomination de 2ème Régiment de hussards franco-galicien ou hussards de la grande Pologne. Ce n'est qu'en décembre 1809 qu'il sera nommé 10ème régiment de hussard du grand-duché de Varsovie. En mars 1812 il est fort de 587 hommes il est à Culm avec le 6ème uhlans dans la 2ème division polonaise avec comme chef  Dombrowski.

                                            ci-contre le 10éme régiment et sa Cie d' élite
   Après le passage  du fleuve, le Niémen, le 10e se distingue, le 30 juin, à Strejpuny, où il culbute avec vigueur des cosaques de la Garde russe.
 
       Le 15 juillet à Drissa, il subit de lourde perte et cela malgré sa bravoure.

  •       Le 27 a lieu le combat de Vitebsk où le colonel Uminski ainsi que le chef d'escadron Osipowski sont blessés.
  •       Le 8 août  à Inkovo il se couvre de gloire et cela en couvrant la retraite des chasseurs du duc Louis ainsi que des uhlans prussiens.
  •          Le 7 septembre à la bataille de Borodino il charge sans discontinuer, sous le feu de l'artillerie ennemi.
  •          Le 14 du même mois il pénètre le premier dans Moscou suivie des uhlans prussiens et des chasseurs du duc Louis.
  •           Le 20 septembre il ne lui reste plus que 15 officiers et 160 hommes.
  •           En février 1813 après des combats acharnés, il ne lui reste plus que 10 officiers et 246 cavaliers
  • Au printemps 1813 il est incorporé dans le 13éme hussards polonais.


L'historique du 13éme hussards :
Ce régiment est formé à Lublin en 1809 sous la dénomination de 1er régiment de hussards franco-galicien, en date de décembre 1809 il devient le 13ème de hussards, son effectif est alors de 1048 hommes officiers compris. Il est appelé familièrement "Enfants de Marie" et dans ce régiment l'ordre y règne et c'est ainsi que Poniatowski le cite à l'ordre de l'armée.
En 1811 le régiment  forme avec le 8ème uhlans la 1er division sous les ordres de Poniatowski, mais hélas son effectif a diminué pour ne représenter que 30 officiers et 543 hommes.
Notez le shako de couleur noir qui date vers 1813




Ces faits d'armes sont les suivants :

  • Le 10 juillet 1812 il se trouve au combat de Mir
  • Le 27 a celui de Romanovo
  •      A Smolensk il ne fait pas moins de 2000 prisonniers
  •       Le 7 septembre il est à Borodino (Moskova) où son colonel est blessé ainsi que Zalewski.
  •           Le 18 octobre il combat à Vinkovo où le prince Sulkowski est blessé en chargeant à la tête du régiment.
  •          Le 26 et 28 novembre il est à Bérézina prés du général Zayoncheck
  •         Le 16 janvier 1813 il est à Opatow avec 462 hommes et 31 officiers.
  •            Le 7 juin 1813 le comte de Valmy commandera le 4ème corps de cavalerie composé du 13ème, qui sera reformé avec les débris du 10ème hussards.

  L ' UNIFORME :

              Pour les 2 régiments la différence est la suivante pour ce qui est du 10éme, les galons et ornements, brandebourgs, boutons, passepoils et glands sont dorés sauf les cordons de shako reste en argent.

Et pour le 13éme,les ornements, les galons, brandebourgs, boutons, passepoils et glands sont blanc.
A gauche les shakos celui du haut appartient au 13éme
celui du bas au 10éme, et à droite les broderies de culotte celui le plus haut va au 13éme et l'autre au 10éme.            


                                    
   Ci-dessus les cols des régiments de hussards, à gauche celui du  10éme et à droite celui du 13éme            
    

Soldats en grande tenue :

             Pelisse de drap bleu foncé doublée de flanelle blanche et bordée de bouton noir, Avec 3 rangs de 18 à 20 boutons suivant la taille du cavalier.
              Dolman de drap bleu foncé à 3 rangs de boutons, collet et parement cramoisis, passepoilés à la couleur.
              Ceinture de hussards à 5 rangs, cramoisis olives à la couleur.
              Veste blanche avec manches.
              Culotte en tricot bleu clair avec hongroise et galon à la couleur.
               Bottes à la hongroise galon et gland à la couleur.
               Schako recouvert de drap bleu clair, les ornements, fourragère, jugulaire et cocarde sont pour les 2 régiments sont blanc. le plumet est retombant en crins de couleur noire, une ganse blanche descendant à moitié de la hauteur du schako et ensuite retenue par un bouton sur la cocarde.
              Sabretache de cuir noir avec galon de couleur, aigle polonais blanc pour les 2 régiment avec numéro du régiment à la couleur.
             Chabraque de couleur blanche avec dents de loup cramoisie pour les 2.
              Armements, sabre de cavalerie avec 2 pistolets.

-On m'écrit que les hussards étaient équipés réglementairement de la lance en 1813, personnellement cela me parais peu probable-


ci-dessus le 10éme avec trompette


Soldats en tenue de service et de campagne :     
       Comme pour la grande tenue mais sans les ornements sur les schakos.             
En campagne le charivari de drap gris garni de basane de cuir entre les jambes, deux bandes de bandes cramoisi sans passepoil et boutons sur le coté, puis fermé dans le bas par 6 boutons de métal de la couleur du régiment.


LES COMPAGNIES D'ELITES :
             Comme la troupe sauf que le schako est remplacé par un colback d'Astrankan noir à calotte de drap bleu clair. Pas de flamme, cordelière blanche et plumet blanc.

LES TROMPETTES :
Voir le chapitre sur les trompettes des régiments de Hussards
           
   

  Le 13éme régiment
                                                             














Mes sources pour ce paragraphe sur les hussards
Splendeur des uniformes de Napoléon de Charmy
tradition n° 181 "les hussards"
L'armée du duché de Varsovie de J.Chelminski
L' armée de Napoléon de J.Dommange
Planches :
Carte postal privé "inconnu"
Splendeur des uniformes de Napoléon--infanterie et régiments étrangers-
 planches de J.Chelminski

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