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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 19:19

  LES POLONAIS A LA BATAILLE DE SOMOSIERRA 

    LE JOUR
                           La bataille de Somosierra a eu lieu en 1808, en novembre. Si pour certains néophytes cela les laissent indifférents pour d’autres au contraire, rien que d’évoquer ce nom leur fait penser immédiatement à un régiment qui restera célèbre  dans l’imagination populaire, celui du 1er régiment de chevau-légers Polonais de la Garde,  futur 1er régiment chevau-légers Lanciers Polonais de la Garde Impériale.

                           Le souci majeur c’est la confusion au point de vue historique et  uniformologique, le mythe et surtout la légende que représente cette bataille. Donc je vous propose de voir ensemble rapidement  ce qu’il faut retenir de cette journée du 30 novembre 1808. 

 

   LIEU GEOGRAPHIQUE ET METEO
                            Le col de Somosierra qui culmine à 1435 mètres d’altitude se situe prés de Madrid (80km), c’est un des deux cols obligés sur les monts de Guadarrama, et c’est aussi un des rares passages, en venant du nord de l’Espagne pour se rendre dans la capitale.

                             somosierra-2010.jpgLe chemin qui mène au col est sinueux, long et étroit de 2,5 km et d’environ 10 mètres de large avec un dénivelé de 300m sur le dernier kilomètre, le passage est  fait de quatre coudes qui se trouvent entre un pont en pierre sous lequel coule un ruisseau et le col.  Au sommet on y  trouve  une chapelle,  ainsi que  légèrement éloigné du col un petit village (Somosierra) avec une église.
                             Le paysage est stérile, désert et rocailleux. Au départ du pont sur chaque coté du chemin le terrain reste encore praticable  jusqu’au milieu du passage,  puis des rochers, murets et arbustes empêchent le débordement des deux cotés jusqu’ en haut tout en se rétrécissant pour finir sur le plateau.         PLAN2

                          Il n’existe aucun ravin de part et d’autre du passage. La pente sur les cotés droit et gauche du chemin, reste accessible pour devenir petit à petit plus escarpée et parsemée de rochers ce qui permet un abri non négligeable pour les espagnols. 

  A droite plan géographique actuel, avec en bleu le passage de la charge et les croix en rouge l'emplacement supposé des canons.


                               La météo restera favorable pour les deux parties, puisque le matin de bonne heure, un épais brouillard recouvre l’ensemble du terrain qui au fur et à mesure du temps qui passe finira par se dissiper  lentement tout en remontant vers le sommet, il sera alors presque 11 heures, 11 heures 30, lorsque le brouillard disparaitra.
 
    DISPOSITIF ET UNITES
                              Du coté espagnol dans Madrid, les unités présentent ; le 1er et 2e régiment de volontaire de Madrid. Régiment d'infanterie de Jaen . Régiment Corona et Cordoba . Régiment Badajoz et Irlanda . Régiment Reina et Garde Walonas . Régiment Tolédo et Alcazar de san juan . Bataillon de volontaire de Sévilla . Les Caballéria del Principe, Alcantara, Montesa et de Madrid, et enfin de l'artillerie  régimentaire.   Mais pour l' affaire du col, on y trouve seulement des réservistes, de la milice de Madrid, 16 pièces d'artillerie et quelques régiments réguliers, le tout avec un moral de perdant, mise à part peut-être les artilleurs préféreront mourir sur leur pièce plutôt que de s'enfuir.

       galeria3 carica08peqdionisiolvarezL'ensemble sera commandé par le général Bénito San Juan , c’est un grand officier de mérite, qui commande entre dix à douze milles hommes et seize pièces d’artillerie.  Il positionne sont infanterie en échelon à droite est à gauche du chemin, et place d'après la légende 4 canons par coude ;           en fait c'est faux !

---de par l’étroitesse du chemin, certains coudes devaient avoir logiquement que 2 canons ou 3 en avant du coude et les autres certainement placés à la sortie ou au sommet, et non un front de 4 pièces à chaque angle, comme on nous le laisse le penser. Puis notre général, installe le gros de son armée en attente au sommet du col. 


                              Du coté français,  c’est l’Empereur qui commande et dirige les opérations avec une partie du corps de Victor qui comprend les divisions Villate  ( 27e légers et 63ede ligne)  Ruffin (9e légers, 24e de ligne et le 96e), et  Lapisse ( 16e légers, 45e, 8e, 54e de ligne) une partie de la cavalerie de la Garde, puis la division de cavalerie de Latour-Maubourg avec les dragons. 

             (Ci-dessous attaque de l'infanterie française sur les pentes du col de Somosierra, par W. Kossak )
       French_infantry_battle_of_Somosierra.jpg


   LA CHARGE DES CHEVAU-LEGERS
                            Afin de bien visualiser la situation militaire du 30 au matin.

                Faisons un rapide récapitulatif du combat coté français. Dés 9 heures c’est la division Ruffin qui entame l’attaque avec le 96éme sur le chemin en direction du pont de pierre avec sur son coté droit le 24éme de ligne et sur ça gauche le 9éme légers l’ensemble progresse sous la couverture de pièces d’artillerie de Sénarmont qui a bien du mal a discerner ses objectifs à cause du brouillard.
               Le brouillard donne un avantage sérieux aux troupes espagnoles, puisque les français semble piétinaient sous les tirs de l’ennemi retranché derrière les rochers. Et en principe une telle position donne de sérieuses chances aux Espagnols.

         


                                         Napoléon arrive vers 11 heures, avec une partie de la cavalerie de la Garde, les chevau-légers et deux pelotons de chasseurs à cheval.

     L’Empereur s’impatiente  ;
    Pressé de prendre Madrid avant le soir et du même coup réaffirmer son autorité sur l’Espagne.  Enervé  devant l’impuissance de son infanterie,  il demande  à Piré de pousser une reconnaissance sur le chemin afin de savoir si la cavalerie peut faire le travail à la place de l'infanterie.
   Celui-ci revient et lui dit ;

         « Impossible, Sire ! …. »
         « Impossible, impossible, je ne connais pas ce mot-là…… » Répondit l’Empereur à Piré tout en tapant  sa cravache le long de sa jambe. Joignant le geste à la parole, il se retourna et trouva dressé devant lui à quelques pas  l’officier polonais Jan Hipolit Kozietulski  qui était de service auprès de l’Empereur,
              Il lui dit d’un ton sec, tout en dirigeant sa cravache vers lui ; « Enlevez-moi cela. » 


     C‘est là que commence… la légende du 1er régiment des chevau-légers

                                               Polonais de la Garde !!!


            C’est grâce à la  correspondance, bien des années plus tard, de l’officier  A.Niegolewski avec Mr Thiers afin de rétablir la vérité sur les écrits de l'affaire des polonais à Somosierra , que notre officier nous laisse un témoignage vivace et poignant sur cet épisode.

        
                    C’est  le 3e escadron formé des 3e et 7e compagnies qui se rangea devant le chemin un peu avant le pont en pierre, sa formation de front est de 4 cavaliers avec à sa tête  kozietulski et non Montbrun et de Ségur, comme l’a écrit dans son livre « Histoire du consulat et de l’Empire » de monsieur A.Thiers.

       Som W.Kossak                                      (On voit le pont en pierre qui fût le départ de la charge au galop ainsi que le chemin )
                     Notre escadron se place en ordre sur le chemin, un peu avant le pont de pierre, présentant ce front étroit de 4 cavaliers sur une profondeur d'environ 90 métres. Cette ensemble va charger  pour la 1er fois devant l’ Empereur, et nos jeunes cavaliers impatients de montrer leur ardeurs s’élancent sous les ordres de Kozietulski qui commande pour commencer un en  "avant au trot" , une fois le pont en pierre passé, les tirs de mousqueterie des espagnols  se font de plus en plus précis, surtout plus nombreux, une estimation des tirs donne 40 000 coups de feu et 40 coups de canon.  Grâce au brouillard et à la fumée due aux tirs, nos cavaliers intrépides avancent insensibles au danger. 

    galeria3_mil01peqpar-dioniolavarez.jpg              

                      A un moment donné,  notre officier de tête accélérera  et l’ensemble de la charge se fera au galop. Le premier tir des canons de la 1er batterie fit couché pas mal de monde ainsi que l’officier Rudowski qui tomba mort, les chevaux couchés ainsi que les hommes  provoquèrent un ralentissement sur l'ensemble de la troupe et non une hésitation comme certains pensent le croire, cela est dû,  au fait de la gêne occasionnée par ce désordre palpable.

                  --Il est vrai que comme le raconte Niegolewski, de retour de reconnaissance avec son peloton,  et rattrapant son escadron,  il parvient avec quelques uns de ses hommes, à hauteur de la 1er batterie  et de dépassé un groupe de chevau-léger hésitant a continuer leur charge, mais cette incertitude ne durera qu’un instant pour se rallier à lui. --


                  Revenons à notre charge, sans réfléchir  Kozietulski  relança ses cavaliers aux cris de « vive l’Empereur »  immédiatement reprit par ses hommes. D' après les dires et écrits des survivants, en fait le cri de Kozietulski pour relancer sa troupe fut ;

" Naprzod psiekrwie, patrzy Cesarz-Forward"

traduction ... "Nom d'un chien...l' Empereur regarde" -je vous laisse juge de la part de vérité où de légende.-

                  Malheureusement  c’est entre la première et la seconde batterie que fut touché son cheval, désarçonné, contusionné et sans monture, son manteau criblé de balles et ne pouvant suivre la charge  il passa le commandement à Dziewanoski, qui continua la charge en sabrant l'ennemi, qui à son tour, lui même tomba entre la troisième et la quatrième batterie.

               A présent la charge en elle même  n’était plus qu’un ensemble d’officiers et de soldats, qui animés de la même ardeur, et continuant à pousser toujours le même cri ; celui de « vive l’Empereur » ne faisant attention, ni à l’absence de leur chef, ni à la mort de leurs camarades,  s’élancèrent sur les batteries suivantes.  C’est ainsi que la charge fut menée jusqu'aux dernières pièces c'est-à-dire jusqu'au sommet du col de Somosierra.

                Niegolewski étant le dernier officier encore à cheval,  arrive sur la quatrième et dernière batterie déjà débordé par les siens,  il la dépassa blessé et harassé de fatigue. Voyant le peu de survivant à cette charge certain espagnol eurent le désir de reprendre d’assaut la dernière batterie.

   Niegolewski raconte ainsi sa prise ;


-----«  Apercevant sur la gauche de la route quelques fantassins espagnols groupés autour d’un bâtiment (certainement la chapelle),  j’arrêtai mon cheval pour la première fois : je regardai autour de moi, et je ne me vis accompagné que de quelques chevau-légers ; je demandai au maréchal des logis Solkolowski, arrivé à moi sur un cheval boiteux : Où sont les nôtres ?

—« Ils sont morts ! » me répondit-il !                 

                                                                                  

            numerisation0033.jpg    Beaucoup  de nos camarades avaient en effet péri ; d’autres avaient perdu leurs chevaux, et étaient restés en arrière ; d’autres enfin s’étaient dispersés à gauche et à droite  en arrivant à l’endroit où le défilé s’élargissait.
                 L’infanterie espagnole continuait encore son feu contre nous, et près de la quatrième batterie se trouvaient encore quelques canonniers. Sokolowski les vit aussi ; chargeons-les, m’écriai-je, et je tombai sur eux avec la poignée des miens. Les Espagnols s’enfuirent, mais Sokolowski paya de sa vie ce dernier triomphe. »
                   Lui-même blessé et laissé pour mort par les Espagnols, Niegolewski entendit enfin les cris de « Vive l’Empereur ! » et il vit déboucher les autres escadrons polonais, en formation par quatre,  c’était  le 1er, le 2éme et le 4éme ainsi que  les Chasseurs à cheval de la Garde,  l’ensemble poursuivant l’ennemi en fuite a partir du col.  L’infanterie française avait poursuivit son avance, sur les côtés du chemin, en même temps que nos cavaliers polonais et ainsi fait reculer les espagnols, mais la charge des chevau-légers étant de par nature plus rapide, les soldats de la division Ruffin n’eurent plus qu’a progresser en tiraillant sur les Espagnols et relever les blessés polonais au fur et à mesure de leur avance.
                                   La charge des chevau-légers n’aura pas excédé 10 mn.


                     Sur les 150 hommes qui composa l’escadron on dénombre ;   5 officiers,  une soixantaine de sous-officiers et soldats  morts, c’est sans compter ceux qui mourons des suites de leurs blessures, le reste sont soit désarçonnés et à pied, soit blessés.  Le 3eme escadron  à lui seul prit 16 canons et se rendit maître du col de Somosierra et ouvrit ainsi la route au corps d’armée. 

                     Le général Espagnol  qui continuait à se battre et à rassemblait ses hommes fut attaché à un arbre et fusillé  par ses propres soldats.  

                    Quant à  Napoléon, satisfait, arriva sur le plateau et vit le seul officier                     «  Niegolewski », encore vivant mais blessé,  il  lui remit sur le champ la croix de la Légion d’Honneur. Cet officier a était le premier a recevoir cette illustre médaille au sein de son régiment et de plus le jour de son anniversaire.

     UNIFORME DES CHEVAU-LEGERS AU MOMENT DE LA CHARGE


                 Toujours grâce à la correspondance du lieutenant Niegolewski, correspondance qui me semble être sans appel.


                 La tenue de nos chevau-légers polonais était celle de campagne avec la Schapskanumerisation0025.jpg  recouverte d’une toile cirée noire, et sans lance.
            numérisation0028 Il semblerait d’après un bon nombre de lecture et une réflexion toute  personnelle  que seul Kozietulski étant l’officier de service des chevau-légers auprès de l’Empereur,  ait porté la tenue de service avec Schapska et plumet, d’où la confusion de la tenue qu’auraient portés  nos polonais ce jour là.

           Notre image de droite reprèsente un officier sulbaterne en tenue de campagne. Remarquez la couleur de la toile cirée de la Schapska , ici elle est marron pour les officiers mais pour la troupe elle est de couleur noire.  Celle du dessus est une bonne représentation de par M. Bylina de la tenue lors de la charge.

          C' est avec cette tenue, que nos polonais ont chargés à

                                         Somosierra !!                                                        

 

 

      LA BATAILLE VUE PAR LES PEINTRES

           Beaucoup de grands peintres ont été  fascinés  par la charge de Somosierra et du coup ont laissé libre leur imagination, trop libre d’ailleurs puisque des erreurs impardonnables sont commises volontairement ou pas.

  Par exemple :

         Si l’on regarde l’œuvre de H. Bellangé, image en bas à gauche, il met au sommet de numerisation0027.jpgSomossierra le 2e régiment de lanciers rouges.

Puis un autre artiste, Horace Vernet, celle du haut, met en scène sur le plateau le même Kozietulski, alors blessé  lors de la charge avec Krasinski, pas présent dans le 3e escadron, les 2 officiers commentant  l’assaut , le comble c’est que sur ce tableau est aussi représenté  Dziewanowski, en état de monter sa monture, c’est le quatrième cavalier avec le sabre à la main, alors que lui-même  durant cette charge épique, il perdit une jambe et un bras et mourra de ses blessures 3 jours plus tard.     

                                  

        Je passe sur le fait que certain peintre met bien le 1er chevau-léger sur le col mais avec la lance, arme qui leur fut attribué en 1809 après Wagram.
         C’est Lejeune qui  fut présent lors de l’attaque qui est le plus près de la réalité à défaut de la tenue porté par nos héros du jour, puisqu’ ils les peints en grande tenue. Mais c'est tout de même Michal Bylina qui représente le mieux la tenue vestimentaire durant cette charge.

      Je ne parlerai pas des nombreuses gravures et dessins anonymes contemporaines, qui ont le tort de faire du n’importe quoi.
           Il est dommage et regrettable d’imposer actuellement des erreurs  qui resteront encore pour longtemps dans l’imagerie  populaire.
 

    LA LEGENDE  DES MOTS ET PHRASES
             Beaucoup d’expressions, de phrases comme l’Empereur savait en dire, de mots au sujet de la charge des polonais ont été dites.
Comme par exemple et la plus connue, celle qui rendit cette expression si  populaire et qui persiste encore de nos jours ;
« ETRE SAOUL COMME UN POLONAIS ».
               En fait durant cette charge aucun de nos polonais étaient saouls, mais comme à l’époque napoléonienne, le soldat le plus souvent éméché et supportant le plus facilement l’alcool que d’autre c’était lui !   « Le polonais ! ». Ce qui fera dire de  l’Empereur :
 « IL FALLAIT ETRE SAOUL COMME UN POLONAIS POUR FAIRE CE QU’ILS ONT FAIT »

            Deux autres plus connue et sujet à controverse :
« VOUS ETES DIGNES DE MA VEILLE GARDE, JE VOUS RECONNAIS POUR MA PLUS BRAVE CAVALERIE »
               Des écrits prétendent que cette phrase aurait été dite sur le col par Napoléon, juste après la charge. Cela est faux !,  puisque ce n’est que le lendemain aux survivants du 3e qu’il leur  dit cela après avoir remis à chacun la Légion d’Honneur et ce n’est qu’ensuite en se découvrant qu’il prononça cette phrase.
             A ne pas confondre cette autre locution dite le même jour par l’Empereur,  après avoir décoré les survivants, et voulant rendre un dernier hommage extraordinaire sur un fait d’arme non moins spectaculaire.   Il fit défiler le régiment des chevau-légers polonais, le sabre en main,  passant devant tout le corps de Victor, il donna l’ordre de sonner un demi-ban,  puis Napoléon s’écria !                          

 « HONNEUR AUX BRAVES DES BRAVES »  reprit par l’ensemble de la troupe de Victor.

 

Celle-ci une des plus connue de l'histoire.
« IMPOSSIBLE, IMPOSSIBLE JE NE CONNAIS PAS CE MOT-LA. QUOI MA GARDE ARRETEE DEVANT DES ESPAGNOLS, DEVANT DES BANDES DE PAYSANS ARMES ! »
                 Il semblerait que cela soit bien cette phrase que l’Empereur prononça devant Piré revenant de reconnaissance et que l’histoire n’a retenue que ;

 « IMPOSSIBLE ! CONNAIS PAS CE MOT-LA »

La plus coriace et sans fondement.

  « IMPOSSIBLE N’EST PAS FRANÇAIS ».
 

                    Cette autre formule plus personnelle, s’adressant au seul officier Niegolewski encore valide.
Le Maréchal  Bessières dit :

 «  JEUNE HOMME, L’EMPEREUR A VU LA BELLE CHARGE DES CHEVAU-LEGERS ; IL SAURA APPRECIER VOTRE BRAVOURE » 

l’officier polonais lui répondit ;

 «  MONSEIGNEUR JE ME MEURS ; VOILA LES CANONS QUE J’AI ENLEVES, DITES CELA A L’EMPEREUR ».


                Où encore celle que je préfère ; « ALLONS CELA IRA BIEN, CAMARADE ». Cette phrase fut dite par les fantassins français qui en retirant notre pauvre officier blessé de plusieurs coups de baïonnettes, de deux coups de fusils à la tête, alors coincé sous son cheval mort et laissait lui-même pour mort.  


     EPILOGUE
             Certains historiens pense à tort ou à raison  que Napoléon en disant  ;

"Enlevez moi cela !" ordonna simplement la prise de seulement de la 1er batterie et que notre officier polonais a compris que l'ordre lui était donné d' enlever le tout.

              De plus l 'Empereur en rédigeant le 13e bulletin de l'armée, minimisa la victoire de nos polonais en une victoire franco-polonaise ce qui a pour effet de décevoir les chevau-légers. Mais le courage et la vaillance de ce jour fût reconnue de tous et surtout du reste de la Garde Impériale.

              Toujours est-il que Napoléon sut reconnaitre la bravoure du 3e escadron, et pour chaque survivant de l'escadron, en plus de la décoration, il remit par l’intermédiaire de Bessières de quoi suffire aux besoins pressants, soit 10 Napoléons à chaque officier et 3 à chaque soldat.
             La route de Madrid est ouverte, après des attaques meurtrières et le bombardement de la ville, Napoléon reçoit le 3 décembre la capitulation de la capitale espagnole par Tomas de Morla  le parjure de Baylen.
              Quand à nos Polonais, ils venaient de rentrer dans la Légende Napoléonienne.

                                      Je rajoute des informations reçu (juillet 2012).

    Lors de cette bataille, les trophées de cette journée sont de dix drapeaux pris sur la division St-Juan.  Quelques drapeaux sont pris lors de cette charge épique par les chevau-légers polonais.

    Les cavaliers Cichoewski, Babuki, Wolijurski sont signalés comme ayant pris des drapeaux nous ne connaissons pas avec exactitude les emblèmes pris par nos polonais. Et nous n'avons pu identifier que 4 drapeaux pris ce jour là avec certidude.

   Celui du Régiment Corona, des Gardes Wallones ( 2 drapeaux) et enfin le Régiment provincial Toledo.

    L'hypothèse reste sur ceux des Régiments Irlandais, Jaen, Ecija, Ronda, Alcazar, Xeres, Volontaires de Madrid, 3é volontaires de Sevilla.


       LISTE DES CHEVAU-LEGERS DU 3e ESCADRON
              Je n’ai pas pu retrouver  une liste complète de tout ceux du 3e escadron qui ont participés à la charge.

Je vous dresse les quelques noms suivant ;
Officiers :   Kozietulski, Dziewanoswski, les Krzyzanowski, Rudowski, Rowicki, Niegolewski.
Sous-officiers et soldats :    Sokolowski, Woyciechowski, Trawinski, Stefanowiez, Ryndeyko, Norwillo, Kasarek, Oyrzanowski, Poninski, Zielonka, Wihtor, Babicki, Dabczewski, Cichoewski,Babuki,Wolijursky,Juszynski, Wasilewski, Waligurski, Tedewen, Benedykt, Dabrowski, Norwillo, Zurzynski. 

 

                                                   LE MOT DE LA FIN

         Bien des années plus tard, lorsque des élèves de l'armée berlinoise discutaient en prèsence du Chancelier Bismarck de la charge des Polonais à Somosierra, certains d'entre eux qui haïssaient les Polonais, tentaient d'expliquer la bravoure de ces cavaliers, par la suggestion que leurs chevaux s'étaient emballés.

C'est alors que Bismarck, pourtant lui aussi les détestants fit preuve d'une grande sagesse , en disant d'eux ;

           "Messieurs, il est très possible que leurs chevaux se soit emballés. Mais lorsque ces chevaux sont montés par des pleutres, ils s'emballent vers l'arrière. C'est lorsque les chevaux sont montés par des braves qu'ils s'emballent vers l'avant, vers l'ennemi."


    Gloire à eux !!

 

 

 

 

 

 

Mes sources ;
Napoléon La campagne d’Espagne par J.Trainiè et JC Carmigniani
Napoléon en Espagne du magazine Gloire et Empire
Les Polonais à Somosierra par le colonel Niegolewski
Napoléon Bonaparte par A. Castelot
Wojsko polskie ( Gwardia) R.Morawski et A. Nieuwazny
Napoléon et les troupes polonaises par Tradition magazine

L’intervention de Napoléon en Espagne du magazine « Napoléon 1er »
Napoléon Bonaparte de  A. Auger.  J. Garnier  V. Rollin sous la direction de D. Casali
La Corogne de N. Griffon de Pleineville.

Tradition 221

*Et merci à David pour le plan géographique du col.

Les planches sont de W.Kossak, de Dionisio Alvarez Cueto, Moranski

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Published by M.patrice - dans Histoire
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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 19:36

     Voyons à présent et de façon rapide les troupes dites « pospolite » de la pologne.

La définition polonaise est la suivante « ruszenie pospolite » ( polonais pour "mouvement commun", en français le terme est "levé en masse" est aussi utilisé), est un anachronisme terme décrivant la mobilisation des forces armées.

 

    En 1806, Napoléon, se rapprochait des terres polonaises et devant cette avancée inespérée mais souhaitait, dans certaines régions polonaises éclatèrent des insurrections locales contre les Prussiens.

    Une partie de la Pologne libérée, Napoléon confia à Dombrowski l’organisation d’une armée polonaise. Cependant pour former une armée surtout de cavalerie, cela demander du temps de l’argent et beaucoup de moyen matériel. numérisation0021

               numerisation0020.jpg       

 Au-dessus un voïvodie de la pospolite de Kalisz et celui de droite celle de la grande Pologne.                  

     C’est ainsi que pour palier rapidement à une cavalerie les pospolites furent mobilisés, cette troupe issue de la noblesse, était mobilisable depuis le moyen âge, car tout noble en effet propriétaire d’un domaine, avait le devoir de se présenter en personne, armé monté et accompagné d’un écuyer ou encore de se faire remplacer. Chaque pospolite était regroupé au sein de sa région appelé voïvodie.

     numerisation0022.jpgC’est donc plus de 5000 cavaliers, armée de lance et de sabre, qui défiat les prussiens et cela  malgré leur incompétence militaire. Les pospolites prirent Stupsk et luttérent prés de Gdansk puis battirent le corps franc du comte krockow et firent prisonnier son commandant. numerisation0023.jpg

 

 

  Par la suite en 1807 certain pospolite furent versés dans les régiments de cavalerie. D’autres préférant retourner auprès de leur domaine.

 

Ci-dessus un compagnons du corps de cavalerie de la voïvodie de Sieradz  et à droite le porte bannière de celle de Gniezno.

 

 

Source :

    Toutes les planches sont tirées des excellents livres sur les "ulans"

des éditions "Karabela"


   

  

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Published by M.patrice - dans La Cavalerie
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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 09:43

 

        fanion.JPG           Lors de la création de l’armée du duché de Varsovie, les régiments reçurent des aigles, dont la remise leur fut faite le 3 mai 1807 à Varsovie.

              

     En principe les régiments polonais ne reçurent qu’une aigle argentée uniquement affectée au premier bataillon et les autres ne devant avoir que des drapeaux sans aigles.             

                 

     Mais les règlements n’étant pas suivis avec toute la rigueur voulue c’est ainsi que chaque bataillon d’un par régiment avait plusieurs aigles. Le décret de 1811 régla de manière bien précise la répartition de cet emblème à raison d’une par régiment de 1200 hommes et de 600 pour la cavalerie, tout corps ou bataillon isolé de moins de 1200 fantassins ne devait avoir qu’un drapeau sans aigle.

                

                Pour les drapeaux polonais ont constate qu’il n’existe aucune uniformité dans les dimensions, ou dans sa fabrication et encore moins dans le dessin. Les étoffes de soie mesurent entre 40/70 cm de large et sur 40/65 cm de haut, le fond est cramoisi à l’exception du 13ème et du 14ème régiment de ligne. Pour le 13ème, en son centre on y trouve une aigle en drap blanc brandissant le sceptre et le globe. Sur certain drapeau le numéro du régiment figure au-dessus et au-dessous de l’aigle et pour finir l’étoffe porte en général une frange de 3 à 4 cm.

 

La description de la planche de droite est la suivanteDRA polo1;

A    Avers du drapeau du 4ème de ligne

   Avers de celui du 6ème de ligne

C    Avers et revers du 8ème de ligne

D   Avers et revers du 1er de ligne avec Aigles

 de dos et de face.

 

 

 B.. Drapeau du 6éme en soie cramoisie avec au centre l'aigle blanche couronnée et brodée, la couronne, le bec, le globe ainsi que le sceptre sont en soie jaune. La dimension est de 54x50 cm. Les inscriptions sont en soie jaune ;

   en haut WOYSKO POLSKIE en bas PULK SZUSTY

 DRAP012.jpg

La planche de gauche

E Avers et revers du 17ème de ligne

F Avers et revers du 14ème de ligne

G Avers du 13éme de ligne

H Avers du 2éme de ligne

                

 

 

 

F..Les dimensions de ce drapeau sont de 77 cm de haut sur 56 cm de large, avec comme inscription sur la partie, bleu POLK 14 sty / BATTALION I sty et sur la partie cramoisie POLK 14 sty/ PIECHOTY LINIONEY/BATon Iszy.

Sur son socle de base portant PULK 14/PIECHOTY et sur le revers WOYSKO/POLSKIE

G.. Ce drapeau est peint à l'huile, au centre, une femme habillée en blanc et bleu ayant un caducée dans la main droite et dans la main gauche retenant un bouclier portant l'inscription S.P.Q.R. Dans le bas une louve avec Romulus et Remus.Au dessus de cette femme un bandeau de couleur or ayant l'inscription a l'avers PULK 13 et au revers WOYSKO/POLSKIE. La dimension du drapeau est de 65x69 cm bordé d'une frange de 4 cm. Aigle couronnée de 22 cm de haut sur 20 cm de large. 

Sur le socle PULK 13 PIECHOTY......WOYSKO POLSKIE

 

       Pour ce qui est des aigles argentées nommées plus familièrement "kukutka" ( rapport avec le surnom affectueux que les Français donnaient à leurs Aigles ; le coucou ?? ) avaientaigle 007 en principe une envergure moyenne de 22 à 25 cm sur une hauteur de 15cm, par exemple au 5éme régiment l’aigle a 18 centimètres de haut sur 20 centimètres tandis que celui du 7éme a 22 sur 30 centimètres.

                  aigle 1236De plus il n’y avait aucune conformité que cela soit dans les formes et dans les dimensions. L’emblème quant à lui, repose sur un socle rectangulaire de 8 cm de haut avec comme inscription,

 

à l’avers PULK…./ PIECHOTY et au revers WOYSKO/ POLSKIE, ces épigraphes sont soit sur une ou deux lignes et le fond du socle peint en bleu, dans d'autres régiments avec des variantes de couleur et de légendes.

    Exemple sur le 1er régiment de ligne on peut y lire A l’avers PULK Iszy/PIECHOTY Au revers WOYSKO/POLSKIE.

 

 * Au musée Czartorisky de Cracovie se trouve un drapeau de soie cramoisie ayant appartenu au 4ème de ligne A. En son centre une aigle polonaise avec au-dessus la légende suivante :

Gdy sie chie bronic nie/ innych ciemiezyc/haslem Polaka zginac, lub zwyciezyc

traduction ; "Pour se défendre et non pour opprimer les autres".

Celui qui est représenté sur la planche est le drapeau qui se trouve au Musée de l'armée de Varsovie.

                        ETENDARD DE CAVALERIE

   Les renseignements sur les drapeaux des régiments d'infanterie sont difficiles à trouver etend01alors disposant de plusieurs bataillons ayant chacun son drapeau.

   Alors  que dire sur les régiments de cavalerie n'ayant eux qu'un seul étendard.

     Hélas seulement deux d'entre eux ont survécu aux aléas des batailles et du temps.

   Celui du 1er chasseur à cheval et du 15ème lancier.

      Sur cette planche l' étendard de soie cramoisie du 1er chasseur à cheval dont les dimensions sont de 61x61cm avec franges de 6 cm est E1.   Les inscriptions de 32 cm de large faites en broderie sont en argent. L'étendard porte a l'avers et au revers les mêmes écrits.

     soit en haut LEGIA I. en bas I. PULK LEKKI IAZDV.

    Sur la droite, l'aigle qui se trouve sur la hampe du 1er chasseurs à cheval. Cette aigle d'aspect trapu est couronnée et argentée. Elle repose sur un socle rectangulaire en argent à fond bleu foncé portant en cuivre jaune les inscriptions suivantes ;

....avers POLSKIE revers WOYSKO....

 

     Pour le 15 ème Lanciers E2. Les dimensions de l'étendard qui est en taffetas cramoisi est de 57x55 cm  la frange en argent  de 3cm. A l'avers et au revers une aigle couronnée en drap blanc découpée, ornée de paillettes argent. Dans le bas le chiffre XV en soie jaune.

 

 

 

                                         CEUX DE LA VISTULE

      Pour celui du haut "V", le guidon du 1er régiment de Lanciers de la Vistule 1800 1814, la soie est en double épaisseur et tous les motifs sont brodés de fils de couleur.

L'inscription sur l'avers; DRAP 023 VISTULEen haut REPUBLIQUE FRANCAISE en bas LEGION POLONAISE

Au revers en haut;

Rzeczypospolity Francuzkiey

en bas ;

Legil Polskiey

 

     Et pour celui du bas V1, drapeau de la Légion de la Vistule du 2éme régiment 1800 1813.Une particularité de cette magnifique légion c'est qu'elle ne touchera jamais aucune Aigle.

    Ce drapeau dont le centre y figure un coq avec à l'avers les inscriptions de ;

REPUBLIQUE FRANCAISE en haut et en bas PREMIERE LEGION POLONAISE

et au revers ;

en haut REPUBLIQUE FRANCAISE en bas le numéro du bataillon suivi de  BATAILLON

      Bien connu en Espagne, il est invraisemblable qu'ils flottèrent en Russie. La hampe de ce drapeau est de couleur nationale française.


            CEUX DU 1er REGIMENT DES CHEVAU-LEGERS DE LA GARDE.

 

               Voici l'étendard ( à gauche)  modéle 1804  conforme à ceux des autres régiments de cavalerie dans l'armée française. Puis l'étendard ( à droite) de ceux qui suivront l'Empereur, chevau-légers, sur l'île d'Elbe en 1814.

    garde chevau
        escadron1.JPG

 

 

 

 

 

 

 

            CEUX DE LA LEGION POLONAISE EN ITALIE

    Celui du drapeau remit en 1801 au bataillon d'artillerie de la légion polonaise en Italie.

    DRAPEAU-LOMBARDIE-ART.JPG

    Et celui remit en 1801, comme emblème, à l'ensemble des unités de la légion polonaise en Italie.

  DRAPEAU-LOMBARDIE.JPG

 

                                                          .../...

              Pour terminer ce chapitre, je me dois de rajouter que les régiments d'infanterie utilisaient des fanions d'alignement portés au canon du fusil. Ils étaient constitués par un carré en soie cramoisie avec au centre le numéro du régiment entre deux branches de lauriers.


Cadeau pour les pousseurs de plombs.

Drapeaux


 


                

 

 

mes sources ;

Livres ; Armée du duché de Varsovie

 Tradition numéro 173 et 186

Les dessins sont tirés des planches de "Le plumet" par Rigo.

Etendard et drapeaux de Morawski tiré des livres des éditions "karabela".

Et le coucou je le dois à Pierre T. Merci à lui.


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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 10:03

 

   Les trompettes de 1807 à 1814

           Les renseignements les plus fiables, bien que très incompletss, que nous possédons sont ceux du général Comte Zaluski, publiés sur les Carnets de la Sabretache, dont en voici un court extrait.
   «  Au début, les trompettes étaient habillés tout en cramoisi, la passementerie argent et blanc, mais plus tard, ils reçurent des czapskis blancs à plumets rouges et des kurtkis blancs avec les revers cramoisis ; ils montaient des chevaux blancs avec des schabraques en drap cramoisi, portant sur chaque cotés et sur le devant , la lettre N couronnée, les pans de derrière ornés de l’aigle impériale, également couronnée…. »

           Il faut avouer que le tout nouvel uniforme des trompettes ne semble pas avoir marqué les contemporains de l’époque puisque aucun tableau et dessin mise à part ceux de Adam, au crayon et réalisé en 1809, nous donne une silhouette, mais hélas sans couleur.

            Donc nous savons à présent que la tenue des trompettes au tout début de leur apparition, étaient en drap cramoisi avec certainement le collet, les revers, les parements, les retroussis, les passepoils du dos, ceux des manches, des poches et de la patte de ceinturons en blancs avec un faible galon d’argent qui bordait le collet, les revers et les parements.

           Toujours d’après Zaluski, la passementerie était en argent et blanc ainsi que l’aiguillette et l ‘épaulette, mais également le cordon de la czapski sans oublier la dragonne de sabre. Le pantalon cramoisi était à double bande et passepoil d’entre deux blancs,  ainsi que le lacet de fermeture et son bouton.

          D’après les pièces d’archives, les trompettes n’avaient pas de seconde tenue, c’est donc en kourki cramoisi qu ‘ils ont fait la campagne de 1808 en Espagne et de 1809 en Autriche.
          D’ailleurs tout comme la troupe c’est fin 1809 que l’aiguillette change de cotés d’épaule.
       numérisation0036                                             
Pour ce qui est de la schabraque, toujours d’après les écrits de Zaluski, elle était de même couleur que la troupe c’est à dire bleue, image en bas à droite, puis il leur fut délivré, aux trompettes, vers 1809-1810, une schabraque en drap cramoisi, à gauche, qui restera sans changement jusqu’en 1814.
La schabraque de grand uniforme ou « grande tenue » était galonnée de fil où en laine blanc et non en argent, de plus toujours avec le portemanteau.
                   numérisation0035
            A droite trompette 1807




Trompette 1809/1810




           

Nous ne savons pas exactement quand apparut la tenue blanche, nous la datons vers début 1810, au moment des fêtes du second mariage de Napoléon.



          numerisation0037.jpgA partir de 1810 la nouvelle tenue  eut les couleurs inversées et en même temps quelques nouveautés furent introduites dans la tenue de nos splendides trompettes, par exemple le ceinturon et la banderole de giberne.

Trompette 1810 Grande tenue



            C’est dans cette même période que fut aussi introduite la tenue bleue, moins salissante et plus robuste, cette petite tenue était aussi peu coûteuse mais néanmoins plus séante.numerisation0038.jpg 
    C’est le bleu céleste qui fut choisi comme couleur de fond, le pantalon de tenue ainsi que de route furent semblable à ceux de la troupe mise à part la couleur, le bleu turquin de la troupe devient pour les trompettes le bleu céleste.


                                                    Trompette en petite tenue  1810



Les deux planches ci-dessous représentent la tenue de route
 sur cette tenue, ont peut y rajouter le manteau roulé en travers de la poitrine, en partant du haut à gauche pour finir en bas à droite.

 numerisation0041.jpg
                                                  numerisation0042.jpg
Trompette 1809








                        

                         




                                                                                                                                                     Trompette 1810


                        L’instrument du trompette c’est à dire la trompette était de couleur argentée. Avant 1810 le cordon long d’environ 3m20 était en soie avec un tiers d’argent et deux tiers de fil blanc, le tout entrelacé avec à chaque extrémité, un gland à tête d’argent..Après 1810 le cordon était 1 tiers argent et 2 tiers cramoisi.

            numerisation004343.JPG  


    Le tablier de trompette n’apparut que début 1810 en même temps que la nouvelle tenue des trompettes. Ce tablier était en étoffe de soie cramoisi de 45cm de cotés.
      L’avers portait un aigle d’or couronnée, tenant dans ses serres des flammes brodées d’or et de fils rouges et une banderole en argent avec « Chevau-Légers Polonais » en lettres noires, le tout sur un soleil rayonnant en fils d’argent rehaussés en paillettes.
      Le revers, avait un N couronné, brodé en or rehaussé de paillettes, au milieu d’une grande couronne de laurier en argent, surmontée d’une banderole en tissus d’argent portant en lettre noires «  Garde Impériale ». Quatre cordonnets en argent servaient à suspendre le tablier à la trompette.

 



 Pour finir en guise de conclusion ;
    Les premiers trompettes en 1807 portent la kurtkis blanc avec la schabraque identique à la troupe avec aiguillette sur le bras droit, puis cette même schabraque devient cramoisi vers 1808 avec toujours l'aiguillette à droite.
    Ce n'est que fin 1809 début 1810 que la petite tenue bleue apparait avec aiguillette à gauche, de même que la nouvelle tenue aux couleurs inversées.





Sources et planches

les sources sont largement inspirée par "Rousselot" et "Charmy"

Les planches exclusivement de Moraswski du livre "Wojsko polskie" la Garde

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 20:49

 

 

        La Garde Nationale.
     
               Les  premières unités de la garde nationale ont été organisées spontanément dans le département de Posen.
                 Il faut savoir qu' un semblant de garde existait déjà à Varsovie. Mise sur pied en novembre 1806 juste avant le départ des prussiens, cette garde entre parenthèse était considérée comme de la milice et elle exerçait un rôle en tant que police locale, le tout sous la tutelle de Poniatowski et ensuite par Moszinsky.
                   La voici  donc toute désignée pour devenir le noyau de la future Garde Nationale. 
      Les gardes nationaux ont été organisés comme pour un régiment régulier avec 2 bataillons de 9 compagnies soit environ 2500 hommes, officiers confondus .
             Ensuite l'enrôlement de cette unité se répand  sur tout le territoire national, pour atteindre une force de 24 500 hommes voir plus.
  Cette force en hommes sert de police peu efficace et coûteuse à la Pologne, elle devient un fardeau économique pour un pays déjà lourdement appauvrie.
              Pour commencer voici le décret traduit de l’original, et je l'en remercie, par l’auteur du site "Les soldats polonais"

 



                 


 

   La Création de la Garde  
       
            Nationale à Varsovie



         

                La Commission Dirigeante Afin de multiplier et d’améliorer les futurs moyens de défense courante, et souhaitant donner l’opportunité aux citoyens de la capitale deVarsovie ; création que nous souhaitons dans les règles qui suivent :

               1- Le membre de la Garde Nationale doit résider, ou posséder une propriété dans les limites de la ville – Les marchands doivent appartenir à une confrérie – Les artisans à une guilde, il en sera de même pour leurs apprentis s’ils sont fils de propriétaires. Les prêtres ayant des possessions qui leurs sont propres en villes, c'est-à-dire qui ne dépendent pas du Diocèse tels que les paroisses et les hôpitaux, peuvent être membres de la Garde Nationale, accomplir leur service et toucher une solde.

                2- L’âge des Gardes Nationaux est compris entre 18 et 50 ans.
                3- Il sera créé un régiment avec autant de bataillons que la conscription jugera nécessaire.
                4- Les Gardes Nationaux porteront des uniformes et des armes réglementaires – tous ceux qui n’appartiennent pas à la Garde Nationale n’auront en aucun cas le droit de porter l’uniforme ou les attributs d’officier que seule la Garde a le privilège de porter.
                 5- La Commission de conscription se donne le droit de désigner qui sera membre de la Garde et qui en sera exclu selon les règles établies par la Commission au pouvoir.
                 6- Les membres de la Garde, sont dispensés de service s’ils occupent des postes ou travaillent dans des offices publics, ils conservent leur qualité de membres de la Garde ; du moins tant qu’ils ont des possessions à Varsovie.
                 7- Tout membre de la Garde qui reçoit un ordre ne peut s’y soustraire à moins d’être souffrant ou absent. Si une quelconque obligation domestique d’ordre privé devait réclamer sa présence alors qu’il est lié à son service, il devra demander à un autre membre de la Garde du même grade que lui de le remplacer.
                  8- Les militaires au service de l’Etat, ne relèvent ni de la Garde, ni de la Conscription ; mais une fois libérés des obligations militaires, ils pourront se rapprocher de la Conscription pour appartenir à la Garde Nationale.
                  9- L’état major du Régiment et le nombre d’officiers seront semblables à ce qui existe dans les régiments d’infanterie de ligne de l’armée ; mis à part qu’il y sera adjoint du personnel payé. L’Etat major sera le suivant :
                                1 Commandant du Régiment
                                1 Un adjudant major au rang de capitaine pour chaque bataillon.
                                1 Un adjudant au rang de sous lieutenant pour chaque compagnie
                                1 Tambour du Régiment
                                1 Tambour du bataillon
                                2 tambours par compagnie

               Les membres ci-dessus mentionnés recevront une indemnité issue des fonds municipaux qui leur sera versée par des personnes appartenant à la garde nationale et ne relevant pas du Ministère du Trésor Public. Les Juifs ne relevant pas de la Conscription, sont tenus de présenter une grille tarifaire être conçus en fonction de leurs statuts.

                            10- Les personnels rémunérés et non rémunérés du Régiment, seront nommés par la Commission Dirigeante et désignés par le Ministre de la Guerre ; les autres officiers à partir du grade de Capitaine seront désignés par les membres de la Garde dans chaque compagnie , nommés par le Ministre de la Guerre pour confirmation par la Commission Dirigeante.
                             11- L’organisation de la Garde Nationale sera administrée par la Conscription, qui doit rapidement être prête, installée et formée, pour répondre aux ordres du Ministre de la Guerre.
                             12- Le code militaire, l’ordre, la discipline et l’obéissance doivent prévaloir comme dans l’Armée régulière.
                              13- Chaque membre de la Garde Nationale a des obligations vis-à-vis de l’Armée et de la Garnison de la ville, et, en dehors de la ville à une distance de 2 lieues postales de toute place ; au cas où il devrait servir au-delà de cette limite, il recevra salaire, vivre et fourrage en fonction de son grade comme c’est l’usage dans l’Armée régulière.

                Cette annonce et son application ont reçu l’approbation de son Excellence Duc et Ministre de la Guerre. Varsovie, session du 24 avril 1807.    
De montrer tout leur zèle et le meilleur d’eux-mêmes et cela  pour le bien de la Patrie, décide avec l’accord du Directoire Général la création d'une Garde Nationale, dans la ville même de

  Stanislaw MALACHOWSKI, Président

Conforme à l’original
 Joseph Duc PONIATOWSKI
                  Ministre de la Guerre
                                                                                              LS Jan Luszczewski
                                                                                                                 Secrétaire général

                  J’atteste que la présente annonce est conforme à l’originale et certifiée par Le Duc Ministre de la Guerre.
 Le Directeur en chef du Bureau des écritures du Ministère de la Guerre.


                                                                                                          Colonel Hebdowski


                      


     UNIFORME DES GARDES NATIONAUX

   Pour le grenadier ; image du dessous. Kurtka bleu foncé. Plastron blanc avec passepoils bleu ciel. Collet et retroussis bleu clair. Doublure bleu clair. Epaulette rouge à franges. Boutons de cuivre.
          Parements bleu clair. Pattes de parement blanc avec liseré rouge.
          Pantalon blanc sur guêtres blanches à petit boutons de cuivre, sans aucun doute le pantalon en hiver est bleu comme la kurtka .
           Schako à la française, il y a un pompon bleu ciel avec plumet rouge. Cordelière à raquette et gland rouge. Le shako est tout noir avec visière bordée de cuivre. La jugulaire en écaille de cuivre. Sur le devant et sous la cocarde une plaque de cuivre en losange avec l'aigle polonais en métal blanc.
         Cocarde blanche avec une petite ganse noire en V.  Armement et fourniment à la française. Dragonne rouge.
au dessus ; officier et fusiliers
 
                                                                             
  Pour le voltigeur ; même tenue mais avec les attributs de voltigeurs, épaulette verte à franges. Cordon et gland vert. Plumet jaune .  Dragonne verte.
  Pour le fusilier ; même tenue avec cordon et gland blanc, épaulette bleu ciel. Plumet blanc.
                                       A droite un fusilier et un grenadier   
                                                                                       

       

      Superbe tenue du tambour major de la garde nationale Varsovienne vers 1812. Veste et gilet  blanc.
Col, manchettes et pantalon sont cramoisis, et sur le devant, galons à la hussarde.
Le shako à la française avec des plumets cramoisis, blanc, bleu ciel et noir.





         La tenue des officiers ( voir planches au-dessus) ; habit à la française,
collet ouvert bleu ciel, retroussis et doublure bleu ciel.
Grenade or sur les retroussis. Gilet et culotte blanc. Bottes à retroussis. Dragonne en argent.

Les sous-officiers ; le haut du shako a un galon or. La cordelière ainsi que les épaulettes et la dragonne sont rouge et or suivant le grade.
    


                 
   A gauche un sous-officier                                     

    
  
   

              




   Mes sources :

 Tout d'abord un grand merci à André  pour son aide précieuse pour la traduction et ses recherches au sujet de la garde nationale.
     Son site sur les armées polonaises de tout temps est une vraie mine de renseignements.
                                                                      Merci André a charge pour moi.
   Splendeur des Uniformes de Napoléon collection Charmy
   L'armée du duché de Varsovie de J.V chelminski et A. 
   Poles and Saxons

    images de Chelminski.....Knôtel.........Charmy







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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 18:46

                            Le Chant des Légions polonaises en Italie, plus connu sous La Mazurka de Dabrowski (Mazurek Dąbrowskiego)
              A été écrit entre le 16 et le 19 juillet 1797 à Reggio nell’Emilia (près de Bologne) dans la République de Lombardie de l’époque (Italie).
               Ce chant a été composé par Jozef Rufin Wybicki ( à gauche) – blason Rogala, descendant de la même famille établie au XVIème siècle en Poméranie (il était lui-même originaire de Bedomin).             
             L’auteur a était poète, auteur dramatique, compositeur, juriste, diplomate et homme politique,
ayant participé à la Confédération de Bar et au Soulèvement de Kosciuszko.

 Début juillet 1797, il arrive en Lombardie en tant que coorganisateur des légions polonaises du Général Jan Henryk Dabrowski.  Il conçoit le « Chant des Légions polonaises en Italie », en salut aux légionnaires qui quittaient Reggio. Les polonais le chanteront pour la 1ère fois le 19 du même mois.


              Dabroswki écrit à son ami ;
----« Les soldats prennent de plus en plus goût à ton chant et nous, nous le fredonnons souvent avec tout le respect dû à son auteur. »
         
        En 1797, toutes les divisons polonaises dispersées dans tout le nord de l’Italie ont fait connaissance avec Le « Chant des Légions polonaise en Italie» 
Il connaîtra un engouement patriotique et populaire. Tout les polonais dans le reste de l’Europe, s’empressent d’apprendre ce nouveau chant, qui les uni dans un esprit de liberté !
      et on peut les comprendre puisque les premiers mots son :
« La Pologne n'a pas encore péri, Tant que nous vivons.»
            Grâce aux émissaires parvenant à passer les frontières, le chant parvint à Varsovie, Cracovie, Poznan et d’autres villes de la Pologne, sous le nom de "La Mazurka de Dabrowski".

    C'est ainsi qu’en 1806 lorsque Dabrowski arriva en vainqueur en Pologne avec ses légions, pour former la future armée polonaise, tout le pays l'accueillit avec enthousiasme et ferveur en chantant  le "Chant des légions polonaises en Italie".
   Par la suite il accompagne les Polonais dans toutes les batailles de la campagne napoléonienne.

            Le Chant des Légions polonaises en Italie était déjà devenu pour ainsi dire l’hymne officieux de la Pologne ; tant sa popularité et sa légende qui y en était liée était grande !

                  Il est le seul chant européen ou l’on trouve dans son texte le nom de Bonaparte
                                    
        Il devient l’hymne officiel de la Pologne en 1926  

 Traduction en français

               La Pologne n'a pas encore péri,                         
               Tant que nous vivons.
                                      
              Ce que l'étranger nous a pris de force, 
              Nous le reprendrons par le sabre.

Refrain :             
Marche, marche, Dabrowski,                                              
De la terre italienne vers la Pologne ;
Sous ta direction,
 Nous nous unirons avec la nation.


                     Nous traverserons la Vistule et la Warta,
                      Nous serons Polonais.
                      Bonaparte nous a donné l'exemple,
                     Comment nous devons vaincre.
Refrain :

Comme Czarniecki vers Poznan
Après l'invasion suédoise,
Pour sauver la patrie,
Revint par la mer.

Refrain :
                       Le père dit à sa Basia
                       Tout en pleurs :
                       « Écoute ! Il semble que les Nôtres
                         Battent le tambour. »
 Refrain :

 En polonais avec sa partition
Jeszcze Polska nie zginęła,
Kiedy my żyjemy.
Co nam obca przemoc wzięła,
Szablą odbierzemy.
Refren :
Marsz, marsz, Dąbrowski,
Z ziemi włoskiej do Polski:
Za twoim przewodem,
Złączym się z narodem.


Przejdziem Wisłę, przejdziem Wartę,
Będziem Polakami.
Dał nam przykład Bonaparte,
 Jak zwyciężać mamy.
Refren :
Jak Czarniecki do Poznania
Po szwedzkim zaborze,
Dla ojczyzny ratowania,
Wrócił się przez morze.
Refren :
Już tam ojciec do swej
Basi mówi zapłakany:
« Słuchaj jeno,
pono nasi Biją w tarabany ».
Refren :

 


                              Voici en vidéo le chant "des légions polonaises en Italie".
                Les premiers soldats qui apparaissent sont ceux de la légion de Dabrowski.
  Puis viennent les français avec leur bicorne, suivit du général Bonaparte sur son cheval blanc.
                                              
  
                                                   

                                                       


                                                          



             

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 10:01

                                 La lance est l’arme de prédilection des cavaliers polonais….

  "Kopia" était le nom de cette arme du temps des Hussards ailés.

               Napoléon refusa de mettre cette arme en service dans l'armée française, et ce n’est qu’en 1811 qu’il finit par accepter  , alors que nos premiers polonais en 1799 faisaient déjà cliquer au vent leur lance sous la légion dites du
 « Danube » ( image de gauche) cavalerie confiée au colonel Grawroski, elle comprenait 492 ulans.        
 
                                En 1807 le nouveau Duché de Varsovie va créer sa propre armée et comptera les 6 premiers régiments de lanciers polonais nommés Ulans, équipé de lance.
            Mais ceux qui apportèrent le début d’une véritable institution à cette arme furent bien les « Lanciers de la Vistule » issus de la légion du Danube qui déjà en 1808 en Espagne firent parler d’eux un certain 13 juin à Mallen où le nom de « los infernales picadores » paroles qui allaient devenir par la suite le surnom des cavaliers polonais, qui signifie l’expression des « cavaliers de l’enfer » ou encore les « lanciers infernaux ».


                               Avant 1811 les lames des lances de nos ulans polonais possédaient toutes une particularité qui se trouve en dessous de la lame du fer, un renfort en forme de boule en bossage sphérique qui permettait de créer un état de choc propice à désarçonner son adversaire et indiquait la limite de pénétration c’est à dire une sorte de sécurité afin que notre cavalier ne perdent pas sa lance au combat et puisse ainsi retirer avec aisance son arme de tout corps.
                               Cette arme par excellence pour ceux qui savent s’en servir fut demandée au début de la création du 1er régiment des Chevau-Légers polonais de la Garde, mais Napoléon refusa, considérant que pour une mêlée seul le sabre dit arme offensive et défensive était la seule que devait avoir sa cavalerie..

                             C’est probablement à Wagram 1809 ( la planche de droite montre bien cette lance prise par notre garde, remarquez l' aiguillette portée à droite conforme au règlement de cette année ) que nos chevau-légers  auraient enlevé quelques lances pour s’en servir contre les Uhlans de Schwarzenberg et contribuant ainsi à la fuite des Autrichiens, que Napoléon révisa son opinion sur cette arme.

                                Mais une autre histoire sur l’attribution de cette arme, persiste. En 1809 sur l’initiative du colonel Krasinski une représentation est faite devant l’Empereur ou un maréchal des logis du 1er chevau-léger renverse avec sa lance, deux dragons de la Garde. Ce serait devant cette efficacité au combat, que  Napoléon accepta  la distribution de cette arme tant convoitée.
                               
                                    Toujours est-il qu’en 1809 le régiment reçoit les lances à flammes rouge et blanche. Au début timidement puisque seul le 1er rang en possédait ensuite fin 1811 tout le régiment en plus de la carabine pour revenir en 1813 lors de la réorganisation à ce que le 1er rang seulement possède cette  arme et seulement la carabine pour le second.

 FABRICATION DE LA LANCE POLONAISE


                              Avant 1808 de part une méconnaissance de cette arme aucune manufacture française ne peut fabriquer la lance dite « polonaise ». Elle était produite localement en Pologne.
            Vraisemblablement plus lourde, sa hampe en bois ( noyer ou frêne) est de section carrée sous le fer dans la partie où se fixent les attaches.
           C’est ce modèle qui servit pour la fabrication à Klingenthal en 1809-1810 aux premières lances afin d’équiper nos lanciers, avec des modifications importantes.

La planche de dessin ci-dessus  représente différentes types d'armes,   les trois à droite sont de fabrication, année 1811 et celle de gauche la lance dite "polonaise" avec sa boule.

            Durant quatre ans (1811-1814) la manufacture de Klingental fabriquera Jusqu’ à 23 660 pièces. Ne voulant pas rentrer trop dans le détail de la fabrication de cette arme je ne donnerai rapidement que quelques indications :
                     
                     Sa fabrication en 1811 est répartie entre plusieurs corps de métier ; Les parties en fer et en acier, qui sont le fer de lance et le sabot, occupent des ouvriers qui les forgent, émoulent et liment.
                      Les vis sont faites par des hommes désignés à ces tâches qui les forgent, liment, taraudent et trempent.
                     La partie bois sera en frêne, la hampe sera ronde. L ‘ensemble sera posé puis ajusté par des menuisiers.
                     Voici une planche, ci-dessus, représentant à gauche, sans la hampe, le fer de la lance avec l'attache et les 10 vis, et à droite  les sabots de cette arme. Et tout en bas la hampe en bois.
               La dimension de cette arme est variable, cela est du au changement de fabrication et décrets mais elle varie entre 265cm et 276 cm.
  Quelques exemples de mesure en 1811 : Pour la partie fer de lance la longueur de la
pointe au talon de la lame est de 21,65cm la largeur de la pointe de 1,35 cm. Pour celle du sabot sa longueur est de 13,60cm et par exemple une simple vis a une longueur de 1,80cm. Enfin le poids de la lance en 1811 avec la hampe comprise est de 1,96 kg.



LE MANIEMENT DE LA LANCE

   Voici les ordres de maniement de la lance en 16 planches (extrait de l'excellent livre, Wojsko polskie de Morawski et Nieuwazny, édition Karabela)

  
                                                                                                         
                    
        

        
       
 
 

 

  

    
        Les "pointez" ne sont sûrs qu'autant que si les ongles sont au dessus.
  
  
 

 





 Question:
   que faites vous si des cavaliers ennemis vous suivent et vous serrent de près ?
       Il faut vous servir contre eux des à droite, à gauche ou alentour parez, qui deviennent puissamment offensifs, lorsque vous les employez bien.
                                          









                               
                        
 





  

                                                                                                     
            











                           De part sa grande expérience en la matière, le général De Brack, ancien capitaine de lanciers et auteur des « avant postes de cavalerie légère » nous fait part de quelques consignes d’utilisation de la lance.

                  Elle est l’arme blanche par excellence, elle a un effet moral puissant, dont les coups sont souvent fatals à l’ennemi.
                 Tenez votre lance à pleine main et serrée, les ongles au-dessus, et ne jamais employér un mouvement qui nécessitera les ongles en dessous.
                 Faites en sorte que votre hampe soit toujours plaquée sur votre corps et sur votre avant bras.
                  La lance sera portée à droite, son sabot (photo 1 et 1b) reposant dans une botte adaptée à l’étrier.

 A l’aide de la dragonne se trouvant au centre de notre hampe, il est possible de passer le bras droit à des fins d’utilisation personnelle de sa main (photo 2). C'est aussi un ordre? celui de "Reposez Lance".
                 --- Il est formellement recommandé de ne jamais piquer la pointe dans le sol, dans un souci de soin afin de ne pas émousser le fer de la lame.

        A l’arrêt former un faisceau (photo 3) ou faites reposer votre arme toujours debout.

        Sur la droite (photo 4) voici une manière de laisser son arme verticale, elle passe dans l'étrier et la dragonne, l'ensemble est maintenu sur le pommeau de la selle. Il est évident que dans un souci de commodité votre cheval ne doit pas bouger.

                

    

Pour tout lancier, il y a honte de perdre son arme. Mais il y a un cas où il est permis d’abandonner sa lance, c’est celui où il traverse le corps d’un ennemi.

    -De Brack raconte :
        « A Reichenbach, le plus brave lancier du régiment fut tué, et cela pour récupérer son arme plantée dans le corps de son ennemi, malgré mes ordres et surtout son entêtement d’ honneur, j’eus beau lui crier, « laisse ta lance est payée » il ne me crut pas, et coupé des siens, il périt accablé par les coups de l’ennemi.

LA FLAMME DE LA LANCE


                         On ne peut oublier la flamme qui est faite de différentes couleurs, mais celle que l’on retient est bien celle portée par nos « los picadores » et les légendaires chevau-légers lanciers polonais de la Garde, qui sont le rouge et le blanc….
         représentant les couleurs nationale polonaise, couleur reprise plus tard par les futurs chevau-légers français.
                         Pour les ulans polonais les couleurs sont variables en fonction du régiment :
     Le 7e par exemple semblait avoir eu des flammes à 3 bandes horizontales le jaune, bleu et rouge. Le 11e le rouge en haut et bleu en bas et une pointe blanche partant de la hampe.
      Ceux des régiments lithuaniens (17 à 21) le fanion (flamme de lance) était bleu et blanc, le bleu en haut.
       La longueur de la flamme elle aussi était variable, mais une longueur de 73 cm au plus grand et de 48,7 au plus court semble celle la plus utilisée.
La dimension sur la hauteur est de 48,7.


  La flamme de lance peut-être plié dans un étui.
Comme le lancier de la vistule ci-dessous.


J’arrête ici le survol rapide de l’étude de la lance. En souhaitant d’avoir comblé vos lacunes à ce sujet.



  Mes sources :

    Wojsko polskie de Morawski et Nieuwazny  "Gwardia" édition Karabela
     Les Traditions n° 206, 104,169,222 et 60
Le livre de Charmy "Splendeur des uniformes de Napoléon"
    "Avant poste de cavalerie légère" de de Brack
    Une aide de P. Fontanel
 
Les photos sont de ma soeur que je remercie, prisent sur les journées de Waterloo.

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 11:50

            
       LE 1er REGIMENT DE CHEVAU- LEGERS LANCIERS DE LA GARDE
 La création de ce régiment hors du commun commence en 1806 durant le mois de décembre.

       Suite à l’entrée de Napoléon à Varsovie une garde d’honneur fut créée et commandée par le comte Oginski.  
       Cette garde peu nombreuse mais d’une belle tenue et dont le zèle ne se ralentit pas un seul instant,
 fît naître chez l’ Empereur l’idée d’attacher à sa garde un corps de cavalerie entièrement polonais.
            C’est ainsi que le 2 mars 1807 par un décret impérial, il sera formé à Varsovie même un pulk (régiment) de cavalerie légère polonaise composé de quatre escadrons, qui sera incorporé dans la cavalerie de la veille garde.
             Le décret précise que chaque polonais pourra entrer dans ce régiment  que ce soit : le noble, le bourgeois et l’habitant des campagnes.
              Les défauts corporels, le manque d’éducation, les mauvaises mœurs pourront seuls les exclure. Cependant, tout polonais qui voudrait entrer dans ce corps devra être, autant que possible, domicilié en Pologne et avoir un garant de sa moralité ou de sa fidélité.

              Dans ce corps d’élite, qui fut tout à fait formé en un mois on y trouve un grand nombre de polonais de marque qui prirent du service, soit par sentiment patriotique, et  d’une manière générale favorable immédiatement au rétablissement de leur nationalité.
              A peine arrivés à Chantilly,  les voilà partis sur la route de l’Espagne. Ils entrèrent avec Murat dans Madrid pour se trouvaient au moment de l’insurrection madrilène du 2 mai 1808.
             Le 20 août le reste du régiment arrive dans la péninsule Ibérique sous le commandement de son colonel V.Krasinski. Ils ne tardèrent pas à se faire remarquer, le 14 juillet à Rio-Seco puis à Burgos et enfin le 30 novembre à Somosierra ou ils prennent place dans la légende des héros.
              Après la distinction obtenue aux prix du sang versé en Espagne, un autre élément contribue à la construction de la gloire de cette cavalerie hors du commun  ; Wagram 1809, ou chargeant contre les uhlans autrichiens ils récupèrent la lance de leur ennemi pour continuer le combat, s’emparent de plusieurs canons , culbutent pas moins de 4 régiments de cavalerie et cerise sur le gâteau font prisonnier le Prince d’Auersperg.
               D' après certains écrits, c'est à ce jour là que Napoléon leur attribua cette arme redoutable qui donne une assurance de supériorité et suscite un surcroît d’ardeur. Au début il accorda cette arme seulement au premier rang,  puis finit en 1811 par l’accorder au reste du régiment, pour qu’en 1813 lors de la réorganisation du régiment l’on revienne à l’ancien décret, lances pour le premier rang et carabines pour le second.

              Placés en avant-garde de l’armée, au début de la campagne de Russie et sous le commandement de leur chef historique V. Krasinski, les Chevau-légers Lanciers polonais de la Garde prennent Wilna, écrasent des Russes au passage de la Dwina et s’immortalisent à Witepsk.
              Ils sont de toutes les charges, franchissent tous les obstacles, passent les rivières en semant la mort sur leur passage culbutent et sabrent dans un ouragan de fer.

  A Moskowa ils chargent jusqu'à 3 fois ; les deux tiers du régiment sont détruits.
     Lors de la retraite, ils sont admirables à Wiasma, à Krasnoê, diffusant la
mort partout où le 1er régiment de chevau-légers lanciers de la Garde croise le fer avec l’ennemi tout en laissant dans les plaines glacées leurs morts dans un linceul blanc. Au passage de la Bérézina ils sont placés en défense, le régiment y perd une cinquantaine d'hommes.

-"a savoir que  lorsque un homme est rayé des contrôles, cela ne signifie pas  obligatoirement qu'il a été tué mais que privé de son cheval, il est compté comme disparu et abandonné a son sort...."
              

       D'après un état de situation du 28 décembre 1812, le régiment rentre en campagne avec 79 officiers et 1085 cavaliers et 1109 chevaux il en sort en fin de campagne 54 officiers 416 cavaliers et 276 chevaux.

                En 1814 ils sont les premiers sur les champs de bataille et quittent la mêlée les derniers.
                Lorsque le 1er régiment portent les premiers coups, a la seule vue de ces cavaliers qui chargent, cela réveille dans l’esprit de leur ennemi une inquiétude grandissante de peur et de respect. Le régiment est de toute  les batailles jusqu'a l'abdication de l' Empereur.

    Les mémoires de K.Szpotanski, sous-officier au régiment raconte :

 " l" empereur nous a lancés comme ses lévriers à la chasse. Nous n'avons pas eu de repos et nous nous y sommes habitués. Ayant à manger ou non, ayant à boire ou non, nous avons combattu. L'âme et le corps se sont durcis, fuir était une honte, tandis que courir et se battre, un plaisir ; et nos chevaux ont été comme du fer: une bataille suivait une autre ils ont supporté tous les efforts".

      Liste des batailles  :
En janvier : le 27 à St Dizier, le 29 Brienne-le- chateau..........En février le 1er et le 2 La Rothière, du 10 au 14 Champaubert, le 11 Montmirail, le 12 à Chateau-Thierry, Vauchamp et Villeneuve le 14. le 18 Montereau, Troyes le 24........En mars Rocourt le 3, Braisne le 4, Berry au bac le 5, Craonne le 7, le 8 Laon, Reims le 13. Fère Champenois pour le 18, Arcis sur Aube les 20 et 21, Vitry le 23, St Dizier à nouveau le 26, Bourget le 29 et enfin Paris le 30.
 


                   Le 1er avril de cette même année on le retrouve à fontainebleau, où il reste jusqu’au 11. Ce jour là, le général Krasinski fait réunir ces Lanciers ainsi que le 3éme régiment d’éclaireurs et les placent à la suite du régiment des Chasseurs de la Garde. Napoléon ayant abdiqué relève le serment de fidélité au polonais et leur laisse la possibilité de rentrer dans leur foyer.
                                        

                   Seul un détachement de 109 chevau-légers, tous volontaires, placé sous les ordres du baron Jerzmanowski, suit l’Empereur à l’île d’Elbe, le détachement sera nommé "Escadron Napoléon".

                    Pour les cent jours, seul un escadron fut formé avec beaucoup de difficulté. La valeur de ces hommes dont la légende les précèdent ne seront pas avares de charges, les hussards anglais en feront les frais ainsi que les dragons de Cumberland. Nos lanciers sabrent jusqu’au coucher du soleil dans un élan suprême de sacrifice avec à leur tête le général Colbert et aux côtés des Lanciers Rouges.
           
                     Leurs dernières charges épiques finissent de remplir les pages de la gloire du grand livre de la Légende Napoléonienne.
                                                                                 
                                                                                                           

LancierpatriceMes sources :                                                                                                         
 Wojsko polskie "gwardia" de Morawski et Nieuwazni
Histoire de la garde imperiale de E.Marco de Saint-Hilaire
Napoléon "1814 Campagne de France" de J.Tranié et J.C Carmigniani
L'armée du Duché de Varsovie de J.V Cheminski et A.Malibran

Napoléon 1er magazine n°1 de J.P Blay

 

 

La Schapska collection privé
planches de Rousselot  dans l'ordre d'apparution 1,2,5
planche n°3 de Moraski
 le soldat blessé tiré du livre uniforme du 1er Empire du CDT Bucquoy

 

 


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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 10:21

               Lors de la campagne de 1812 l’armée française séjourne quelques semaines dans la capitale de la Lithuanie. Les paysans lithuaniens d’abord heureux de profiter de l’arrivée de cette armée pour secouer le servage et se libérer de leurs maîtres déchantèrent rapidement devant le nombre de maraudeurs qu’apportait la grande armée.
              Les Bavarois, les Hollandais Les Wurtembergeois ravagèrent un pays déjà dans une misère profonde.
               Malgré cette nouvelle épreuve du mal, le gouvernement provisoire de la Lithuanie décida de lever une armée : il ne mit sur pied que cinq régiments de cavalerie tous ulans du 17e au 21e, quatre régiments d’infanterie, une gendarmerie à cheval et une garde nationale sans oublier les Tartares lithuaniens…..Les régiments de cavalerie et d’infanterie rejoignirent les forces du Duché de Varsovie sauf les tartares qui seront directement incorporé à la Garde impériale.

      Le 17e régiment de cavalerie,  dont en voici une légère description historique

  HISTORIQUE DU REGIMENT

  Créer au frais du comte Michel Tyszkiewicz en juillet 1812, dans la contrée de Wilna, ce régiment et celui du 19éme feront cause commune.  
    Le régiment fut commandé dans l'ordre  par Tyszkiewicz lui même Kozlowski et Brzechffa, le premier major fut Giedroyc et les chefs d'escadrons Strowski et Soltan .  
    Pendant la retraite de russie, il sera sans aucun doute un régiment actif, puisque en décembre 1812 il lui manque cruellement des officiers.
     Le 11 février 1813 le 17ème ainsi que le 19ème se trouvaient à Zirke sur la Warta, les deux régiments étaient sous les ordres du général Giedroyé. Dans la nuit du 11 au 12 février les régiments furent attaqués par surprise par le corps russe du général Tchernitcheff et par quelques cosaques. Malgré une défense et une résistance opiniâtre les régiments furent complètement défaits et subirent des pertes énormes en morts en blessés et prisonniers. Le  Comte Tyszkiewicz y fut blessé de trois coups de lances et fait prisonnier. Le régiment pris une part active à la conquête de Hambourg et passa sous les ordres de Davout. Lors du siège de cette ville, occupée alors par les Français, plusieurs officiers du 17éme se distinguèrent à cette époque tout particulièrement et furent portés à l'ordre du jour.

  -----Tel  que cette affaire : Joseph Kaszyc, détaché de la garnison pour une reconnaissance dans les environs , rencontra et attaque corps à corps, le célèbre colonel prussien Schill, le blessa d'un coup de sabre et le fit prisonnier. Puis ce même officier, lors de la retraite de Lübeck à Remberg en Danemark, Kaszyc se jeta avec 20 lanciers de son régiment au milieu du camp ennemi et fit 50 prisonniers, s'empara de 200 chevaux et d'une grande quantité de caissons et de bagages.

  
 
  
L'UNIFORME .

      ulans-123.JPG    D' après  l'historique du 17éme par le Comte J. Tuszkiewicz descendant direct du créateur du régiment, laisse à croire que de toute évidence la tenue est la suivante ;
           Le régiment avait la tenue bleu foncé, avec col amarante, des revers bleu foncé avec liseré amarante. Les cordons et les boutons dorés. Pantalon bleu foncé à liseré amarante. Deux gilets, l'un amarante et l'autre blanc avec liseré.
        Les lanciers portent pour la parade des pantalons à la Hussarde et des bottes à la polonaise, découpées en rond.

       Pour la petite tenue on se servait de pantalons longs boutonnés de 18 boutons sur les côtés, doublés de cuir chez les soldats. plaque-17e.jpg
     La Scahpska quant à elle, porte un aigle de Pologne au-dessus du chiffre 17.
 
                
            

  

 

UNIFORME DE L'OFFICIER
   
        L'officier en haut à droite (1er planche) porte une Kurtka fond bleu turquin avec col, parements et passepoils amarante, Boutons dorés demi rond de 15mm pour les plus grands et 11 pour les petits. Sa Schapska en cuir verni noir surmonté d'un galon en fil d'or, Visière en cuir noir cerclée de métal doré, la plaque est aussi doré, haute de 100mm et large 150mm marqué du chiffre 17.                    
           Aigle polonais juste au-dessus de la plaque et au bord et au-dessus de cette emblème se trouve une tête de lion avec un anneau qui permet le passage d'un cordon, L'angle gauche est muni d'un crochet servant a fixer une gourmette de 950mm.num-risation0025.jpg
            A droite et en haut,  la belle plaque des officiers comme celle de la troupe du 17e,
  remarquez l'emblème de la Lituanie qui se trouve au centre de l'aigle polonais ainsi que le chiffre 17  à droite en bas la schapska cette angle nous permet de voir le crochet tête de lion..
                           
                                                                   
                                                                                 
  

  LE TROMPETTE



Le trompette à gauche est splendide, une remarque importante la visière noire bordé de cuivre et le cavalier lithuanien. Sur la boucle du ceinturon l'emblème polonais . La schabraque est noire avec des dents de loup de la couleur amarante.


Je joins une liste de nom de trompettes ayant appartenu au 17é.

Martin Nagajski...Joseph Lipinski...Joseph Murawicz...Mathieu Leszcynski...Joseph Micewicz...Thomas kuzynowicz...Vincent Karpowicz...Cyprien Waszynski...          
      






       

     LA COMPAGNIE D' ELITE

   Les seuls renseignements que nous avons en possession sur la tenue des compagnies d'élite, se portent uniquement sur une couleur de ponceau spécifique à la compagnie.


      Le régiment se distingue durant les opérations dans la région de Lûbeck et dans Hambourg dont voici en bas à gauche la tenue des troupiers en 1813.
Tenue qui laisse encore quelques réflexions sur sa réelle existence.
            

 




 













Mes sources  :
  L'armée de Napoléon, uniforme du 1er empire .
  Historia du 17e ulans par Tyszkiewicz
  L'armée du Duché de Varsovie par J V Chelminski
  Tradition n°169 "les régiments de uhlans du Duché de Varsovie par Y.Martin
  Images :
 le 1er officier à cheval et le trompette par S. Glinska, la schapska de l'officier vient du musée de Wiena,  tirés du livres Historia du 17e           
    
 
  





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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 17:01

                  Messieurs les Officiers de Hussards :

       L’habit dans son état général est identique à celui de la troupe, bien que l’inspiration de l’uniforme soit autrichienne (voir au début de leur création le shako de forme évasée) Le règlement au niveau de l'habit laisse aux officiers un certain degré de liberté, habituelle chez les Hussards.
      Le nombre des officiers au sein du régiment reste typiquement français.           
Soit :
    1 Colonel : officier supérieur qui commande le régiment
    1 major : adjoint au colonel
     2 chefs d’escadrons : chaque officier commande deux escadrons
    8 Capitaines de première et de seconde classe : chacun commande une compagnie (les classes permettent de distinguer les officiers du même grade en se basant sur l’ancienneté et la solde)
    8 lieutenants de première et seconde classes : officier adjoint au capitaine   
    16 sous-lieutenants.
                                                                          


   




            

Au dessus à gauche :
Colonel (5 chevrons) du 10e (a) et du 13e(b)    Au dessus  Capitaine du 10e(a) du 13e(b)
 Major du 10e et du 13e                                      Lieutenant du 10e et du 13e
 Chefs d'escadrons du 10e et du 13e                 Sous-lieutenant du 10e et du 13e

        La distinction des grades se fait principalement par des galons portés sur les manches du dolman "voir dessin du haut" et sur la pelisse au-dessus du parement, en forme de chevrons pointe vers le haut.
    La couleur distinctive des officiers est identique à celle de la troupe.
 blanc pour le 13e
 jaune pour le 10e (à gauche)
placés sur  les brandebourgs, soutaches et boutons ainsi que les parements et galons, sur le pantalon les broderies à la Hongroise et sur les bottes (gland et galon) puis sur le galon du shako.

         



                           La grande tenue

              La pelisse doublée de drap cramoisi a 5 rangs de boutons de 18 à 20 selon la taille du cavalier, la fourrure est en astrakan noir (10e) ou blanc (13e) suivant le régiment. Ornement soutaché sur le dos. Dolman à col cramoisi, même soutache et brandebourg que la pelisse.               
              Une ceinture en soie cramoisie avec des olives de la couleur argent pour les deux régiments.
              Le shako est parcouru par un galon spécial pour les officiers, fait de cercle de la couleur du régiment ; le colonel  dessin à gauche 13eme en porte deux rangs. La fourragère pour les deux régiments est en argent.
              La culotte bleue est soutachée sur les coutures avec broderies à la Hongroise sur les cuisses. Les bottes à la Hongroise en cuir noir verni avec galon et gland à la couleur.
              La banderole de giberne, de cuir noir avec en son centre un large galon en argent bordé de chaque coté d’un galon plus fin, portant une giberne en coffret argenté avec aigle polonais.
             La sabretache de cuir de couleur noire avec aigle polonais galonné en argent. Quelques officiers portent par fantaisie une sabretache de couleur rouge.
             Manteau rond de drap blanc.
             Harnachement à la Polonaise avec cuir noir et chabraque en drap cramoisi avec galon jaune pour le 10e et blanc pour le 13e. Demi-selle en peau de mouton noir . Numéro du régiment sur les plaques du croisillon, du poitrail et de la croupière.

           La petite tenue d’été celui de gauche sur le dessin avec le shako                   
          
           Dolman bleu foncé avec col cramoisi bordé de soutache à 5 brandebourgs et 3 rangs de 5 boutons. Tenue exclusivement polonaise puisque chez les hussards français c’est une tout autre tenue.
           Gilet blanc, Pantalon de drap gris garni de cuir gris entre les jambes, des bandes de drap cramoisi, portant chacune 6 boutons de métal blanc.

               La tenue d'hiver celui de droite en bonnet de police

            La pelisse de drap bleu foncé à 5 brandebourgs, garnie d’astrakan blanc ou noir suivant le régiment.   Le bonnet de police est de type français avec galon en argent.

        


   Les colonels portent des tenues richement soutachées, privilège dû exclusivement à leur grade. Leur schabraque possède un large galon et le siège est en peau d’ours au lieu de mouton noir.
Le dessin de gauche représente le colonel du 10e avec un trompette.


               En matière d’armement le règlement pour les officiers reste concis. Le sabre à lame recourbée a des provenances diverses : fourniture très souvent familiale, ou par des prises de guerres autrichiennes ou prussiennes, et plus rare d’une fabrication inspirée du modèle français An IX. Les pistolets sont garnis d’argent et au nombre de deux.


Les noms des officiers supérieurs des régiments ;
  Le 10e Hussards
Colonel : Nepomucen Uminski
Major : stanislas Ziemiecki
Chefs d’escadrons : Stanislas Osipowski ...inconnu....
 
 Le 13e Hussards
Colonel : jozef Tolinski
Major : Alexandre Oborski
Chefs d’escadrons : Stanislas Rojewski et Thomas Nosarzewski


réactualisation mars 2010

Mes sources et planches :
  L'armée du Duché de Varsovie par J.V chelminski et A.Malibran
 Worjsko Ksiestwa Warszawskiego par Morawski et Wielecki (planches)
 Tradition n°181 Les hussards du Duché de Varsovie de Y.Martin
  Poles and Saxons of the Napoleonic War par Nafziger

Figurines en 25mm par Franck
Une aide de P.Frontanel

 

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Published by M.patrice - dans La Cavalerie
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  • : 1er Empire et Nos Polonais
  • 1er Empire et Nos Polonais
  • : UNIFORMES et HISTOIRES des soldats polonais qui ont servit la FRANCE sous NAPOLÉON 1er
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