L' Infanterie

Dimanche 21 décembre 2008
                La montée fulgurante de Napoléon Bonaparte dans la politique européenne et la victoire de celui-ci sur les prussiens en 1806 attira l'attention de la Pologne qui  vit une chance de regagner son indépendance. Napoléon créa le Duché de Varsovie suite au traité de Tilsit et invita le général Dombrowski de créer une armée entièrement polonaise. Douze régiments d'infanterie virent le jour sous la forme de 3 légions ou divisions en français.
               
                
Annexés par ses voisins l' Autriche, la Prusse et la Russie en 1795 et contraint de servir militairement les nouveaux maîtres une grande quantité d’officiers et soldats polonais en profitèrent pour déserter avec leur armement et fourniment. C 'est ainsi que des hommes aguerris s’enrôlèrent dans une nouvelle armée, celle du Duché de Varsovie
                        Au début de la création du Duché , les polonais en quête d’indépendance, s’armèrent de faux et de piques à défaut de fusils et aidaient les soldats français à désarmer les garnisons prussiennes et ainsi récupérer l’armement nécessaire pour s'équiper.
                        
                        Mais pour créer une armée il faut de l’argent. Si les hommes ne manque pas ce n’est pas le cas de l’équipement. Les habitants des régions principales de Kalisz, Poznan et Varsovie fournissaient de plein grès de l’argent ; les plus riches opteront pour la création de régiment à leur frais.
                    Vers 1813, le duché aligne 22 régiments d'infanteries, chaque régiment à 3 bataillons de 6 compagnies.

                                        LA TENUE DU FUSILIER

           L' habillement sera le même pour tous les régiments d'infanteries, tous les régiments portent la Kurtka (l' habit en France).

           Au commencement jusqu' à mars 1807, l'infanterie portait la kurtka de couleur bleu foncé, revers et parements cramoisis (couleur nationale polonaise), czapska ( shako ) en feutre noir, garni d'un demi-soleil en métal jaune, manteau brun, pantalon bleu foncé ou blanc.


Les plumets , pompon, épaulettes et cordons :
ROUGE pour les grenadiers
JAUNE pour les voltigeurs
BLEU pour les fusiliers..........

       Puis suivant le décret du 2 mars 1807, l'uniforme change il y avait alors douze régiments d'infanteries et la tenue évidement change ainsi que les couleurs distinctives. Les 12 régiments étant répartis en 3 légions (division en France) de 4 régiments chacune.
-----la 1er aux revers jaunes, col et parements rouges, boutons cuivres
-----la 2éme revers cramoisis, col et parements cramoisis, boutons blancs
-----la 3éme revers blancs, col et parements blancs, boutons cuivres
 
   En 1810 tout les régiments soit 17 portent la même tenue aux couleurs distinctives du régiment sauf le 13éme qui est habillé de drap blanc.
   En 1812 avec l' annexion de la Lithanie l 'infanterie polonaise passe à 22 régiments.

La particularité de cette tenue:
Le revers droit fermé par 2 boutons sur le devant de la Kurtka.
Collet droit fermé.
  
     La Kurtka (ici décret du 3 septembre 1810) comportait 7 petit boutons de chaque côté du revers
3 grands au-dessus sur le cotés gauche, 2 grands dans le dos,
3 petits à chaque poche, 1 petit pour chaque épaulette et 3 petits sur les parements en botte (manche)
     Boutons plats en métal jaune portant en relief le numéro

du régiment.        
                                                               


        
   

                        Le pantalon bleu foncé en hiver, et blanc en été,
                   le pantalon était porté par dessus les guêtres,
                      qui pouvaient être noires en hiver et blanches en été.

           


     Les chaussures réglementaires sont identiques, il n'y a pas de côté gauche et côté droit et elles ne sont pas au bout aussi carrée comme l'on veut bien nous faire croire..
( tradition 216, page 34).
     En 1812 L' Empereur prescrit à l' administration de la guerre que chaque soldat en partance pour la campagne de Russie soit équipé de 4 paires, 1 au pied, 2 dans son sac et 1 dans le fourgon du bataillon, gageons que nos polonais aient la même quantité.

                   La schapska appelé en France le shako est typique pour les troupes polonaises.

  Sa forme reconnaissable aux dimensions de 24 cm de côté sur 23 cm de haut. La plate-forme est noir sans galon.
       Sur le devant de cette coiffe on peut distinguer une aigle polonaise en métal blanc en-dessous une plaque en cuivre avec le numéro du régiment en relief,
 au-dessus de l'aigle une cocarde blanche surmonté d'un pompon noir et un cordon blanc, le fusilier du duché de Varsovie ne porte pas de plumet.
        Les jugulaires en forme d'écaille avec une rosace à une étoile à 5 branches pour les fusiliers, une grenade pour les grenadiers et un cor pour les voltigeurs.                                                                          
                                                                                  

       
                              

              ARMEMENT ET EQUIPEMENT DU FUSILIER

               L'armement du fantassin polonais est assez disparate il se compose en partie du fusil prussien et celui de l'autrichien, cette armement provenait en grande majorité par les soldats polonais ayant déserté. De plus les français dans leur conquête en 1807 permirent de fournir un armement suffisant, à  la nouvelle armée du duché de Varsovie. Cet armement provenant des dépôts prit à l'ennemi.

                               
                      
                   Celui de gauche est le fusil modèle 1801 à silex
        avec la longueur de sa baïonnette de 0,79cm. Celui de-dessus est toujours un modèle prussien à silex de 1780 avec la baïonnette plus petite de 0,43cm. 
                   Au début de la création du duché, les fusiliers ne portent pas de sabre, ce n'est que vers les années 1810 que l'on vit le sabre briquet
                   La giberne noir avec buffleterie blanche.         
Sur la giberne le chiffre du numéro du régiment pour
les fusiliers, un cor pour les voltigeurs et une grenade pour les grenadiers.
   
                    Bonnet de police bleu avec ornement
                                             et gland rouge.                  

                  
 Havresac à la française, manteau de couleur gris Beige
  avec passepoil rouge au collet.



        Epilogue

        C'est ainsi  que notre fusilier polonais du duché de Varsovie part en campagne pour la première fois en 1812. Equipé avec un fusil prussien, une schapszka typique polonais et un équipement secondaire de plusieurs nations sous un commandement entièrement polonais et avec une rage de vaincre et de liberté. 
       Durant la campagne de russie son aptitude aux rigueur de l'hiver lui permettrons de moins souffrir du froid et la connaissance
de la langue russe lui permit bien des égards de la part de la population de la grande russie.
       Mais ce sont dans les combats que les polonais subirent des
pertes, presque toujours en tête des assauts.

          Au retour de Russie, les débris du corps polonais qui venaient du Niémen, passérent devant le prince Poniatowski qui se trouvait au palais à Varsovie, les polonais défilent avec leurs 40 canons, les drapeaux des bataillons disparus, et seulement 400 soldats, le prince fondit en larmes en les voyant et ne put prononcer un mot.



Mes sources :
l'Armée du duché de Varsovie par J.V Chelminski et A Malibran.
Souvenir d'un officier polonais par De Brandt     
Poles and Saxons of the napoleonic war de G. Nafziger
Splendeur des uniformes de Napoleon de Charmy
Revue Soldats Napoléoniens 7 " les troupes coalisées" infanterie prussienne par A. Umhey  
 
Images :
Napoleon.Gery
Poles and Saxons napoleonic war   
  
Le  fusilier par J.V chelminski
                                                                                            
Par M.patrice
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Samedi 18 octobre 2008


        Le bataillon polonais de la deuxième division de la Veille Garde est un élément peu, voir mal connu, de l’organisation à la Garde impériale, comme l’est de toute évidence, celle des polonais dans nos rangs.
            « On dit que l’Empereur avait l’idée de former un bataillon de la Garde polonaise, et l’on nommait déjà comme chef de ce bataillon le major Kurcjusk , d’un régiment d’infanterie, qui avait la réputation d’être un bon et brave officier. Mais ce ne fut qu’un projet. » --a écrit dans ses mémoires Joseph Grabowski.
        Notre brave officier s’est bien trompé : le Bataillon qui, au passage, est la deuxième unité polonaise de la Garde impériale après les chevau-légers lanciers, non seulement existait mais se battait déjà en 1813 aux cotés de la deuxième division en tant qu’unité rattachée à la Garde.
        La formation de la nouvelle division de la Garde prit naissance suite à la désastreuse campagne de Russie, mais personne ne soupçonnait que Napoléon pensait à y inclure un bataillon polonais. Surtout en voyant dans quel état les débris du Vème corps de Poniatowski se trouvaient.
       D’une manière générale, l’Empereur se préoccupait constamment de l’état des troupes et en particulier de celui du VIIIéme corps polonais nouvellement créer en date de juin 1813. Il écrivit dans ce sens au Duc de Bassano pour un rapport détaillé de cette unité dans un courrier du 5 août 1813

:                             
        L’Empereur demanda au Duc de la manière dont est dirigé l’équipement des polonais, tout en lui faisant remarquer le manque dans les détails ainsi que dans le budget.
-« il faut me remettre un compte où je puisse voir à quoi m’en tenir. Il faut constater la situation du corps polonais au moment de sa formation, et cela en trois parties, infanterie, cavalerie et artillerie ; il faut me faire connaître ce qu’il en coûtera pour habiller ce corps à neuf, en supposant qu’il fût composé de nouvelles recrues, et en distinguant l’habillement, le grand équipement et le petit équipement, et ensuite il faudra faire un nouveau calcul, non composé de recrues……. »
        On fit de même pour la cavalerie en prenant soin de séparer les chevaux bons pour la réforme.

        La nouvelle formation de la Vieille Garde devait comporter 2 divisions à 2 brigades :
La 1ère division commandée par le Général Friant
1ère brigade ou brigade de chasseurs                  4 bat
2ème brigade ou brigade de grenadiers               4 bat

La 2ème division commandée par Curial
3ème brigade ou brigade de fusiliers                    4 bat
4ème brigade,
2 bataillons de Vélites, Turin et Florence
1 bataillon de la Garde saxonne
1 bataillon de la Garde polonaise                        4 bat

A cette brigade furent attachés aussi :
1 bataillon de Garde Hessois
1 bataillon des fusiliers Hessois
1 bataillon de Fusiliers-Garde Westphaliens
et 4 compagnies de Grenadiers des 2eme et 3eme de Ligne Westphaliens, et 1 batterie à pied Westphalienne du IX corps.

FORMATION DU BATAILLON POLONAIS

Les articles de l’Empereur datés du 14 septembre 1813 relatifs au bataillon polonais sont
Art 12 :
Le bataillon polonais de la Garde sera réuni sans délai à Dresde. A cet effet, le prince Poniatowski formera sur-le-champ les cadres et enverra les hommes nécessaires, en choisissant les hommes ayant plus de 23 ans et ayant au moins 2 ans de service.
Art 13 :
Ce bataillon aura l’uniforme de l’infanterie polonaise avec des bonnets de grenadiers. Il sera équipé au moyen des magasins établis à Dresde par le ministre des Relations extérieures pour le corps polonais,

mais une fois qu’il aura été équipé, il sera soldé et entretenu par le Conseil d’administration des grenadiers de la Garde. Les grenadiers polonais touchaient la même paye que ceux de la garde française.

        C’est au général-baron Antoine Drouot que l’Empereur demanda d’élaborer le projet de décret de formation et d’organisation du bataillon polonais.
        Celui-ci présenta un texte daté du 2 octobre 1813, qui prévoyait entre autres choses :
1 commandant de bataillon
1 état-major comprenant 6 officiers et 8 sous-officiers
4 compagnies de 4 officiers et 200 sous-officiers et soldats, ainsi que 3 conducteurs assignés.
Dans chaque compagnie 3 tambours et 2 sapeurs.
Pour un effectif de 800 hommes en théorie mais en réalité le bataillon n'a pu réunir que 600 hommes.

    La solde de tous devait égaler celle du 2e régiment des Grenadiers de la Garde Il en était de même pour l’équipement, l’armement et l’alimentation.
    S’ils ne l’avaient pas reçu auparavant, les officiers recevaient en plus, une fois la masse pour leur équipement. Un afflux important d'officiers, pour 22 postes à pourvoir. C'est pourquoi Poniatowski a dû à maintes reprise, mettre fin à des querelles et décider qui allait occuper les postes dans la Garde.

            Le décret fut soumis à l’Empereur, et le 5 octobre 1813, il signait ce texte en y apportant quelques modifications, notamment de retirer les portes aigles soit 1 officiers et 2 sous-officiers car il ne comptait pas fournir de drapeau à cette unité.

            Entre le 14 septembre et le 5 octobre 1813, Napoléon ne cessa d’écrire à Berthier, à Drouot, à Clarke et à Daru pour la formation de ce bataillon.
            Poniatowski lui-même envoya un courrier à Berthier pour lui rendre compte qu’il ne pouvait fournir les soldats nécessaires du fait que dans le VIIIème corps il n’existait pas plus de 1800 hommes qui aient plus de deux ans de service.
        Au fond de lui, bien qu’il affichât officiellement sa propre reconnaissance et celle des polonais, pour cet honneur que l’on faisait à ces soldats de pouvoir entrer dans la Garde, le prince n’était pas heureux.
        En effet, dès la nouvelle de la création de ce bataillon, quelques centaines de soldats de valeur et physiquement forts avaient quitté la jeune armée polonaise de son corps pour la Garde. Poniatowski proposa avec fermeté d’étendre les engagements pour la Garde à d’autres unités polonaises, celles des deux régiments de Dombrowski et aux régiments polonais disséminés parmi les corps français dont ceux de la Vistule. Ce qui porterait sur un choix approximatif de quelques 10500 soldats polonais en incluant les dépots.
-Cela fut chose faite-.

  
             En 1813, par ces temps de pénurie et de souffrance, rhabiller à neuf les polonais n’était pas une mince affaire, d’autant plus que Poniatowski demanda que les grenadiers soient équipés de la même étoffe que celle de l’habillement des grenadiers de la Garde française ;
    -il s’agissait dans cette démarche de créer les meilleures conditions possibles pour habiller et équiper cette élite de l’armée polonaise et cela pour un coût approximatif selon les calculs de Bignon, alors diplomate en place à Dresde, de 197 028 francs, a titre comparatif cela fait pour un an 5 fois la solde d’un maréchal d ‘Empire et 13 fois celle d’un général de division,
        Soit 126 428 francs pour l’habillement, pour le petit équipement 45 800 et pour le grand équipement 21 600. Reste un petit surplus de 3200 francs.
        Ces chiffres ne prennent pas en compte le coût des futurs bonnets de grenadiers.

        C’est à Dresde, dans la caserne de la Garde saxonne qui constitua leur lieu de casernement, que les grenadiers polonais dont la taille requise était de 1,78m reçurent leur équipement, leurs uniformes ainsi que leurs armes et tambours.
          Et le 5 octobre le bataillon polonais fort de 700 hommes vit le jour officiellement  et son commandement est bien confié à un jeune major, Stanilaw Kurcyusz,  âgé seulement de 29 ans .
          Le 15 octobre l’Empereur passa en revue la 1ère compagnie et leur recommanda vigilance et courage dans l’avenir.
            

            L'UNIFORME
            D’après un rapport de Seiffert l’uniforme du bataillon polonais devait être ressemblant à celui des fusiliers-grenadiers de la Garde impériale.
            Si bien que conformément au décret du 14 septembre, les soldats ont conservé leur kurtka à basque courtes et revers échancrés si caractéristique des polonais, les couleurs de cet habit étant bien celles des fusiliers-grenadiers : en drap bleu à collet de même, revers blancs, parements écarlates, pattes de parement à trois pointes blanches fermé par trois boutons, retroussis agrafés écarlates et boutons jaunes.
             Les épaulettes à corps et franges blanches sont soutenue par un passant de même. Le baudrier de sabre briquet ainsi que la banderole porte giberne sont en buffle blanc.                    
             Dragonne en laine rouge.
             Le pantalon dans le même drap bleu et porté par dessus les guêtres.
             Les polonais conservèrent leur capote de couleur gris
« souris » à la différence de ceux de la Garde française qui est de couleur « bleu ».
                                        Notre grenadier de la Garde polonaise
        Le problème survient pour ce qui est du couvre-chef : suivant le règlement il devait y avoir des bonnets de grenadiers, mais d’après des sources diverses, le shako d’exercice de la Garde saxonne fut porté par nos polonais, bien évidemment en y apportant des modifications tels que le monogramme sur le devant du shako « F.A » qui aurait été enlevé, pour être soit disant remplacé par l’aigle impérial. Mais dans les faits, ce remplacement ne fut jamais réalisé.

          Le shako est de forme française avec calotte en cuir rabattue et bourdalou de cuir noir. Les jugulaires sont à écailles en laiton et rosaces sans motif.
        Pour ce qui est de la cocarde, bien des éléments laissent à penser qu’ils portèrent celle déjà en place c’est à dire une cocarde blanche.

        POURQUOI  le shako et non le bonnet de grenadiers ? :
Question difficile et qui reste encore sans réponse concrète :
            D’après les mémorialistes et historiens, il serait possible que la moitié du bataillon ait porté le shako pour des raisons économiques ou encore par manque de matière où de temps de confection d'un bonnet.
            Mais l’Histoire raconte que le 3ème jour de la bataille de Leipzig, on vit le général Curial, alors commandant de la 2ème division de la Veille Garde, ayant aperçu beaucoup « d’oursons » traînant sur le champ de la bataille, terrain gagnée récemment par le corps polonais voisin de la Garde mais dont il subit de lourde perte, fit ramasser ces bonnets si précieux.
            Mais malheureusement l’Histoire ne dit pas pour qui étaient destinés ces couvres chefs tant convoités par sa division.          

  L'image de droite représente un tambour de la garde.
Comme vous pouvez le voir cet homme porte la schapska polonaise.




        L’UNIFORME DES OFFICIERS
         Tous sont coiffés du chapeau de feutre noir, gansé de soie avec tirants et glands or, sans plumet. Il portent l'habit droit bleu foncé à un rang de boutons en métal doré. Les retroussis ponceau sont ornés de grenades brodés en fil d'or. Epaulette dorées, hausse-col de même.
Le pantalon du même drap que la tenue est orné d’un galon or le long des jambes. Il se porte sur ou sous des bottes dites à la Souvaroff.

Officier polonais en tenue de campagne. Ici notre officier porte la "légion d'honneur et la Virtuti militari"

LES FAITS D'ARMES DU BATAILLON

        Le 16 octobre,   
        Le bataillon polonais du major Kurcyusz attaque les Autrichiens par le flanc gauche, l’infanterie et l’artillerie du VIIIème corps polonais retiennent l’ennemi de front. Le flanc droit est attaqué par les Krakus. Au cours de cette journée, la Vieille Garde de la division Curial s’est jetée à la baïonnette sur les Autrichiens et les a refoulés sur la rive gauche de la Pleisse. Nos polonais font prisonnier le général Merveld avec 1200 hommes et mettent fin au danger du moment.
        Le 18 octobre
            Attaque des trois bataillons de la quatrième brigade de la Veille Garde, dont les Polonais, sur le village de Prolostheyda en aidant les troupes polonaises de Poniatowski et les Français de Victor et de Lauriston qui défendent la ligne entre ce village et Connewitz.
        Le 19 octobre
                La Garde impériale est entrée en ville (Leipzig). La musique de la Vieille Garde a joué pendant la prise d’armes des bataillons saxons et polonais en faction sur la place. Anecdote au contraire de leurs compatriotes qui passèrent à l’ennemi, les bataillons saxons des capitaines von Dressler et Scharffenstein sont restés dans les rangs de la quatrième brigade de la Vieille Garde. L’Empereur les remercie et les revoie auprès de leur souverain.
        Le 30 octobre
                Les restes du bataillon, dont le capitaine Smett est devenu le commandant du fait que son prédécesseur a été fait prisonnier à la bataille des Nations, prennent part à la bataille de Hanau et subissent de lourdes pertes.
       Le 1er novembre
                 Le bataillon passe Francfort-sur-le-Main pour aller caserner à Mayence où il reste une dizaines de jours.
        Le 5 novembre
                Un rapport fait état de l’effectif des polonais de 15 officiers et 82 sous-officiers et soldats.             Décembre 1813
                Les officiers et soldats du bataillon sont envoyés sur Paris pour y être incorporés dans le 3ème régiment d’Eclaireurs de la Garde.
-"Ce troisième régiment fut formé de polonais de la division de Sedan avec également six compagnies supprimées du 1er    régiment de chevau-légers et, par suite de l’incorporation du 3e chevau-légers et des volontaires de Cracovie et du
reste du bataillon polonais de la Garde."-


Mes sources :
Carmet de la sabretache n° 111-E 1er trimestre 1992
Mémoires militaires de Grabowski.
Tradition HS Napoleon et les troupes polonaises n° 8
L'armée du duché de Varsovie de Chelminski et Malibran

Planches :
1er Kossak
Les figures sont de Sazonow inspirées des dessins de Wilke.

Avec la participation de patrick.Fontanel
Par M.patrice
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Mercredi 14 mai 2008

             C'est le 28 novembre 1806 que le 2ème régiment est formé à Varsovie.
Faisant partit de la 1er légion (division) sous les ordres du général de division Poniatowski.

    Par ordre de J. Poniatowski, devenu ministre de la guerre, que réellement le 2ème voit le jour en 1807, placé sous le commandement du colonel S. Potocki,connu sous le nom de Stas , il est affecté en avril de la même année au 10ème corps de la Grande Armée sous les ordres du Maréchal Lefebvre.

    Le 1er bataillon partant de Varsovie en avril 1807 arrive à Graudenz le 26 pour faire partie des troupes employées au siège de la place contre les Prussiens.
    Le 2 mai le 1er bataillon est dirigé sur Thorn.
    Le 2ème bataillon lui se trouve à la division Gielgud.


       On retrouve le 2ème régiment avec 2 bataillons à Danzig en mai 1807 pour faire partie de la division Gardanne son effectif est alors de 19 officiers et 1001 hommes.
      Le 20 juillet 1807  il passe aux ordres du maréchal Davout pour être attaché à la division Zayoncheck du 3ème corps.
       
       Regroupé en 1808 le régiment fort de 2068 soldats quitte Varsovie pour se rendre à Plock, puis Dobrzyn, Prasnitz et Modlin.
        C'est cette même année que Potocki est remplacé par J. Krukowiecki.
      Durant la campagne d'Autriche, le régiment se distingue à Zamosc le 20 mai 1809. Après cette campagne le régiment tient garnison à Varsovie ou un 3ème bataillon est crée en 1811.
         En 1812 le régiment forme avec le 12éme régiment la 1er brigade de la 3éme division d'infanterie polonaise

       
Pour la campagne de Russie il est affecté au 5ème corps de Poniatowski à la division Kamieniecki, le régiment se distingue particulièrement à Smolenk le 17 août 1812
     Il combat le 7 septembre à la Moskowa où il subit de lourdes pertes,
     Il combat encore et toujours à Vinkovo puis à la Bérézina ou grâce à  l'intervention de l'officier Szymanowski qui  à la tête du reste de son régiment, sauve le parc d'artillerie polonais.
   Dans la retraite de Russie le 2ème a sut, de part son endurance et son courage, maintenir l'ennemi.

      En 1813 après la retraite de Russie il arrive à Leipzig avec seulement 38 officiers et 644 hommes, placé sous les ordres du colonel Szymanowski le régiment est alors réorganisé à Zeitz.

 Le régiment se bat encore à Liepzig, le 18 octobre 1813 pour ensuite suivre le mouvement de retraite jusqu'à Sedan avec la division de Dombrowski.

    C'est à Sedan, le 29 décembre 1813 que le régiment est dissous, il compte plus que 42 officiers et 169 sous-officiers et soldats.

                                  UNIFORME DU 2éme REGIMENT

A partir de 1807
Il est dans la 1er légion ou 1er division :
                            
 La schapska à la polonaise avec cocarde blanche, aigle argenté et un bandeau de cuivre avec le numéro du régiment inscrit.                                                                               
 cordon blanc et raquette blanche.
Armement prussien ou encore autrichien et fourniment blanc à la française.
Le bonnet de police bleu foncé avec galon et gland rouge.
La kurtka et pantalon bleu foncé, revers jaunes, col et parement rouge.
Le pantalon est blanc en été et bleu en hiver avec guêtre blanche en été et noir en hiver.Le plus souvent porté sur les guêtres.
Habit poches en long avec passepoils de la couleur distinctive, boutons cuivre.Capote gris beige.

  
    Fusiliers : pattes d'épaules en drap de la couleur
        de l'habit liserés de la couleur distinctive.
     La schapska avec cordelière blanche
   Grenadiers : rajoutez épaulettes rouges à franges, dragonnes rouge,
le sabre briquet, cordelière et plumet rouge.
    Voltigeurs : rajoutez épaulettes jaunes à franges,sabre briquet
avec dragonne jaune, cordelière et plumet jaune.



                     
              A partir de 1810 :
     La schapska ne change pas sauf pour les grenadiers
qui porteront progressivement le bonnet à poil.
      La tenue peut-être différente dans le régiment voir les deux tenues ci-dessous, mais le collet bleu clair est le plus souvent porté pour le 2ème régiment.
Le pantalon est bleu souvent tombant sur les chaussures de couleur noire. Capote gris-beige avec passepoil rouge au collet.
 
Grenadiers : rajoutez épaulettes rouges à franges, le bonnet à poil avec cordelière blanche et non rouge, plumet rouge
sabre briquet et dragonne rouge.
Voltigeurs : les épaulettes jaunes ou vertes, avec collet jaune passepoilé rouge, plumet en principe jaune mais aussi 2/3 jaune et vert ou à l'inverse.
                



       Il faut savoir que sur les gibernes des fusiliers le chiffre 2 est inscrit, chiffre du régiment, sur celui des grenadiers une grenade et celui des voltigeurs un cor. Sur les boutons de l'habit apparaît le numéro du régiment. Il n'y a pas d'ornement sur les retroussis.
                                                






 















De gauche à droite : Tambour major 1808                De gauche à droite  : Sous-officier de Fusiliers 1810
Officier 1810--Tambour 1808--                                      Fusilier 1810/13-- Sous officier de Fusiliers 1810.
Sgt de Voltigeur 1810/11---- Voltigeur 1813
Sgt de Grenadiers 1810/11


Notes :
Vous vous doutez bien que faire des recherches sur les uniformes que portaient les polonais n'est pas facile, je me suis basé sur plusieurs livres et sur le net
Ils sont tous contradictoires.....
Si c'est pas les revers c'est le collet et à l'inverse. Quand à la Schapska c'est avec ou sans cordon...Sur le 2 ème régiment et après bien des recoupements je suis sûr à 90% de son uniforme. J'accepte volontiers toutes remarques afin de compléter ce paragraphe.






                                
                                  
                            





Mes sources pour ce paragraphe sur le 2éme régiment polonais :
  L' Armée de Napoléon..Uniformes du 1er Empire 1792/1815 par J.Domange.
  Splendeur des uniformes de Charmy.
  Le site Histofig-le site du jeu d'histoire-

Planches par ordre d'apparition :
 Bonaparte, pris sur le net"inconnu"......Schapska photo privé Patrice.... Photos d'une reconstitution prise sur le net...
 les planches du site Histofig" Le duché de Varsovie par F. Pouvesle......planche 29 du livre l'armée du duché de Varsovie par J.V. Chelminski et A.Malibran......2 planches n° 101 et 102 du livre l'armée de Napoléon "Uniformes du 1er Empire 1792/1815 par J.Domange.........

Par M.patrice
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